Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Journalisme. Tome I : 1912-1933
Maran René
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782336416069
Dans la plupart des présentations qui lui sont consacrées, René Maran est auteur, mais pas journaliste ; romancier ou essayiste, et même biographe, mais pas publiciste. Pourtant, son nom apparaît en bas de très nombreux articles, dans des journaux bien différents, et ce durant plusieurs décennies : ce sont ces textes que la présente édition propose à la lecture, réédités pour la première fois depuis leur parution dans la presse. Est-ce pour s'adresser au "Français moyen", selon ses propres mots, que René Maran choisit le journalisme ? Est-ce pour vivre, pour polémiquer ? Pour faire entendre une voix originale sur la colonisation, le racisme, mais aussi sur la littérature et la poésie ? Il ne s'en explique pas ; toujours est-il qu'il écrit, régulier et prolifique, pour la presse de son époque. "L'auteur de Batouala" met à profit sa célébrité et sa plume dans différents types d'articles et sur bien des sujets : la sélection de textes proposée ici met en lumière cette facette d'un écrivain trop souvent encore cantonné à son prix Goncourt.
Le grand chef Batouala ne peut plus dormir comme avant dans la quiétude de ta haute brousse. De nombreux soucis l'empêchent de rejoindre "Le doux feu intérieur du sommeil": ses fonctions rituelles, la proximité des chasses, l'éloignement manifeste de sa femme... Et surtout, cette sourde rumeur qui répète que l'homme blanc accable l'homme noir et Le traite moins bien que son chien. Batouala, pourra-t-il encore vivre heureux au bord du grand fleuve Nioubangui? Batouala est le premier roman "nègre" écrit par un "nègre". Son auteur, un fonctionnaire antillais du ministère des Colonies, soulève, en 1921, un vent de scandale; et pourtant, cette même année, il remporte le Prix Goncourt... La lecture de ce roman et de son impérative préface permettra aux élèves de comprendre le contexte dans lequel ont pu naître une telle ?uvre et un tel paradoxe. Elle leur permettra aussi de découvrir un des premiers textes de la "négritude", mouvement littéraire et artistique du XXe siècle, qui entraîna l'émergence d'une culture noire et de sa conscience
Résumé : Au cours des années 1930, René Maran poursuit la carrière de journaliste qu'il a entamée durant la décennie précédente, après le succès de Batouala. Collaborateur régulier de nombreux titres, il commente l'actualité de son époque ; il analyse la montée du fascisme et la guerre d'Espagne, dresse le portrait d'Adolf Hitler et produit des articles d'expertise coloniale autant qu'il rend compte des productions littéraires contemporaines, dessinant ainsi de critique en chronique un autoportrait nuancé et en constante évolution. Devenu une figure tutélaire de la littérature française qui évalue et soutient de jeunes auteurs (au rang desquels Joseph Zobel), il continue également à publier des textes fictionnels dans lesquels l'on retrouve les traces et les linéaments de son oeuvre romanesque.
Félix Eboué, Grand Commis et Loyal Serviteur (1957) est un des derniers ouvrages publiés par René Maran (1887-1960). Maran y retrace l'itinéraire et la personnalité de son ami Félix Eboué (1884-1944), utilisant beaucoup de lettres inédites. Né à Cayenne, administrateur des colonies en Afrique centrale, secrétaire général des Gouvernements de la Martinique et de la Guadeloupe puis, en 1939, Gouverneur du Tchad, Eboué rallia ce territoire à la France Libre et dès janvier 1941 fut nommé par le général de Gaulle Gouverneur général de l'A.E.F. et Compagnon de la Libération. Grâce à lui, la France Libre disposa de moyens essentiels pour reprendre le combat contre l'occupant nazi. Dans son action, il se montra soucieux du progrès politique et social des populations africaines. En 1949, ses cendres ainsi que celles de Victor Schœlcher furent transférées au Panthéon. Sur le plan littéraire, ce livre est une sorte de retour qu'effectue Maran vers le temps de l'Afrique centrale où il fut lui-même administrateur. Félix Eboué est aussi une biographie, genre que Maran a beaucoup pratiqué, qui constitue un aspect important mais généralement méconnu de son œuvre, et que cette réédition permet de redécouvrir.
Résumé : L'artiste-peintre Lucie Cousturier accueille chez elle à Fréjus, pendant la Première Guerre mondiale, des Tirailleurs sénégalais. Des inconnus chez moi en est le témoignage exceptionnel de par sa chaleur et sa perspicacité. La "force noire" n'est plus une masse indistincte mais bien des individus dépassés, voire tués, par les événements. Se constituant institutrice bénévole, Lucie Cousturier leur prodigue un enseignement du français qui leur prête enfin une voix qui nous émeut encore. De ce livre, René Mann a écrit : " Des inconnus chez moi, livre de vérité vraie, livre de bonne foi, livre tout humain, est nécessaire aux gens de notre temps désireux de se renseigner sur ce que fut, à une période heureusement révolue de notre histoire coloniale, la politique colonialiste, aggravée de racisme, dont le résultat imprévu a été de tirer finalement les peuples de couleur de leur torpeur séculaire. "
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.