Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La Planète bleue
Malerba Luigi
FAYARD
31,40 €
Épuisé
EAN :9782213023045
En reprenant possession de son appartement de Porto Santo Stefano, qu'il a loué pour le mois de juillet, le narrateur découvre des cahiers écrits par son locataire, un certain Demetrio _ qui, depuis, a disparu sans laisser de traces. Dans ces cahiers, Demetrio déclare qu'il est venu tuer le " Professeur ", chef de la toute-puissante et néfaste Supermaçonnerie. Il se dit aussi traqué par des tueurs. Mais est-ce bien vrai ? Et qu'en est-il de la femme trouvée assassinée sur un rocher de l'Argentario ? Ce qui est sûr, c'est que Demetrio divague plus qu'il n'agit : l'idée du meurtre lui est prétexte à méditer sur l'origine des espèces, la survie de l'âme, les trous noirs, etc. Fasciné par ce délire, notre narrateur entreprend de disséquer et de commenter les cahiers. Tandis que le commissaire de Porto Santo Stefano puis la D. S. T. mettent le nez dans l'affaire, il s'enfonce de plus en plus dans une ratiocination qui ne le mène nulle part... sinon à s'identifier à Demetrio. Roman ambigu et mystificateur où tout est mis en oeuvre pour égarer le lecteur et le tenir en haleine même une fois le livre refermé, La Planète bleue offre, sous les couleurs du récit policier, un mélange parfaitement efficace d'ironie corrosive, de grotesque onirique, d'érudition et de savoir-faire stylistique. Si l'on peut y voir une obsession pirandellienne, radicalisée à l'extrême, de la perte d'identité _ y compris et à commencer par celle de l'écrivain _, on peut également en donner une lecture politique, au sens large du terme : à une société gangrenée par la corruption et à la sournoise langue de bois l'écrivain se doit d'opposer la gangrène des structures narratives et une insidieuse subversion du langage ; à la mafia du pouvoir, l'anti-mafia du Verbe ; à la réalité d'un monde voué à la violence et à la folie, la surenchère de la fiction délirante, l'escalade salutaire de la " folle du logis ". Luigi Malerba, romancier, auteur de livres pour enfants, scénariste, est né près de Parme en 1927. Citons, parmi ses oeuvres traduites en français : Le Serpent cannibale, Saut de la mort (Prix Médicis étranger), Sa Majesté.
12 ans après sa disparition, le dernier roman d'un grand écrivain du XXe siècle. Fantômes romains est l'histoire de Giano et Clarissa, un couple bourgeois qui vit dans le centre cultivé et mondain de Rome. Un mariage apparemment libre fondé sur l'hypocrisie. Malerba le dépeint en utilisant son ironie subtile, enquêtant de façon impitoyable sur une réalité où hypocrisies, soupçons et pièges font partie du jeu, même en amour. Les escarmouches des deux personnages sont construites selon ce que l'auteur appelait "un monologue extérieur" : chaque voix monologue, alternativement, sur sa propre histoire et sur celle de l'autre, fouillant parmi les souvenirs et les rencontres qui se sont succédés pendant 20 ans, donnant chacun sa propre interprétation des situations, sans jamais se croiser ni se confronter. Ce n'est pas un hasard si le surnom du protagoniste est Giano (Janus)... Un autre roman incontournable du grand écrivain néo avant-gardiste, cofondateur du "Gruppo 63", avec des intellectuels de l'envergure de N. Balestrini, E. Sanguineti, A. Porta et G. Manganelli, un mouvement littéraire qui se rattachait aux expériences françaises de ses fondateurs avec les revues "Tel Quel" et "Nouveau Roman".
Livre fou et diabolique à l'image de son narrateur, le Serpent cannibale conte les tribulations romaines d'un marchand philatéliste mythomane, paranoïaque et cannibale. Quand ce type parle de sa femme ou du fameux " chant mental ", on n'est jamais très loin du délire. Myriam, la mignonne avec laquelle il s'ébat comme un chef d'orchestre et qu'il fait radiographier pour s'assurer qu'elle ne lui ment pas, n'est peut-être qu'une fiction dans la fiction... Mais derrière l'ironie et la fantaisie étourdissantes du livre, quelque chose nous inquiète, nous bouleverse. Le héros de Malerba court jusqu'au vertige à la recherche d'une âme perdue, la sienne. Il se raconte des histoires. Son extrême solitude rejoint la nôtre.
Résumé : La moquerie de la virilité triomphante existe depuis bien longtemps, et elle a été notamment pratiquée par des hommes. Le romancier italien Luigi Malerba, dont Umberto Eco appréciait, tout autant que la modernité du style, le "mode malicieusement ironique" (La repubblica, 2009), en a fait tout un roman en 1973 dans Le Protagoniste (première traduction française chez Grasset en 1975). Et quel roman ! Et quel protagoniste ! Qui est-il, lui qui se promène avec toute son assurance sur le monde moderne et se raconte dans une prose saccadée, parfois rudimentaire, qui semble présager le parler des réseaux sociaux ? "Je suis le Centre Vital Générateur" , dit-il. Malerba ne le nomme jamais, en laissant le soin, en bas de page, à des écrivains latins beaucoup moins prudes que l'Européen contemporain. Il ressemble aux obélisques, il ressemble aux campaniles, faits à son image. Il est... Il est... Trois personnages mènent cette histoire qui raille ce que l'on appelait alors la phallocratie : le Protagoniste, le Patron, un radioamateur qui est son double, et Elisabella. Effréné, le Protagoniste conquiert Rome, en commençant par le "tunnel romain" , qui passe sous le Quirinal. Outrageux, grossier, misogyne, jusqu'où ira-t-il ? Jonglant avec les mots qu'aussi bien Malerba crée de toute pièce en défiant les règles de la grammaire, mordant, entre féerie et farce, Le Protagoniste est un opéra anarchiste qui défie les conventions sociales, religieuses et coutumières de son temps - mais encore du nôtre.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."