Marie-Antoinette a été résistante. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle distribue à Marseille le journal clandestin Témoignage Chrétien, puis s'engage dans une communauté de Travail, qui cache des résistants et des réfractaires au STO. Elle devient agent de liaison. Ce récit restitue en toile de fond des évènements de l'histoire de la cité phocéenne, encore trop méconnus du grand public, notamment les rafles d'août 1942 en zone libre et la destruction des vieux quartiers qui conduiront à la déportation de 2000 Marseillais. Il remet en lumière le charisme et le courage de plusieurs de ses camarades qui ne sont pas revenus des camps de la mort. A travers le dialogue qui s'instaure entre M et l'auteur, des souvenirs s'égrènent, l'histoire d'une résistance se tisse. Dans ce livre à deux voix, il s'agit d'aller aussi loin que possible dans la compréhension d'une femme résistante, et approcher les mots de résister, résistance, résistant. A travers ce questionnement, le livre tente d'approcher des questions si cruciales aujourd'hui : comment résister et à quoi ?
A l'été 2020 le musée Fabre présentera, dans le cadre de l'hôtel particulier de Cabrières-Sabatier d'Espeyran le prêt exceptionnel d'un collectionneur particulier montpelliérain qui a fait de l'histoire de la cité l'axe fondateur de sa passion grâce à, notamment, des pièces de faïence d'une qualité exceptionnelle. L' exposition, élargie à d'autres collections, privées et universitaires, privilégie la découverte des pots à pharmacie à travers leurs usages, dans un contexte montpelliérain particulièrement favorable à leur développement. Quels sont les différents usages de la faïence à Montpellier ? Pourquoi la médecine se trouve-t-elle être un moteur de création de faïences ? Quelle place occupent les pots à pharmacie dans les relations entre les médecins et les apothicaires, l'hôpital et les hospices, la médecine et la bienfaisance ? A quoi servaient ces pots à pharmacie ? Y-a-t-il des remèdes typiquement montpelliérains ? Quel fut le contenu de ces pots et à partir de quoi a-t-il été fabriqué ? Une forme ou un style particulier de pot sont-ils synonymes d'une utilisation spécifique ? ... En écho à cette présentation patrimoniale, l'intervention de Jeanne Susplugas, artiste contemporaine d'origine montpelliéraine dont l'oeuvre reconnue articule avec poésie art et sciences médicales, devrait venir enrichir la visite. Ainsi Jeanne Susplugas interroge, au fil de ses observations sur des comportements ordinaires, la place du remède dans son rapport à soi et à l'autre, dans des créations dont l'élégance non dénuée d'humour permet la gravité des questions qu'elles posent. Cette exposition s'inscrit dans un partenariat entre l'université Montpellier 1 et le musée Fabre, dans le cadre des célébrations du 8e centenaire de la faculté de médecine.
Villeneuve-lès-Avignon naît et se développe, au tournant du XIVe siècle, de quelques caprices imprévisibles de l'histoire. Un roi de France vient y fortifier sa frontière. Puis la papauté fixe en Avignon son séjour d'exil. L'imposant dispositif militaire du fort Saint-André, création de Philippe le Bel, et la chartreuse du Val-de-Bénédiction, création d'Innocent VI, scellent le paysage de leurs marques monumentales, témoignant de ce moment où la grande histoire prend pour théâtre les bords du Rhône.
Résumé : Au tournant du XIVe siècle, Villeneuve naît et se développe de quelques caprices imprévisibles de la conjoncture politique. Voyant lui échapper la Provence, un roi de France entreprend d'y fortifier sa frontière. Puis, la papauté ayant fixé en Avignon son séjour d'exil, la cour pontificale élit Villeneuve comme l'un de ses lieux favoris de villégiature. L'imposant dispositif militaire du fort Saint-André, projet de Philippe le Bel réalisé sous Jean le Bon, et la chartreuse du Val-de-Bénédiction, création du pape Innocent VI, scellent le paysage de leurs marques monumentales et témoignent de ce moment tourmenté où la Grande Histoire prend pour théâtre les bords du Rhône.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.