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Lacan. De Wallon à Kojève
Lucchelli Juan Pablo ; Cottet Serge
MICHELE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782815600323
Le Premier Lacan étudie les travaux initiaux de Lacan, bien avant sa rencontre avec ce que l'on nomme le structuralisme. En effet, on a l'habitude de situer le début de l'uvre de Lacan au début des années '50, après l'influence de l'uvre de Lévi-Strauss. Même si cette manière de concevoir l'uvre est parfaitement légitime, elle se construit souvent sur la méconnaissance de ce qui a précédé la référence structurale. Parmi les multiples références qui ont compté pour le jeune Lacan, depuis la psychiatrie jusqu'à la littérature, celles des uvres de Henri Wallon et d'Alexandre Kojève se révèleront décisives. En ce qui concerne le premier, un travail d'analyse textuelle a été nécessaire afin de révéler les traces implicites très présentes, dès le début de l'uvre écrite de Lacan, à savoir dans l'article encyclopédique Les Complexes Familiaux. Mais, naturellement, la référence à Wallon ne se limite pas à ce premier texte important de Lacan, et nous trouverons d'autres occurrences bien plus tard. Kojève, quant à lui, est encore plus présent dans l'uvre du psychanalyste et l'on connaît mieux la dette, mais une fois encore, un travail textuel profond a pu mettre en lumière son omniprésence, même au-delà de la période structurale. La découverte de quelques lettres inédites de Lacan à Kojève à la Bibliothèque Nationale de France nous a permis de dessiner la matrice d'une pensée qui va influencer Lacan dès le début de sa vie intellectuelle. Dans cet ouvrage, nous publions également un texte de Kojève de 1936 resté inédit jusqu'à une date récente, texte que le philosophe devait écrire à quatre mains avec le psychanalyste.
La vie et l'oeuvre de Marie Bonaparte font l'objet d'un regain d'intérêt depuis la publication de sa correspondance avec Freud, parue en français en 2022 aux éditions Flammarion. Les relations entre ces deux figures de la psychanalyse sont d'autant plus passionnantes qu'elles s'étendent de 1925 à la mort de Sigmund Freud. La princesse Marie a été analysée par Freud pendant des années et l'on peut découvrir dans leur correspondance comment non seulement elle s'intéresse à son propre cas et aux progrès de son analyse avec Freud, mais aussi comment elle défend ses positions quant à la sexualité féminine, en réfutant souvent les vues théoriques de son cher maître. Juan Pablo Lucchelli défend l'hypothèse que Freud finit par modifier certains de ses points théoriques et cliniques relatifs à la sexualité féminine grâce au cas "Marie Bonaparte" . Dans ce nouvel essai, il éclaire d'un jour nouveau l'évolution des théories freudiennes sur la sexualité féminine, ce continent noir dont Marie Bonaparte détenait peut-être des clés d'exploration bien plus intimes que le maître lui-même.
Biographie de l'auteur Juan Pablo Lucchelli est psychiatre et psychanalyste à Paris, membre de l'Ecole de la Cause Freudienne et de l'Association Mondiale de Psychanalyse. Il est l'auteur de La Perversion (2005) aux éditions Payot-Lausanne, Le transfert, de Freud à Lacan (2009), Le malentendu des sexes (2011) et Métaphores de l'amour (2012), aux Presses Universitaires de Rennes. Il est aussi co-auteur, en collaboration avec Fabian Fajnwaks, d'un livre d'entretiens avec Jean-Claude Milner, Clartés de tout (2011), aux éditions Verdier.
Juan Pablo Lucchelli est psychanalyste à Paris, membre de l'École de la Cause Freudienne et de l'Association mondiale de psychanalyse. Il est l'auteur de La Perversion (2005) aux éditions Payot-Lausanne, Le transfert, de Freud à Lacan (2009) et Le malentendu des sexes (2011), aux Presses Universitaires de Rennes.
Résumé : L'objet a est le concept le plus original de l'oeuvre de Lacan. Mais peu d'ouvrages ont été écrits sur ce point précis de la théorie et de la pratique psychanalytiques. Le lecteur aura ainsi entre ses mains un des premiers livres consacrés à cette invention lacanienne qui, à certains égards, condense à lui seul la pensée et l'originalité de Lacan. Le présent essai présente de manière progressive les outils conceptuels de l'oeuvre du psychanalyste français, en suivant pas à pas l'émergence de cet "objet des objets" , comme le désigne son inventeur. Cette notion, qui apparaît aussi comme une nécessité théorique, est déjà en germe dans les premiers séminaires du psychanalyste avec l'hypothèse de la prééminence du symbolique, et l'on peut en suivre le développement dans les textes qui traitent de la cure analytique, jusque dans le dernier enseignement de Lacan. Un tel parcours remet en lumière la portée de la révolution freudienne qui depuis plus d'un siècle conduit l'homme moderne dans les méandres de son rapport aliéné au désir, mais lui ouvre aussi les voies de son devenir en tant que vivant.
J'ai deux écoles de la vie : l'école des études, pour soi-même, et l'école de la vraie vie", explique un élève à sa professeure. Pour lui, la vraie vie, c'est le jeu de la vie. Mais pas à l'école. Tant d'élèves, tant de professeurs, pensent que "la vraie vie est ailleurs !". L'école doit inventer aujourd'hui les lieux et les liens pour rendre les élèves plus présents, plus attentifs au savoir vivant que les enseignants leur transmettent, plus responsables devant la vie qu'ils ont à construire. Comment faire classe afin que les élèves s'y sentent accueillis dans leurs dires et consentent, peu à peu, à abandonner cette position de repli sur soi pour s'ouvrir à la vie de l'esprit ? Soutenir ce pari exige de savoir dire "oui" au sujet qui s'exprime tout en disant "non" à ce qui le déborde, à ce qui peut le pousser à des extrêmes, voire jusqu'au refus scolaire. C'est ce savoir-y-faire-là que nous transmettent ici des enseignants, avec l'éclairage de la psychanalyse, dans la mesure où ils s'interrogent sur la vie du langage, le savoir de l'enfant, le désir des pédagogues et la fonction que tient dans l'éducation le désir de l'Autre. Paner sur les impasses, la dimension pulsionnelle de la satisfaction et de la jouissance permet d'entrevoir des éclaircies dans l'impossible d'éduquer.
