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Psychologie de la colonisation
Mannoni Octave
SEUIL
22,00 €
Épuisé
EAN :9782021506938
En 1947, éclate à Madagascar une insurrection considérée comme le signe avant-coureur de la décolonisation en Afrique. Elle est très violemment réprimée, mais se poursuit jusqu'à la fin 1948. Dès cette année, Octave Mannoni, qui vit dans le pays, écrit un texte fondateur, Psychologie de la colonisation, qui constitue une critique radicale du colonialisme. Il y montre, par la voie de la psychanalyse et de la psychologie, comment les images que le colonisateur s'est fabriquées du colonisé nient celui-ci : "Le Nègre, c'est la peur que le Blanc a de celui-ci". Mannoni analyse le mécanisme de dépendance unissant le colonisé au colon par l'écran imaginaire que chacun a dressé entre lui et l'autre. La perspective anthropologique est donc aussi essentielle dans cette réflexion que les préoccupations politiques qui l'ont motivée. Cette analyse, totalement nouvelle en 1950, provoqua de vigoureuses critiques d'Aimé Césaire et de Frantz Fanon, qui visèrent particulièrement le "complexe de dépendance" du colonisé. Mannoni y répondit dans des articles ou de nouvelles introductions aux rééditions successives du livre, dont cette nouvelle édition rendra compte. Aucune analyse du racisme n'est neutre, il le sait. C'est donc aussi une "décolonisation de soi-même" qui s'impose, toujours à recommencer, comme il l'écrira dans un article ultérieur, donné ici à la suite du livre. Octave Mannoni (1899-1989), psychanalyste, était aussi philosophe et ethnologue, une polyvalence qui l'a installé comme une voix originale dans le champ de la psychanalyse française. Livio Boni est philosophe et psychanalyste. Il travaille sur l'implication de la psychanalyse dans la critique de la condition coloniale. Il a notamment publié L'Indede la psychanalyse. Le sous-continent de l'inconscient (Campagne première, 2011) et récemment, avec Sophie Mendelsohn, La vie psychique du racisme (La Découverte, 2021).
En janvier 1964, Octave Mannoni publie dans Les Temps modernes un article où il précise sa réflexion sur le fonctionnement de la croyance et celui du déni, conceptualisés par Freud mais considérés comme des thèmes marginaux en psychanalyse. Il décortique l'expression si banalement employée " Je sais bien, mais quand même... ", la place au centre des problématiques propres à la Verleugnung (" déni de réalité ") et l'illustre par des exemples passionnants tirés de l'ethnologie ou de la littérature : le récit d'un rite initiatique chez les Indiens Hopi ou encore celui d'un extrait des Mémoires de Casanova dans lequel le célèbre séducteur est saisi de superstition un soir de gros orage. D'une grande clarté, la prose vive et non dénuée d'humour d'Octave Mannoni avance avec précision dans les sinuosités du concept.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : Le racisme ordinaire s'exprime tous les jours, de manière consciente ou inconsciente, par un trait d'humour maladroit, une question anodine ou une petite phrase en apparence bienveillante. Bien plus difficile à identifier et à dénoncer qu'une insulte ou une agression physique, il constitue pourtant une violence quotidienne pour des millions de Français. Des femmes et des hommes, de tous âges et tous horizons, racontent ici ces mots qui font mal, ces humiliations quotidiennes, ces gestes ou plaisanteries qui deviennent insupportables. La mise en lumière de ces témoignages bruts et anonymes dessine une radiographie du racisme ordinaire en France et rappelle l'urgence et la nécessité de ce combat. Pour apprendre, comprendre et avancer ensemble.
Résumé : Assistons-nous au retour en force du racisme ? Montée de l'extrême droite dans les pays européens, discours anti-migrants de part et d'autre de l'Atlantique, débats sur l'identité nationale et critique du multiculturalisme... La question raciale a envahi notre quotidien. Face à cette déferlante largement relayée par les médias, il est parfois difficile de distinguer le vrai du faux, l'opinion du fait. C'est précisément l'objet de ce livre. En révélant la part de construction sociale qui préside au racisme, il propose des réponses simples et éclairées par les sciences biologiques et sociales à des questions que chacun se pose : D'où vient la couleur de peau ? Le racisme a-t-il un fondement scientifique ? Quelles sont les conséquences des stéréotypes ? Peut-on parler de communautarisme en France ? Et, surtout, que pouvons-nous faire pour lutter efficacement contre les préjugés ?
Cette Chronique est la première radiographie systématique des discriminations par type (genre, âge, origine ethnique ou géographique...), par domaine (études, emploi, santé, logement, loisirs...) et par nature (systémique, directe ou indirecte). Elle résulte du croisement d'enquêtes de terrain, d'études de cabinet de conseils et de données statistiques officielles lorsqu'elles existent, car il faut compter avec le refus, aveuglément drapé dans le principe de l'égalité républicaine, d'établir des données chiffrées et ciblées sur ce sujet. Faute d'une possible saisie globale, la question de la discrimination se limite souvent, pour le citoyen, à l'aspect qui lui est plus familier - par exemple l'âge ou l'origine ethnique, le lieu de résidence ou le genre -, au détriment des autres types concrets et quotidiens qui frappent un nombre considérable d'individus (jusqu'à 70 % si l'on pose que l'ensemble des femmes est victime de discriminations). Parce qu'ils n'apparaissent habituellement que fragmentairement, ces manquements permanents à l'égalité républicaine sont en réalité désormais constitutifs de notre vision de la société. Cette Chronique n'a d'autre fin que de nous rendre intolérables les violences sociales que sont les discriminations ordinaires dans les domaines du droit et de la pleine citoyenneté - l'éducation, la santé, l'emploi ou le logement -, et de montrer, à partir de cas concrets, comment entreprendre de les combattre.
DiAngelo Robin ; Cervulle Maxime ; Viennot Bérengè
Pourquoi est-il si difficile de parler de racisme quand on est blanc ? La sociologue américaine Robin DiAngelo a passé vingt ans à étudier cette question dans des ateliers sur la diversité et le multiculturalisme. Elle en a tiré un concept fondamental pour comprendre le rapport des Blancs au racisme : la fragilité blanche, un mécanisme de défense ou de déni qui permet de détourner la conversation, empêchant d'identifier le racisme systémique qui persiste dans nos sociétés. Et donc de le combattre. Dans ce livre devenu un phénomène aux Etats-Unis, en tête des meilleures ventes depuis deux ans, Robin DiAngelo nous donne les clés pour être véritablement antiraciste.