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Pouvoir politique et autorité militaire. La réforme de la "nouvelle gouvernance" du ministère de la
Maire Antoine
VA
19,00 €
Épuisé
EAN :9782360932382
Une "nouvelle gouvernance" du ministère de la Défense a été mise en oeuvre en 2012 lors du quinquennat de François Hollande. L'analyse de cette réforme permet d'interroger la nature des relations qui s'établissent entre le pouvoir politique et l'autorité militaire sous la Ve République. A la suite d'un processus très conflictuel, cette réforme s'est traduite par la création de la Direction Générale des Relations Internationales et de la Stratégie (DGRIS). Cette dernière a cristallisé les tensions générées par la "nouvelle gouvernance". Elle a alors été perçue par de nombreux acteurs comme le bras armé du cabinet du ministre face aux Armées et plus particulièrement face au chef d'état-major (CEMA). Cet ouvrage propose une analyse du processus de réforme et de ses enjeux. Il examine la complexité des liens qui unissent le pouvoir politique et l'autorité militaire dans le domaine de la défense. Il propose également une étude concrète d'un processus de réforme de la gouvernance de l'Etat qui a conduit à la création d'une nouvelle entité administrative. Enfin, il permet de pénétrer à l'intérieur de la machine bureaucratique pour comprendre son fonctionnement quotidien.
Marie-Antoinette a été résistante. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle distribue à Marseille le journal clandestin Témoignage Chrétien, puis s'engage dans une communauté de Travail, qui cache des résistants et des réfractaires au STO. Elle devient agent de liaison. Ce récit restitue en toile de fond des évènements de l'histoire de la cité phocéenne, encore trop méconnus du grand public, notamment les rafles d'août 1942 en zone libre et la destruction des vieux quartiers qui conduiront à la déportation de 2000 Marseillais. Il remet en lumière le charisme et le courage de plusieurs de ses camarades qui ne sont pas revenus des camps de la mort. A travers le dialogue qui s'instaure entre M et l'auteur, des souvenirs s'égrènent, l'histoire d'une résistance se tisse. Dans ce livre à deux voix, il s'agit d'aller aussi loin que possible dans la compréhension d'une femme résistante, et approcher les mots de résister, résistance, résistant. A travers ce questionnement, le livre tente d'approcher des questions si cruciales aujourd'hui : comment résister et à quoi ?
La Mongolie est principalement connue en Europe pour les conquêtes du plus illustre de ses empereurs, Gengis khan, ou pour la survivance d'un nomadisme pastoral. Ces deux éléments expliquent l'attrait d'un nombre grandissant de touristes en quête d'exotisme et d'authenticité, et suscitent une production littéraire variée, notamment de nombreux récits de voyage. Ce pays, qui a connu des bouleversements importants au cours des dernières décennies, reste pourtant méconnu en France, et ailleurs dans le monde. Une étude consacrée aux évolutions politiques, économiques et stratégiques s'imposait. La Mongolie se distingue par quatre caractéristiques majeures : la centralité du secteur minier, l'héritage du socialisme, l'enclavement géographique, et le nomadisme pastoral. Ces éléments ont été au coeur des mutations de ce pays après sa révolution démocratique de l'hiver 1989-1990. Après avoir été le second pays au monde à adopter un mode de développement socialiste, la Mongolie a embrassé la démocratie et le capitalisme lors d'un processus de transition non-violent, exposant le pays à des défis économiques, sociaux et identitaires importants. A quoi ressemble donc la Mongolie d'aujourd'hui ? Quelle est l'articulation entre les dynamiques économiques et politiques de ce pays asiatique richement doté en matières premières ? Quels sont les grands enjeux géopolitiques auxquels font face les autorités ? Quelle nouvelle stratégie de sécurité ont-elles élaborée face à leurs deux voisins géants, la Chine et la Russie ? Dressant le portrait de cette "nouvelle" Mongolie, Antoine Maire nous introduit à son parcours original et complexe, loin des clichés parfois véhiculés sur ce pays.
