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Ce que Lacan doit à Lévi-Strauss
Lucchelli Juan Pablo ; Maniglier Patrice
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753583665
L'influence de la pensée de Claude Lévi-Strauss sur l'oeuvre de Jacques Lacan n'est plus à démontrer. Quelques auteurs se sont déjà penchés sur la question, en mettant en rapport tantôt les sources directes qui ont inspiré Lacan dans sa définition formelle de l'inconscient freudien -qui doit tout à la notion de structure-, tantôt des indices plus hypothétiques, présents de manière éparse dans l'oeuvre du psychanalyste. Il y a ainsi une dette que Lacan reconnaît lui-même à plusieurs reprises, mais il y aurait également des références plus cachées, qui ne demandent qu'à être mises en lumière. On pourrait être ainsi tenté d'avancer une lecture qui suppose un art d'écrire chez le psychanalyste - où la dette envers Lévi-Strauss serait à peine avouée, voire intentionnellement cachée. Cet ouvrage suit une autre voie qui ne cultive aucune ambiguïté : Lacan a une dette envers Lévi-Strauss et elle passe par un exercice de formalisation très puissant qui va parfois bien au-delà des attentes (voire des souhaits) du même Lévi-Strauss, avec ce paradoxe que, souvent, le psychanalyste expliquerait et appliquerait mieux que l'ethnologue certaines de ses prémisses formelles. Ce travail se fonde sur des recherches menées depuis vingt ans, grâce aux manuscrits des Fonds Lévi-Strauss de la Bibliothèque Nationale de France, ainsi qu'un échange écrit, bref mais précieux, que l'auteur eu avec Claude Lévi-Strauss entre 2000 et 2007. Ce livre présente également un riche entretien avec Monique Lévi-Strauss à propos de ces deux grands auteurs français du XXème siècle.
Lucchelli Juan Pablo ; Maleval Jean-Claude ; Giaco
Il est maintenant largement admis que l'autisme, quelles que soient les formes cliniques qu'il prenne, est un trouble neurobiologique qui détermine un rapport différent aux autres et au monde. Une fois l'origine neurobiologique admise, l'enjeu, pour les soignants, pédagogues et parents des autistes adultes et enfants, est de leur faire une place dans ce monde, chacun selon leur spécificité. En France, et en raison de l'influence de la psychanalyse, il y a toujours eu une tendance à considérer que l'autisme était une psychose infantile. Un des premiers cas d'autisme a été décrit par la psychanalyste Mélanie Klein (le fameux "cas Dick") dans les années 30. Au début des années 50, quand en France on connaissait peu le travail pionnier de Léo Kanner, Jacques Lacan, devançant ainsi la notion actuelle d'attention conjointe, s'est intéressé au cas Dick, pour lequel il a développé un "modèle optique" de la personnalité, sans toutefois se prononcer quant à son diagnostic. Ce livre explore différentes approches théoriques de l'autisme depuis la psychanalyse jusqu'aux sciences cognitives. Son auteur prend appui non seulement sur la littérature scientifique, mais aussi sur des exemples cliniques de sa propre pratique pour arriver à une conclusion précise quant à l'indication du traitement psychanalytique des autistes. Le psychanalyste peut-il à lui seul être une réponse thérapeutique à l'autisme ? Certainement pas. La psychanalyse est-elle indiquée chez les autistes ? Elle l'est à condition qu'elle refonde entièrement sa conception de l'autisme, comme certains psychanalystes l'ont fait ces dernières années, ce dont ce livre fait état. Préface Jean-Claude Maleval - Postface Ariane Giacobino
Le Premier Lacan étudie les travaux initiaux de Lacan, bien avant sa rencontre avec ce que l'on nomme le structuralisme. En effet, on a l'habitude de situer le début de l'uvre de Lacan au début des années '50, après l'influence de l'uvre de Lévi-Strauss. Même si cette manière de concevoir l'uvre est parfaitement légitime, elle se construit souvent sur la méconnaissance de ce qui a précédé la référence structurale. Parmi les multiples références qui ont compté pour le jeune Lacan, depuis la psychiatrie jusqu'à la littérature, celles des uvres de Henri Wallon et d'Alexandre Kojève se révèleront décisives. En ce qui concerne le premier, un travail d'analyse textuelle a été nécessaire afin de révéler les traces implicites très présentes, dès le début de l'uvre écrite de Lacan, à savoir dans l'article encyclopédique Les Complexes Familiaux. Mais, naturellement, la référence à Wallon ne se limite pas à ce premier texte important de Lacan, et nous trouverons d'autres occurrences bien plus tard. Kojève, quant à lui, est encore plus présent dans l'uvre du psychanalyste et l'on connaît mieux la dette, mais une fois encore, un travail textuel profond a pu mettre en lumière son omniprésence, même au-delà de la période structurale. La découverte de quelques lettres inédites de Lacan à Kojève à la Bibliothèque Nationale de France nous a permis de dessiner la matrice d'une pensée qui va influencer Lacan dès le début de sa vie intellectuelle. Dans cet ouvrage, nous publions également un texte de Kojève de 1936 resté inédit jusqu'à une date récente, texte que le philosophe devait écrire à quatre mains avec le psychanalyste.
