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La vie quotidienne en Egypte au temps des Khédives. 1863-1914
Luthi Jean-Jacques
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738470195
La période qui s'étend de 1863 à 1914 et au cours de laquelle ont régné trois khédives en Egypte, se caractérise par les perturbations et les crises qui secouent directement ou indirectement la contrée. L'intrusion des normes de la civilisation occidentale dans un monde figé depuis des siècles brise un mode de vie que beaucoup croyaient immuable. En moins d'un demi-siècle, les Egyptiens ont vécu l'aventure du Canal de Suez, l'installation des Tribunaux Mixtes, l'ouverture de la Bourse et l'occupation britannique. Ils ont connu les prémisses de l'urbanisation, l'eau courante, le gaz et l'électricité. Ils ont participé aux débuts de la grande industrie et de la grande distribution. Les écoles de l'Etat d'inspiration occidentale introduisent l'esprit scientifique là où la mémorisation tenait lieu de savoir. L'instruction des jeunes filles cesse d'être un tabou. Les collèges étrangers (nombreux) deviennent les phares de la formation moderne. Une presse dynamique porte au loin les idées nouvelles pas toujours bien assimilées... Les étrangers établis en nombre sur les bords du Nil, attirés par les khédives en vue de moderniser le pays, jouissent d'un statut exceptionnel. Les privilèges juridiques et fiscaux qui leur sont octroyés indisposent les autochtones. Les émeutes qui éclatent sporadiquement témoignent de leur frustration. L'occupation anglaise vient cristalliser leur aversion de l'étranger. Les grands mouvements internes qui affectent peu ou prou tous les niveaux sociaux forment la trame de l'ouvrage que nous présentons ici.
Les plaques commémoratives sont là, sous nos yeux. On s'y arrête rarement. Elles sont là pour témoigner de lieux et de faits remarquables ; du passage à Paris de femmes et d'hommes qui ont oeuvré dans des domaines aussi divers que les sciences, les arts et les lettres ; de leur engagement social, politique, économique et de leur ouverture à la vie, à l'action. Soutien moral, ces plaques sont aussi des lumignons qui éclairent nos pas. Souvenez-vous que c'est grâce à ces femmes et ces hommes, à leur savoir, à leur persévérance et à leur dévouement que Paris demeure la Ville-Lumière !
De 1860 à 1960 environ, le français était la langue des échanges en Egypte. Des circonstances internes et internationales sont à l'origine de ce phénomène : le projet du Canal de Suez, la fondation des Tribunaux Mixtes, le commerce extérieur, entre autres. Les écoles françaises religieuses et laïques implantées depuis la moitié du 19e siècle, ont formé et forment encore des générations de francophones. Un certain nombre d'autochtones et d'étrangers ayant fréquenté ces institutions ont témoigné par la plume de leur maîtrise du français. Poètes, conteurs, romanciers, sociologues, historiens... ont produit une œuvre aussi abondante qu'intéressante. Toutefois, on ne peut guère pénétrer les ouvrages des écrivains francophones d'Egypte sans l'aide de cette étude sur la langue française d'Egypte. En effet, comment comprendre le sens réel des mots arabes dialectaux, anglais, italiens, grecs... et surtout les distorsions grammaticales, auxquelles les usagers du français appartenant à diverses nationalités ont soumis le français devenu langue commune des grandes agglomérations (Alexandrie, Le Caire, la zone du Canal de Suez en particulier) ? C'est ce que l'auteur a tenté de mettre en évidence en dépouillant des écrits - une presse très riche, des essais scientifiques et une littérature de haute tenue - mais aussi au moyen d'enregistrements sur bandes magnétiques de nombreux échanges avec les usagers du français local, afin d'être au plus près de cet idiome singulier, en voie de créolisation.
Les quelques années que l'auteur a passées en Egypte après la deuxième guerre mondiale, lui ont permis d'entrer en relation avec un grand nombre d'auteurs d'expression française. Ils n'étaient pas tous Egyptiens, loin de là, mais appartenaient à toutes les colonies étrangères (grecque, italienne, française, syro-libanaise, britannique, arménienne...) qui s'étaient établies sur les rives du Nil, au cours du 19e siècle. La plupart des écrivains avaient fréquenté les écoles françaises - laïques et religieuses - qui s'étaient installées dans le pays avec la bienveillante approbation des autorités. Formés dans cette langue, ils trouvaient facilement des postes dans l'administration, le commerce, la justice, le journalisme, l'enseignement. Ils se rencontraient avec plaisir dans des lieux culturels où le français était à l'honneur : cercles, théâtres, opéras mais aussi dans les forums que leur offrait la presse francophone. Nul ne voyait le fossé qui se creusait entre l'immense majorité arabophone et la frange de résidents étrangers. Tous étaient persuadés que le français devait encore poursuivre sa mission civilisatrice pendant quelques décennies, pour permettre aux Egyptiens de parvenir au niveau des connaissances occidentales. Cette attitude tutélaire finit par exaspérer ceux qui n'avaient pas accès à la culture européenne et ils se chargèrent de le rappeler d'une façon brutale aux francophones et anglophones de tous bords établis sur les rives du Nil depuis 150 ans.
L'Egypte royale de l'entre-deux-guerres, lieu d'évasion et de dépaysement que célèbrent Henry de Bordeaux, Louis Bertrand et Laurence Durrell pour ne citer qu'eux, a fasciné plus d'un Européen. Qu'a donc ce pays de si particulier à part ses pyramides, ses mosquées et ses musées, pour attirer à la fois tant de voyageurs et tant de travailleurs ? C'est donc moins l'Histoire politique d'une période définie (1922-1953) que les auteurs présentent ici, que l'image d'une organisation sociale, économique et culturelle.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.