Ce livre propose une remontée aux sources méconnues de l'antijésuitisme, en amont de l'époque contemporaine, et principalement du XIXe siècle, où le "jésuite" a finalement représenté le comble de l'ecclésiastique dans un espace social, culturel, politique profondément clivé par l'affrontement du clergé et de l'esprit anticlérical. Il en va tout autrement de l'époque moderne, qui fournil une grande partie des motifs polémiques dont hériteront les siècles suivants, mais qui (parallèlement et dans un échange constant avec la Compagnie de Jésus elle-même, prompte dès sa naissance, au milieu du mite siècle, à instruire son procès en plaidant sa défense) présente à notre regard un paysage essentiellement différent: l'antijésuitisme s'y manifeste comme une série de synthèses souvent fragiles, mais redoutablement efficaces, entre une opposition à la "modernité", que la Compagnie, comme seul grand ordre moderne, incarne, et une opposition à la catholicité romaine, dont cette même Compagnie représente la dernière formation. L'antijésuitisme, ou les antijésuitisrnes: car c'est en traversant des textes, des situations locales et ponctuelles et des évolutions à l'échelle de deux siècles, dans l'Europe et dans le monde, que ce volume parvient à expliquer comment, à des niveaux de culture très variables, le Jésuite, et radicalement le complot jésuite, ont pu figurer un fantastique exutoire des contradictions de l'époque moderne.
Résumé : Marie-Antoinette était-elle une intrigante aux ordres de l'Autriche, une femme de l'ombre prête à tout pour nuire à la France, comme la dépeint une certaine légende noire, ou une pauvre créature dépassée par les événements ? Elle a été présentée comme l'une et l'autre selon les convictions des historiens eux-mêmes, souvent plus soucieux de raconter leur vision de la fin de l'Ancien Régime que de laisser parler les documents. Parmi les archives, les lettres et billets qu'elle échange, durant une vingtaine d'années, avec l'ambassadeur impérial à Paris, lèvent un coin du voile. Publiée pour la première fois en intégralité, la centaine de courriers envoyés au diplomate autrichien nous donne à lire les propres mots de Marie-Antoinette, parfois tracés à la hâte et raturés, et à entendre sa voix. Si souvent déformée par les contemporains et par les commentateurs, c'est la voix d'une femme qui, de son vivant et jusqu'à nos jours, a suscité passions ou prises de position extrêmes. L'historienne Catriona Seth accompagne d'une fine et passionnante analyse cette correspondance exceptionnelle.
L'armée appartient-elle au peuple ou est-ce le peuple qui appartient à l'armée ? " Comment l'Algérie qui a défié la puissance coloniale française a-t-elle pu sombrer dans le chaos des années 1990 ? Pour répondre à cette question, il faut remonter le temps pour situer la dérive : celle de la primauté du militaire sur le politique et la confiscation de l'indépendance par l'armée des frontières. Le coup d'Etat contre le GPRA, durant l'été 1962, ouvre une série de violences dont a été victime la volonté populaire et la véritable légitimité historique. L'armée des frontières, qui prendra le pouvoir, étouffe alors la vie politique, fait taire les divergences, écarte les récalcitrants et élimine les opposants. C'est ainsi que les véritables héros de la Révolution algérienne seront emprisonnés, exilés ou assassinés. Leurs noms seront bannis de l'histoire officielle, laquelle sera dédiée à la gloire des nouveaux maîtres d'Alger. Mais la société évolue et les contradictions feront éclater le vernis qui cachait la triste réalité algérienne. Le modèle socio-économique et politique n'arrivait plus à contenir les aspirations des masses à plus d'égalité, de liberté et de bien-être social et implosera en octobre 1988. La révolte du peuple sera détournée à des fins de luttes de clans et de recomposition du régime, au prix de répression et de privation. Le noyau dur du système, l'armée, fera sombrer le pays dans le chaos et la guerre civile. C'est désarmé et résigné que le peuple assiste le 29 juin 1992 à l'exécution en direct, sur la télévision, du président Mohamed Boudiaf, l'un des pères de la révolution algérienne. Cet assassinat politique finira par enlever tout crédit à l'armée qui prétendait sauver le pays du projet moyenâgeux des islamistes et plongera le pays dans l'épisode le plus sombre de son histoire contemporaine. Après une décennie de guerre civile s'ensuivront les 20 ans de malédiction de Bouteflika dont la fin de règne inaugure une nouvelle confrontation entre le peuple et l'armée, incarnée par Ahmed Gaïd Salah, un rôle difficile à tenir pour "un héritier par défaut" du "Système".