Résumé : L'objet a est le concept le plus original de l'oeuvre de Lacan. Mais peu d'ouvrages ont été écrits sur ce point précis de la théorie et de la pratique psychanalytiques. Le lecteur aura ainsi entre ses mains un des premiers livres consacrés à cette invention lacanienne qui, à certains égards, condense à lui seul la pensée et l'originalité de Lacan. Le présent essai présente de manière progressive les outils conceptuels de l'oeuvre du psychanalyste français, en suivant pas à pas l'émergence de cet "objet des objets" , comme le désigne son inventeur. Cette notion, qui apparaît aussi comme une nécessité théorique, est déjà en germe dans les premiers séminaires du psychanalyste avec l'hypothèse de la prééminence du symbolique, et l'on peut en suivre le développement dans les textes qui traitent de la cure analytique, jusque dans le dernier enseignement de Lacan. Un tel parcours remet en lumière la portée de la révolution freudienne qui depuis plus d'un siècle conduit l'homme moderne dans les méandres de son rapport aliéné au désir, mais lui ouvre aussi les voies de son devenir en tant que vivant.
Dans ce livre nous traitons du transfert, concept fondamental de la psychanalyse, en explicitant ses lignes de forces qui commencent chez Freud et trouvent ses formes les plus achevées chez Lacan. Pour Freud. le transfert est essentiellement une résistance à la cure analytique. Dans ses différentes analyses, Freud pourra constater l'apparition de phénomènes qui façonnent les cures, depuis le "cas Dora" jusqu'au cas connu comme "l'homme aux rats". Freud fera rapidement équivaloir le transfert à l'OEdipe et, par là même, à la répétition. Nous sommes là dans l'aire freudienne. Depuis lors, en psychanalyse, le transfert est lié à la répétition et la cure réduite à la résolution du conflit oedipien. moyennant quoi, il faudra naturellement "interpréter le transfert". Quant à Lacan, il aborde le transfert relativement tard dans son enseignement. Mais il sépare le transfert de la répétition en même temps qu'il introduit une tension avec l'usage de l'interprétation. C'est dans son séminaire sur le transfert qu'il avance que l'antécédent historique du psychanalyste est Socrate. Notre livre dégage l'essentiel de cet axe qui va de l'un à l'autre maîtres de la psychanalyse, mais aussi, il apporte des exemples cliniques depuis la psychanalyse pure à la "psychanalyse appliquée", en prenant comme matériel clinique le travail dans les institutions que dans la pratique privée. Ce livre, issue d'une thèse à l'université Rennes 2 sur le transfert, constitue aussi bien une recherche approfondie sur ce thème clinique qu'une belle introduction à Freud et à Lacan. Biographie de l'auteur Juan Pablo LUCCHELLI est psychiatre et psychanalyste. Il a fait ses études doctorales à Buenos Aires, Paris et Florence. Il est membre de l'Association Mondiale de Psychanalyse. Il a notamment publié La Perversion aux éditions Payai-Lausanne en 2005. Ce livre est le résultat d'une thèse de doctorat sur le transfert sous la direction du professeur Jean-Claude Maleval soutenue à l'université Rennes 2.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.