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Les Lumières contre elles-mêmes ? Avatars de la modernité
LUCIA
KIME
22,40 €
Épuisé
EAN :9782841744824
A quelles conditions le projet d'un monde commun peut-il avoir du sens dans une société toujours plus complexe? Derrière cette interrogation générale se pose la question très actuelle de l'héritage des Lumières. Il y va de l'appréciation de ce que la modernité a apporté à l'homme, mais aussi de la confrontation de cette modernité à une situation géopolitique, éthique, socioculturelle... sans cesse mouvante. Les auteurs de cet ouvrage ont en commun un fort attachement aux principes et aux acquis de la modernité, en même temps qu'une conscience suffisamment lucide pour en percevoir les nécessaires questionnements. Si la modernité n'a pas tenu toutes ses promesses, tant s'en faut, pouvons-nous renoncer à certains de ses principes fondamentaux dont l'établissement aura nécessité tant de luttes courageuses? N'y a-t-il pas un danger réel dans les positions - postures et impostures... - tantôt radicalement critiques, tantôt mollement ambivalentes, au sujet de la raison, de l'universalité, des libertés et de la désormais impolitiquement correcte laïcité? Les auteurs de cet ouvrage espèrent avoir apporté leur contribution à un débat auquel plus personne ne peut se soustraire aujourd'hui, parce qu'il est essentiel pour l'avenir de nos démocraties. Biographie de l'auteur Lucia est un collectif interdisciplinaire d'enseignants et de chercheurs de l'Université Libre de Bruxelles (ULB).
Lucía Puenzo est née à Buenos Aires en 1976. Elle est écrivain et réalisatrice. Elle a écrit L?enfant poisson, son premier roman, lorsqu?elle avait 23 ans. Son premier long métrage, XXY, a remporté le grand prix de la Semaine Internationale de la Critique à Cannes en 2007, ainsi qu?un Goya du meilleur fi lm étranger, parmi d?autres récompenses. En 2009, elle adapte L?enfant poisson au cinéma, puis Wakolda en 2013.
Nous rêvons tous de voyager, mais le voyage le plus important n'est-il pas celui que l'on fait à l'intérieur de soi ? Ida Lucia guide vos pas vers un trésor inestimable. Grâce à l'ouvrage d'Ida Lucia, psycho-sociologue et coach, vous allez transformer votre vie pour une transition vers le bonheur. J'espère que ce manuscrit apportera une lumière dans votre vie. Si le bonheur vous semble encore être un mystère, occupez-vous de vous, pas du mystère ! Avec Ida Lucia, vous apprendrez à vous connectez à la joie qui est en vous et n'aurez plus peur d'être heureux. Grâce aux notions philosophiques puissantes que cet ouvrage propose, vous vivrez simplement votre vie en réalisant vos rêves et sortirez de la mer de l'inconscient. Comprenez la centralité de votre être et voguez vers le fleuve de l'esprit universel, empli d'amour et de joies surprenantes. Ce livre ouvrira votre conscience vers cette connaissance des richesses de l'harmonie universelle qui mène à l'amélioration de la vie de tout un chacun vers le positif. Le Guide du Bonheur écrit par Ida Lucia inclut une fiction, que vous pouvez trouver aussi dans l'ouvrage d'Ida Lucia, qui s'intitule Le Monde du Bonheur. Ce dernier ouvre une voie de compréhension sur l'après-vie, en plus de la fiction. Vous pouvez lire le présent livre séparément. Bonne lecture ! Ida Lucia
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.