La première partie du livre retrace l'enfance de Bernie Sanders à Brooklyn pour ensuite emmener le lecteur à l'Université de Chicago où, étudiant, " ; Bernie " manifeste pour les droits civiques des Noirs américains. L'ouvrage se prolonge au Vermont. Sanders conquiert la mairie Burlington, la plus grande ville de l'Etat, et devient le seul maire communiste des USA. La troisième partie de l'ouvrage raconte l'ascension politique de Sanders et ses deux campagnes présidentielles en tant que candidat démocrate aux convictions socialistes pleinement revendiquées.
La lutte contre les "fakes" (infox, fausses nouvelles, désinformation)... mobilise presse, ONG, législateurs et grands du Net. On rend la manipulation responsable des votes irrationnels (Brexit, Trump..) et de la perte confiance en la démocratie, demain de l'avènement de la "post-vérité". Pour certains, les Gilets jaunes sont les marionnettes des trolls russes et des extrémistes. Peut-on mesurer l'impact de la manipulation ? L'attribuer, la vaincre ? Elle ne passe plus seulement par les grands médias ; elle se démocratise avec les réseaux sociaux. Le fossé se creuse entre des élites pour qui seuls des gens manipulés ou délirants peuvent douter de l'évidence et des populations imperméables au discours d'en haut. Chacun trouve, dans les médias ou sur Internet de quoi confirmer ses croyances. Au moment où les citoyens n'arrivent même plus à débattre d'une réalité commune, le livre pointe les causes technologiques, sociales, culturelles idéologiques. Il explique les méthodes de repérage du faux, de vérification, de dénonciation et de contre. Il montre aussi les effets pervers. Il nous prépare à un de nos pires défis : falsification, doute et contrôle des esprits dans l'espace public.
L'Europe et la France en particulier, sont aujourd'hui confrontées à des enjeux qui menacent leur survie, non seulement sur le plan politique, mais en tant que civilisation même. Dans un contexte de changement climatique majeur, d'extinction des espèces, de montée des intégrismes, l'avenir proche s'annonce extrêmement sombre. Les guerres pour les ressources et les déplacements de population d'ampleur vont devenir la norme. Les extrémismes de tout bord se traduiront par des violences et des excès qui dresseront les communautés les unes contre les autres. Pris aux pièges des principes de droit et des valeurs humanistes qui les animent, le poids du passé colonialiste et le culte de la repentance musellent les peuples européens dans une vision déconnectée de la réalité. Au mépris de leurs droits, les gouvernants imposent des choix, dont les Européens pressentent les dangers. Inéluctablement, les risques de rupture s'accroissent au sein de la société. Entre néo-libéralisme débridé et une vision passéiste du monde portée par les politiques, le risque n'est-il pas alors de donner raison aux thèses les plus pessimistes élaborées par les théoriciens de l'effondrement ? Déconstruisant les discours calculés ou naïfs des politiques et intellectuels, cet essai propose de restructurer la pensée européenne autour de principes unificateurs et adaptés à l'urgence de notre temps : une idéologie d'action pour les Européens en temps de crise majeure.