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Le Protagoniste
Malerba Luigi ; Schifano Jean-Noël
GRASSET
11,55 €
Épuisé
EAN :9782246826637
La moquerie de la virilité triomphante existe depuis bien longtemps, et elle a été notamment pratiquée par des hommes. Le romancier italien Luigi Malerba, dont Umberto Eco appréciait, tout autant que la modernité du style, le "mode malicieusement ironique" (La repubblica, 2009), en a fait tout un roman en 1973 dans Le Protagoniste (première traduction française chez Grasset en 1975). Et quel roman ! Et quel protagoniste ! Qui est-il, lui qui se promène avec toute son assurance sur le monde moderne et se raconte dans une prose saccadée, parfois rudimentaire, qui semble présager le parler des réseaux sociaux ? "Je suis le Centre Vital Générateur" , dit-il. Malerba ne le nomme jamais, en laissant le soin, en bas de page, à des écrivains latins beaucoup moins prudes que l'Européen contemporain. Il ressemble aux obélisques, il ressemble aux campaniles, faits à son image. Il est... Il est... Trois personnages mènent cette histoire qui raille ce que l'on appelait alors la phallocratie : le Protagoniste, le Patron, un radioamateur qui est son double, et Elisabella. Effréné, le Protagoniste conquiert Rome, en commençant par le "tunnel romain" , qui passe sous le Quirinal. Outrageux, grossier, misogyne, jusqu'où ira-t-il ? Jonglant avec les mots qu'aussi bien Malerba crée de toute pièce en défiant les règles de la grammaire, mordant, entre féerie et farce, Le Protagoniste est un opéra anarchiste qui défie les conventions sociales, religieuses et coutumières de son temps - mais encore du nôtre.
Synthétisée, décrite ou questionnée, la sorcellerie a été longtemps renfermée dans un univers de signes, clos ou à clôturer. Pourtant, elle est un langage, un lieu, une image symbolisant une réalité sociale à interpréter pour accéder à la signification de ses expressions, de la condition humaine ainsi que de l'univers à travers le temps et l'espace. Dans cet ouvrage, la sorcellerie est présentée comme un fait porté par le discours social, reprenant à son compte les rapports sociaux et cosmiques selon les contextes de son usage.
En reprenant possession de son appartement de Porto Santo Stefano, qu'il a loué pour le mois de juillet, le narrateur découvre des cahiers écrits par son locataire, un certain Demetrio _ qui, depuis, a disparu sans laisser de traces. Dans ces cahiers, Demetrio déclare qu'il est venu tuer le " Professeur ", chef de la toute-puissante et néfaste Supermaçonnerie. Il se dit aussi traqué par des tueurs. Mais est-ce bien vrai ? Et qu'en est-il de la femme trouvée assassinée sur un rocher de l'Argentario ? Ce qui est sûr, c'est que Demetrio divague plus qu'il n'agit : l'idée du meurtre lui est prétexte à méditer sur l'origine des espèces, la survie de l'âme, les trous noirs, etc. Fasciné par ce délire, notre narrateur entreprend de disséquer et de commenter les cahiers. Tandis que le commissaire de Porto Santo Stefano puis la D. S. T. mettent le nez dans l'affaire, il s'enfonce de plus en plus dans une ratiocination qui ne le mène nulle part... sinon à s'identifier à Demetrio. Roman ambigu et mystificateur où tout est mis en oeuvre pour égarer le lecteur et le tenir en haleine même une fois le livre refermé, La Planète bleue offre, sous les couleurs du récit policier, un mélange parfaitement efficace d'ironie corrosive, de grotesque onirique, d'érudition et de savoir-faire stylistique. Si l'on peut y voir une obsession pirandellienne, radicalisée à l'extrême, de la perte d'identité _ y compris et à commencer par celle de l'écrivain _, on peut également en donner une lecture politique, au sens large du terme : à une société gangrenée par la corruption et à la sournoise langue de bois l'écrivain se doit d'opposer la gangrène des structures narratives et une insidieuse subversion du langage ; à la mafia du pouvoir, l'anti-mafia du Verbe ; à la réalité d'un monde voué à la violence et à la folie, la surenchère de la fiction délirante, l'escalade salutaire de la " folle du logis ". Luigi Malerba, romancier, auteur de livres pour enfants, scénariste, est né près de Parme en 1927. Citons, parmi ses oeuvres traduites en français : Le Serpent cannibale, Saut de la mort (Prix Médicis étranger), Sa Majesté.
Cet ouvrage est destiné tant aux débutants qu'à ceux qui veulent atteindre la perfection en cuisine. Le livre est divisé en sept chapitres. Dans le premier, Pâtes et préparations de base, vous trouverez des recettes et des techniques pour réaliser des pâtes fraîches aux oeufs, des raviolis, des gnocchis, de la pâte feuilletée ou brisée ainsi que la génoise. Vous apprendrez aussi à cuisiner le riz et les oeufs selon les règles de l'art. La deuxième section, Sauces et compagnie, traite de la préparation des bouillons, des fonds de cuisson et des sauces pour accompagner un vaste choix de plats à base de légumes, de viande ou de poisson. Dans le troisième chapitre, Viande, vous saurez tout sur la façon de faire mariner des côtelettes, ficeler des paupiettes et faire cuire des rôtis. La section consacrée au Poisson vous offrira des conseils et des suggestions pour nettoyer et faire cuire le poisson de diverses manières. Les parties qui abordent les Légumes et les Fruits illustrent en détail les étapes nécessaires au nettoyage et à la cuisson éventuelle des légumes et des fruits. L'ouvrage se referme sur un dernier chapitre, celui des Desserts, où vous découvrirez comment réaliser des crèmes et des préparations de base pour toutes sortes de douceurs, ainsi que des décorations dignes des grands pâtissiers. Quel est le secret pour obtenir une pâte feuilletée parfaite? Qu'est-ce qu'un fond brun? Comment ficeler un rôti? Comment nettoyer des artichauts? Avec cette initiation à la cuisine, vous trouverez toutes les réponses à vos questions; de plus, les techniques et les trucs utilisés par les chefs vous seront dévoilés. Chaque chapitre offre de précieux conseils sur les ustensiles indispensables en cuisine ainsi que des recettes faciles et appétissantes.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...