Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le déclin de l'esclavage en Egypte du XVIIIe au XXe siècle
Luthi Jean-Jacques
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782343022635
A la suite de la publication de plusieurs ouvrages sur la vie quotidienne en Egypte au cours des 19e et 20e siècles, l'auteur s'est penché ici sur une tare de la société orientale : l'esclavage, en particulier sur les rives du Nil. C'est, en réalité, une coutume de l'Antiquité dont a hérité le monde moderne. Les religions issues du Livre l'ont intégré comme étant une dimension sociale indispensable au bon fonctionnement de la collectivité. Juifs et chrétiens l'ont abandonné au cours des âges, l'islam l'a conservé. Il y eut des esclaves blancs et des noirs. Les premiers venaient de l'Europe orientale, du Caucase et de plus loin encore ; les autres de l'Afrique centrale et orientale, tous arrachés à leurs foyers. Quels étaient les principaux marchés des captifs ? Comment étaient-ils traités ? Autant de questions qui sont abordées dans ce recueil. L'évolution de la société occidentale au 19e siècle a montré que celle-ci n'avait nul besoin de la servitude pour progresser : la machine était là, bien plus efficace et bien plus rapide que l'homme. Alors pourquoi l'Orient ne l'a-t-il pas adoptée ? Répondre à cette question est justement un des buts de ce livre.
Les plaques commémoratives sont là, sous nos yeux. On s'y arrête rarement. Elles sont là pour témoigner de lieux et de faits remarquables ; du passage à Paris de femmes et d'hommes qui ont oeuvré dans des domaines aussi divers que les sciences, les arts et les lettres ; de leur engagement social, politique, économique et de leur ouverture à la vie, à l'action. Soutien moral, ces plaques sont aussi des lumignons qui éclairent nos pas. Souvenez-vous que c'est grâce à ces femmes et ces hommes, à leur savoir, à leur persévérance et à leur dévouement que Paris demeure la Ville-Lumière !
De 1860 à 1960 environ, le français était la langue des échanges en Egypte. Des circonstances internes et internationales sont à l'origine de ce phénomène : le projet du Canal de Suez, la fondation des Tribunaux Mixtes, le commerce extérieur, entre autres. Les écoles françaises religieuses et laïques implantées depuis la moitié du 19e siècle, ont formé et forment encore des générations de francophones. Un certain nombre d'autochtones et d'étrangers ayant fréquenté ces institutions ont témoigné par la plume de leur maîtrise du français. Poètes, conteurs, romanciers, sociologues, historiens... ont produit une œuvre aussi abondante qu'intéressante. Toutefois, on ne peut guère pénétrer les ouvrages des écrivains francophones d'Egypte sans l'aide de cette étude sur la langue française d'Egypte. En effet, comment comprendre le sens réel des mots arabes dialectaux, anglais, italiens, grecs... et surtout les distorsions grammaticales, auxquelles les usagers du français appartenant à diverses nationalités ont soumis le français devenu langue commune des grandes agglomérations (Alexandrie, Le Caire, la zone du Canal de Suez en particulier) ? C'est ce que l'auteur a tenté de mettre en évidence en dépouillant des écrits - une presse très riche, des essais scientifiques et une littérature de haute tenue - mais aussi au moyen d'enregistrements sur bandes magnétiques de nombreux échanges avec les usagers du français local, afin d'être au plus près de cet idiome singulier, en voie de créolisation.
Les quelques années que l'auteur a passées en Egypte après la deuxième guerre mondiale, lui ont permis d'entrer en relation avec un grand nombre d'auteurs d'expression française. Ils n'étaient pas tous Egyptiens, loin de là, mais appartenaient à toutes les colonies étrangères (grecque, italienne, française, syro-libanaise, britannique, arménienne...) qui s'étaient établies sur les rives du Nil, au cours du 19e siècle. La plupart des écrivains avaient fréquenté les écoles françaises - laïques et religieuses - qui s'étaient installées dans le pays avec la bienveillante approbation des autorités. Formés dans cette langue, ils trouvaient facilement des postes dans l'administration, le commerce, la justice, le journalisme, l'enseignement. Ils se rencontraient avec plaisir dans des lieux culturels où le français était à l'honneur : cercles, théâtres, opéras mais aussi dans les forums que leur offrait la presse francophone. Nul ne voyait le fossé qui se creusait entre l'immense majorité arabophone et la frange de résidents étrangers. Tous étaient persuadés que le français devait encore poursuivre sa mission civilisatrice pendant quelques décennies, pour permettre aux Egyptiens de parvenir au niveau des connaissances occidentales. Cette attitude tutélaire finit par exaspérer ceux qui n'avaient pas accès à la culture européenne et ils se chargèrent de le rappeler d'une façon brutale aux francophones et anglophones de tous bords établis sur les rives du Nil depuis 150 ans.
Présentation de l'éditeur Quatre ans avant sa mort, Gauguin écrivait à Maurice Denis : "Tout le monde sait que j'ai réellement volé mon maître Emile Bernard". Les auteurs de cet ouvrage, preuves à l'appui, revendiquent pour Bernard une place parmi les plus grands de la peinture moderne. Avec ses amis du groupe de Pont-Aven, il lança une nouvelle forme de peinture se démarquant à la fois des classiques, des impressionnistes et des pointillistes. Ambroise Vollard, marchand de Gauguin, prenant conscience qu'Emile Bernard était l'initiateur de la peinture de Pont-Aven, racheta en 1901 toutes ses peintures sans les vendre, pour éviter toute concurrence. Elles ne réapparurent, progressivement, qu'après la seconde guerre mondiale !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.