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En quête du français d'Egypte
Luthi Jean-Jacques
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782747578066
De 1860 à 1960 environ, le français était la langue des échanges en Egypte. Des circonstances internes et internationales sont à l'origine de ce phénomène : le projet du Canal de Suez, la fondation des Tribunaux Mixtes, le commerce extérieur, entre autres. Les écoles françaises religieuses et laïques implantées depuis la moitié du 19e siècle, ont formé et forment encore des générations de francophones. Un certain nombre d'autochtones et d'étrangers ayant fréquenté ces institutions ont témoigné par la plume de leur maîtrise du français. Poètes, conteurs, romanciers, sociologues, historiens... ont produit une œuvre aussi abondante qu'intéressante. Toutefois, on ne peut guère pénétrer les ouvrages des écrivains francophones d'Egypte sans l'aide de cette étude sur la langue française d'Egypte. En effet, comment comprendre le sens réel des mots arabes dialectaux, anglais, italiens, grecs... et surtout les distorsions grammaticales, auxquelles les usagers du français appartenant à diverses nationalités ont soumis le français devenu langue commune des grandes agglomérations (Alexandrie, Le Caire, la zone du Canal de Suez en particulier) ? C'est ce que l'auteur a tenté de mettre en évidence en dépouillant des écrits - une presse très riche, des essais scientifiques et une littérature de haute tenue - mais aussi au moyen d'enregistrements sur bandes magnétiques de nombreux échanges avec les usagers du français local, afin d'être au plus près de cet idiome singulier, en voie de créolisation.
Nouvelle édition remaniée. Quels ont les écrivains qui font l'objet de cette étude ? L'auteur a considéré comme écrivains d'Egypte tous ceux qui ont vécu en Egypte et qui y ont exercé leur activité. Quant aux Européens eux aussi seront regardés comme écrivains locaux lorsqu'ils ont fait carrière en Egypte. Nous découvrons ici une littérature bien particulière par son caractère cosmopolite.
Cet ouvrage achève la série de quatre études sur la vie quotidienne en Egypte de 1798 à 1953. Au terme de ce travail, on s'aperçoit qu'aujourd'hui encore une grande partie de la façon de vivre, de se comporter, de s'alimenter ... n'a guère changé depuis un siècle et demi. Si la modernité s'est introduite en Egypte par le biais des techniques nouvelles, on la remarque peu dans la mentalité. Ce panorama apporte du recul pour comprendre et appréhender, avec une certaine lucidité, le présent incertain d'un pays déchiré entre ses traditions et les valeurs de l'Occident.
Les plaques commémoratives sont là, sous nos yeux. On s'y arrête rarement. Elles sont là pour témoigner de lieux et de faits remarquables ; du passage à Paris de femmes et d'hommes qui ont oeuvré dans des domaines aussi divers que les sciences, les arts et les lettres ; de leur engagement social, politique, économique et de leur ouverture à la vie, à l'action. Soutien moral, ces plaques sont aussi des lumignons qui éclairent nos pas. Souvenez-vous que c'est grâce à ces femmes et ces hommes, à leur savoir, à leur persévérance et à leur dévouement que Paris demeure la Ville-Lumière !
Les quelques années que l'auteur a passées en Egypte après la deuxième guerre mondiale, lui ont permis d'entrer en relation avec un grand nombre d'auteurs d'expression française. Ils n'étaient pas tous Egyptiens, loin de là, mais appartenaient à toutes les colonies étrangères (grecque, italienne, française, syro-libanaise, britannique, arménienne...) qui s'étaient établies sur les rives du Nil, au cours du 19e siècle. La plupart des écrivains avaient fréquenté les écoles françaises - laïques et religieuses - qui s'étaient installées dans le pays avec la bienveillante approbation des autorités. Formés dans cette langue, ils trouvaient facilement des postes dans l'administration, le commerce, la justice, le journalisme, l'enseignement. Ils se rencontraient avec plaisir dans des lieux culturels où le français était à l'honneur : cercles, théâtres, opéras mais aussi dans les forums que leur offrait la presse francophone. Nul ne voyait le fossé qui se creusait entre l'immense majorité arabophone et la frange de résidents étrangers. Tous étaient persuadés que le français devait encore poursuivre sa mission civilisatrice pendant quelques décennies, pour permettre aux Egyptiens de parvenir au niveau des connaissances occidentales. Cette attitude tutélaire finit par exaspérer ceux qui n'avaient pas accès à la culture européenne et ils se chargèrent de le rappeler d'une façon brutale aux francophones et anglophones de tous bords établis sur les rives du Nil depuis 150 ans.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.