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Félix Eboué. Grand commis et loyal serviteur (1884-1944)
Maran René
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782296039193
Félix Eboué, Grand Commis et Loyal Serviteur (1957) est un des derniers ouvrages publiés par René Maran (1887-1960). Maran y retrace l'itinéraire et la personnalité de son ami Félix Eboué (1884-1944), utilisant beaucoup de lettres inédites. Né à Cayenne, administrateur des colonies en Afrique centrale, secrétaire général des Gouvernements de la Martinique et de la Guadeloupe puis, en 1939, Gouverneur du Tchad, Eboué rallia ce territoire à la France Libre et dès janvier 1941 fut nommé par le général de Gaulle Gouverneur général de l'A.E.F. et Compagnon de la Libération. Grâce à lui, la France Libre disposa de moyens essentiels pour reprendre le combat contre l'occupant nazi. Dans son action, il se montra soucieux du progrès politique et social des populations africaines. En 1949, ses cendres ainsi que celles de Victor Schœlcher furent transférées au Panthéon. Sur le plan littéraire, ce livre est une sorte de retour qu'effectue Maran vers le temps de l'Afrique centrale où il fut lui-même administrateur. Félix Eboué est aussi une biographie, genre que Maran a beaucoup pratiqué, qui constitue un aspect important mais généralement méconnu de son œuvre, et que cette réédition permet de redécouvrir.
Résumé : Au cours des années 1930, René Maran poursuit la carrière de journaliste qu'il a entamée durant la décennie précédente, après le succès de Batouala. Collaborateur régulier de nombreux titres, il commente l'actualité de son époque ; il analyse la montée du fascisme et la guerre d'Espagne, dresse le portrait d'Adolf Hitler et produit des articles d'expertise coloniale autant qu'il rend compte des productions littéraires contemporaines, dessinant ainsi de critique en chronique un autoportrait nuancé et en constante évolution. Devenu une figure tutélaire de la littérature française qui évalue et soutient de jeunes auteurs (au rang desquels Joseph Zobel), il continue également à publier des textes fictionnels dans lesquels l'on retrouve les traces et les linéaments de son oeuvre romanesque.
René Maran (1887-1960) est né à la Martinique de parents guyanais. Si on le connaît, c'est pour un seul de ses romans, celui qui lui a valu en 1921 le prix Goncourt : Batouala, véritable roman nègre. Mais il en a publié une bonne dizaine, sans parler d'une série de biographies, allant des "pionniers de l'empire" à son ami Félix Eboué, et de quantité de nouvelles parmi lesquelles nous avons choisi les huit présentées ici. Parmi ses romans, seul Batouala, qui lui a valu les foudres du lobby colonial et qu'il ne considérait pas comme son meilleur, est disponible en librairie et c'est bien dommage. Homme "de couleur", il se trouvait dans une situation inconfortable, étant administrateur colonial en Afrique équatoriale française alors qu'il dénonçait les abus du colonialisme. Ce malaise est reflété dans ses nouvelles et ses romans situés en Afrique où l'acuité de son observation des bêtes et des hommes trouve son expression dans une langue riche et recherchée. Son analyse en profondeur des êtres humains se poursuit dans ses nouvelles situées en France où le chat remplace l'éléphant et le lion.
Dans la plupart des présentations qui lui sont consacrées, René Maran est auteur, mais pas journaliste ; romancier ou essayiste, et même biographe, mais pas publiciste. Pourtant, son nom apparaît en bas de très nombreux articles, dans des journaux bien différents, et ce durant plusieurs décennies : ce sont ces textes que la présente édition propose à la lecture, réédités pour la première fois depuis leur parution dans la presse. Est-ce pour s'adresser au "Français moyen", selon ses propres mots, que René Maran choisit le journalisme ? Est-ce pour vivre, pour polémiquer ? Pour faire entendre une voix originale sur la colonisation, le racisme, mais aussi sur la littérature et la poésie ? Il ne s'en explique pas ; toujours est-il qu'il écrit, régulier et prolifique, pour la presse de son époque. "L'auteur de Batouala" met à profit sa célébrité et sa plume dans différents types d'articles et sur bien des sujets : la sélection de textes proposée ici met en lumière cette facette d'un écrivain trop souvent encore cantonné à son prix Goncourt.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.