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La Mongolie contemporaine. Chronique politique, économique et stratégique d'un pays nomade
Maire Antoine ; Legrand Jacques
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271125095
La Mongolie est principalement connue en Europe pour les conquêtes du plus illustre de ses empereurs, Gengis khan, ou pour la survivance d'un nomadisme pastoral. Ces deux éléments expliquent l'attrait d'un nombre grandissant de touristes en quête d'exotisme et d'authenticité, et suscitent une production littéraire variée, notamment de nombreux récits de voyage. Ce pays, qui a connu des bouleversements importants au cours des dernières décennies, reste pourtant méconnu en France, et ailleurs dans le monde. Une étude consacrée aux évolutions politiques, économiques et stratégiques s'imposait. La Mongolie se distingue par quatre caractéristiques majeures : la centralité du secteur minier, l'héritage du socialisme, l'enclavement géographique, et le nomadisme pastoral. Ces éléments ont été au coeur des mutations de ce pays après sa révolution démocratique de l'hiver 1989-1990. Après avoir été le second pays au monde à adopter un mode de développement socialiste, la Mongolie a embrassé la démocratie et le capitalisme lors d'un processus de transition non-violent, exposant le pays à des défis économiques, sociaux et identitaires importants. A quoi ressemble donc la Mongolie d'aujourd'hui ? Quelle est l'articulation entre les dynamiques économiques et politiques de ce pays asiatique richement doté en matières premières ? Quels sont les grands enjeux géopolitiques auxquels font face les autorités ? Quelle nouvelle stratégie de sécurité ont-elles élaborée face à leurs deux voisins géants, la Chine et la Russie ? Dressant le portrait de cette "nouvelle" Mongolie, Antoine Maire nous introduit à son parcours original et complexe, loin des clichés parfois véhiculés sur ce pays.
A travers l'exemple du ministère de la Défense et de la réforme de la fonction relations internationales et stratégie, l'ouvrage souligne la spécificité des relations qui se nouent entre le pouvoir politique et l'autorité militaire sous la Ve République. Il revient notamment sur les relations qui unissent le chef d'état-major des armées et le ministre de la Défense, et la marginalisation progressive de ce dernier. L'évolution de ces relations et la marginalisation du ministre ont suscité de nombreuses critiques qui ont dénoncé son caractère antirépublicain. Elles illustrent la prégnance d'un clivage politique sur la gestion des questions de défense. Ce clivage a conduit Jean-Yves Le Drian, après sa nomination au poste de ministre de la Défense en 2012, à engager une réforme d'ampleur, celle de la "? nouvelle gouvernance ? " qui visait à rétablir l'autorité du ministre face au chef d'état-major. La controverse suscitée par cette nouvelle pratique du pouvoir s'explique notamment par un conflit de visions autour de la spécificité de la condition militaire et des logiques de gestion qui en découlent. L'affirmation d'une spécificité militaire, défendue par les armées, s'est heurtée à une vision managériale du ministère promue par le cabinet. L'analyse d'un volet spécifique de la réforme, celui de la fonction relations internationales et stratégie, permet d'incarner concrètement ce clivage et les difficultés qu'il a engendrées. L'ouvrage démontre ainsi comment des acteurs politiques, le ministre et son cabinet, peuvent conduire une réforme de l'administration pour y réaffirmer leur pouvoir et dépasser les réticences initiales de l'administration. L'ouvrage s'attache ainsi à mettre en évidence les stratégies de résistance qui ont vu le jour, notamment dans le travail quotidien, et la manière dont elles ont été dépassées pour assurer la mise en place de la réforme.
Une "nouvelle gouvernance" du ministère de la Défense a été mise en oeuvre en 2012 lors du quinquennat de François Hollande. L'analyse de cette réforme permet d'interroger la nature des relations qui s'établissent entre le pouvoir politique et l'autorité militaire sous la Ve République. A la suite d'un processus très conflictuel, cette réforme s'est traduite par la création de la Direction Générale des Relations Internationales et de la Stratégie (DGRIS). Cette dernière a cristallisé les tensions générées par la "nouvelle gouvernance". Elle a alors été perçue par de nombreux acteurs comme le bras armé du cabinet du ministre face aux Armées et plus particulièrement face au chef d'état-major (CEMA). Cet ouvrage propose une analyse du processus de réforme et de ses enjeux. Il examine la complexité des liens qui unissent le pouvoir politique et l'autorité militaire dans le domaine de la défense. Il propose également une étude concrète d'un processus de réforme de la gouvernance de l'Etat qui a conduit à la création d'une nouvelle entité administrative. Enfin, il permet de pénétrer à l'intérieur de la machine bureaucratique pour comprendre son fonctionnement quotidien.
Ce livre propose une remontée aux sources méconnues de l'antijésuitisme, en amont de l'époque contemporaine, et principalement du XIXe siècle, où le "jésuite" a finalement représenté le comble de l'ecclésiastique dans un espace social, culturel, politique profondément clivé par l'affrontement du clergé et de l'esprit anticlérical. Il en va tout autrement de l'époque moderne, qui fournil une grande partie des motifs polémiques dont hériteront les siècles suivants, mais qui (parallèlement et dans un échange constant avec la Compagnie de Jésus elle-même, prompte dès sa naissance, au milieu du mite siècle, à instruire son procès en plaidant sa défense) présente à notre regard un paysage essentiellement différent: l'antijésuitisme s'y manifeste comme une série de synthèses souvent fragiles, mais redoutablement efficaces, entre une opposition à la "modernité", que la Compagnie, comme seul grand ordre moderne, incarne, et une opposition à la catholicité romaine, dont cette même Compagnie représente la dernière formation. L'antijésuitisme, ou les antijésuitisrnes: car c'est en traversant des textes, des situations locales et ponctuelles et des évolutions à l'échelle de deux siècles, dans l'Europe et dans le monde, que ce volume parvient à expliquer comment, à des niveaux de culture très variables, le Jésuite, et radicalement le complot jésuite, ont pu figurer un fantastique exutoire des contradictions de l'époque moderne.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.