Halleux Bruno de ; Lacadée Philippe ; Di Ciaccia A
Ce livre retrace l'expérience d'un centre spécialisé, l'Antenne 110, qui accueille des enfants autistes depuis trente-cinq ans. Les textes rassemblés ici témoignent d'une clinique institutionnelle inventive dont le socle a été nommé "pratique à plusieurs", pratique qui trouve ses racines dans le langage. II a pour but de montrer et d'attester que les enfants souffrant d'autisme ont un potentiel spécifique pour y suppléer à condition d'être entendus dans ce qu'ils ont à nous dire. La pratique de ce centre donne un éclairage atypique sur les ressources de ces enfants pris dans leurs stéréotypies et exclus du discours commun ainsi que sur des réponses inédites que les intervenants leur adressent. Sa lecture permet aux professionnels - éducateur, paramédical, psychologue et psychiatre - de trouver une position juste dans leur écoute et dans leurs interventions auprès des enfants. En outre, ce livre traduit et met en forme le savoir intuitif que les parents manifestent dans leur rencontre avec ces professionnels. Au-delà de la clinique originale développée au fil des pages, le lecteur découvrira une prise de position décidée, un désir de savoir et de "savoir y faire" avec ces enfants, un désir fondé sur une éthique analytique sans concession.
La vérité est un souci ancien, profond et persistant qui n'épargne pas la psychanalyse. Celle-ci invite au contraire au courage de sa mise au jour, contre la pente de tout un chacun à ne rien vouloir savoir de ce qui lui est le plus propre et le plus intime. Les hommes refoulent, démentent ou rejettent en effet cette part secrète qui pourtant les anime, mais qui revêt une charge de scandale, source de honte ou de culpabilité, qui la rend inavouable. Freud faisait de l'amour de la vérité la condition nécessaire et le ressort de l'analyse. Il l'identifiait alors à l'acceptation de la réalité et à sa pleine prise en compte. Réalité est donc le terme qui se trouve d'abord couplé à vérité, jusqu'à ce que Lacan dénonce cette notion chère aux savants, comme prêt-à-porter de l'imaginaire. Pour lui, c'est bien de vérité qu'il s'agit, dans l'expérience analytique, celle-ci portant sur le plus singulier de la jouissance de chacun. Il mettra cependant en valeur ce à quoi Freud avait été de plus en plus sensible: les limites de la possibilité de dire. Il s'avère en effet que si la vérité ne peut que se mi-dire, l'effort pour exprimer le plus intime de soi bute sur une impossibilité de structure. Celle-ci concerne précisément ce qui est le plus vif pour les êtres parlants: leur rapport au sexe et à la mort. C'est cette part hors de portée de la parole que Lacan nommera réel, donnant à ce mot usuel un autre sens que celui qu'il revêt pour la science. Loin d'être en effet le champ auquel devraient devoir s'étendre les progrès de la connaissance, le réel apparaît dans l'analyse comme ce devant quoi défaille tout effort de représentation. Vérité, réalité et réel sont donc les mots clés de ce livre qui regroupe exposés, travaux et conférences dont l'expérience analytique est la référence permanente.
Lacadée Philippe ; Alberti Christiane ; Castanet H
Ouvrage de référence en psychanalyse, ce livre (dont la première édition"s'est vendue à 10 000 exemplaires), a rencontré un large écho auprès de tous ceux qui travaillent avec des enfants et des adolescents. Pourtant le" malentendu "n'a pas bonne presse; chacun, plus qu'à son tour, l'a éprouvé à ses dépens, pour peu qu'il se glisse dans la conversation, troublant les coeurs, aveuglant les esprits, prompt à fâcher les meilleurs amis. La raison nous engage à ne pas flancher: le malentendu, soit on le lève, soit on le dissipe... Mais l'enseignement de Jacques Lacan subvertit cette approche raisonnante, c'est ce que Philippe Lacadée déploie dans cet ouvrage, en nous invitant à prendre part au malentendu qui vit au coeur de nos passions. Quel rôle tient le malentendu dans l'histoire et le destin du sujet? Pour aborder cette question, l'auteur s'appuie à la fois sur la clinique psychanalytique avec des enfants et des adolescents et sur des exemples littéraires. Il lève par ce biais les équivoques qui règnent sur des concepts clés de la psychanalyse et souligne la dimension du malentendu, qui polarise l'énigme de l'enfant. Une thèse en ressort: la langue porte en elle une limite qui confronte l'être parlant à ce qui se présente toujours du côté de l'excès et à une insécurité langagière. Voilà qui ouvre une voie inédite au malentendu qui éclaire le nouage du corps vivant à la langue, là où Freud fit entendre le silence de la pulsion. Cette nouvelle édition, revue et augmentée de plusieurs chapitres, nous propose d'accueillir le nouveau qui gîte au c?ur du malentendu, loin de chercher à le dis soudre, elle le dissipe afin d'en faire surgir la part irréductible qui vit en chaque sujet" et ne saurait s'éliminer comme l'ont écrit Mallarmé, Baudelaire et comme le disent les enfants et adolescents d'aujourd'hui.