Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Entretiens avec des auteurs francophones d'Egypte et fragments de correspondances
Luthi Jean-Jacques ; Lançon Daniel
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782296057203
Les quelques années que l'auteur a passées en Egypte après la deuxième guerre mondiale, lui ont permis d'entrer en relation avec un grand nombre d'auteurs d'expression française. Ils n'étaient pas tous Egyptiens, loin de là, mais appartenaient à toutes les colonies étrangères (grecque, italienne, française, syro-libanaise, britannique, arménienne...) qui s'étaient établies sur les rives du Nil, au cours du 19e siècle. La plupart des écrivains avaient fréquenté les écoles françaises - laïques et religieuses - qui s'étaient installées dans le pays avec la bienveillante approbation des autorités. Formés dans cette langue, ils trouvaient facilement des postes dans l'administration, le commerce, la justice, le journalisme, l'enseignement. Ils se rencontraient avec plaisir dans des lieux culturels où le français était à l'honneur : cercles, théâtres, opéras mais aussi dans les forums que leur offrait la presse francophone. Nul ne voyait le fossé qui se creusait entre l'immense majorité arabophone et la frange de résidents étrangers. Tous étaient persuadés que le français devait encore poursuivre sa mission civilisatrice pendant quelques décennies, pour permettre aux Egyptiens de parvenir au niveau des connaissances occidentales. Cette attitude tutélaire finit par exaspérer ceux qui n'avaient pas accès à la culture européenne et ils se chargèrent de le rappeler d'une façon brutale aux francophones et anglophones de tous bords établis sur les rives du Nil depuis 150 ans.
De 1860 à 1960 environ, le français était la langue des échanges en Egypte. Des circonstances internes et internationales sont à l'origine de ce phénomène : le projet du Canal de Suez, la fondation des Tribunaux Mixtes, le commerce extérieur, entre autres. Les écoles françaises religieuses et laïques implantées depuis la moitié du 19e siècle, ont formé et forment encore des générations de francophones. Un certain nombre d'autochtones et d'étrangers ayant fréquenté ces institutions ont témoigné par la plume de leur maîtrise du français. Poètes, conteurs, romanciers, sociologues, historiens... ont produit une œuvre aussi abondante qu'intéressante. Toutefois, on ne peut guère pénétrer les ouvrages des écrivains francophones d'Egypte sans l'aide de cette étude sur la langue française d'Egypte. En effet, comment comprendre le sens réel des mots arabes dialectaux, anglais, italiens, grecs... et surtout les distorsions grammaticales, auxquelles les usagers du français appartenant à diverses nationalités ont soumis le français devenu langue commune des grandes agglomérations (Alexandrie, Le Caire, la zone du Canal de Suez en particulier) ? C'est ce que l'auteur a tenté de mettre en évidence en dépouillant des écrits - une presse très riche, des essais scientifiques et une littérature de haute tenue - mais aussi au moyen d'enregistrements sur bandes magnétiques de nombreux échanges avec les usagers du français local, afin d'être au plus près de cet idiome singulier, en voie de créolisation.
La période qui s'étend de 1863 à 1914 et au cours de laquelle ont régné trois khédives en Egypte, se caractérise par les perturbations et les crises qui secouent directement ou indirectement la contrée. L'intrusion des normes de la civilisation occidentale dans un monde figé depuis des siècles brise un mode de vie que beaucoup croyaient immuable. En moins d'un demi-siècle, les Egyptiens ont vécu l'aventure du Canal de Suez, l'installation des Tribunaux Mixtes, l'ouverture de la Bourse et l'occupation britannique. Ils ont connu les prémisses de l'urbanisation, l'eau courante, le gaz et l'électricité. Ils ont participé aux débuts de la grande industrie et de la grande distribution. Les écoles de l'Etat d'inspiration occidentale introduisent l'esprit scientifique là où la mémorisation tenait lieu de savoir. L'instruction des jeunes filles cesse d'être un tabou. Les collèges étrangers (nombreux) deviennent les phares de la formation moderne. Une presse dynamique porte au loin les idées nouvelles pas toujours bien assimilées... Les étrangers établis en nombre sur les bords du Nil, attirés par les khédives en vue de moderniser le pays, jouissent d'un statut exceptionnel. Les privilèges juridiques et fiscaux qui leur sont octroyés indisposent les autochtones. Les émeutes qui éclatent sporadiquement témoignent de leur frustration. L'occupation anglaise vient cristalliser leur aversion de l'étranger. Les grands mouvements internes qui affectent peu ou prou tous les niveaux sociaux forment la trame de l'ouvrage que nous présentons ici.
L'Egypte royale de l'entre-deux-guerres, lieu d'évasion et de dépaysement que célèbrent Henry de Bordeaux, Louis Bertrand et Laurence Durrell pour ne citer qu'eux, a fasciné plus d'un Européen. Qu'a donc ce pays de si particulier à part ses pyramides, ses mosquées et ses musées, pour attirer à la fois tant de voyageurs et tant de travailleurs ? C'est donc moins l'Histoire politique d'une période définie (1922-1953) que les auteurs présentent ici, que l'image d'une organisation sociale, économique et culturelle.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.