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Introduction à l'objet a de Lacan
Lucchelli Juan Pablo ; Leguil François
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753596238
L'objet a est le concept le plus original de l'oeuvre de Lacan. Mais peu d'ouvrages ont été écrits sur ce point précis de la théorie et de la pratique psychanalytiques. Le lecteur aura ainsi entre ses mains un des premiers livres consacrés à cette invention lacanienne qui, à certains égards, condense à lui seul la pensée et l'originalité de Lacan. Le présent essai présente de manière progressive les outils conceptuels de l'oeuvre du psychanalyste français, en suivant pas à pas l'émergence de cet "objet des objets" , comme le désigne son inventeur. Cette notion, qui apparaît aussi comme une nécessité théorique, est déjà en germe dans les premiers séminaires du psychanalyste avec l'hypothèse de la prééminence du symbolique, et l'on peut en suivre le développement dans les textes qui traitent de la cure analytique, jusque dans le dernier enseignement de Lacan. Un tel parcours remet en lumière la portée de la révolution freudienne qui depuis plus d'un siècle conduit l'homme moderne dans les méandres de son rapport aliéné au désir, mais lui ouvre aussi les voies de son devenir en tant que vivant.
Lucchelli Juan Pablo ; Zizek Slavoj ; Zupancic Ale
Ce livre aborde une question fondamentale de notre actualité, celle de la différence des sexes, à la lumière des tentatives classiques de division de la communauté humaine en deux classes, hommes et femmes et leur devenir depuis l'introduction du terme de genre. En poursuivant le texte de Freud "Malaise dans la civilisation" , cet ouvrage dresse un constat sur les malaises engendrés par notre époque et dégage ainsi des hypothèses pour l'avenir de la sexualité chez l'être humain. En prenant appui, sur ce qui est de nos jours le "politiquement correct" quant au sexe, et sur ce qui a changé dans le rapport à la sexualité, les auteurs élucident les dérives possibles de notre temps marqué par la biotechnologie. A partir de la philosophie, la logique et la psychanalyse d'orientation lacanienne, cet ouvrage ouvre ainsi une perspective cruciale permettant la distinction entre le sexuel, le sexe et l'orientation sexuelle. La référence à Lacan est centrale et donne une réponse à ce qu'est la sexualité à l'heure des gadgets, de l'incidence du discours capitaliste et des effets de l'intelligence artificielle. C'est ce qui ouvre à une réflexion entre l'humain, le post-humain et inhumain.
Juan Pablo Lucchelli est psychanalyste à Paris, membre de l'École de la Cause Freudienne et de l'Association mondiale de psychanalyse. Il est l'auteur de La Perversion (2005) aux éditions Payot-Lausanne, Le transfert, de Freud à Lacan (2009) et Le malentendu des sexes (2011), aux Presses Universitaires de Rennes.
Lucchelli Juan Pablo ; Maleval Jean-Claude ; Giaco
Il est maintenant largement admis que l'autisme, quelles que soient les formes cliniques qu'il prenne, est un trouble neurobiologique qui détermine un rapport différent aux autres et au monde. Une fois l'origine neurobiologique admise, l'enjeu, pour les soignants, pédagogues et parents des autistes adultes et enfants, est de leur faire une place dans ce monde, chacun selon leur spécificité. En France, et en raison de l'influence de la psychanalyse, il y a toujours eu une tendance à considérer que l'autisme était une psychose infantile. Un des premiers cas d'autisme a été décrit par la psychanalyste Mélanie Klein (le fameux "cas Dick") dans les années 30. Au début des années 50, quand en France on connaissait peu le travail pionnier de Léo Kanner, Jacques Lacan, devançant ainsi la notion actuelle d'attention conjointe, s'est intéressé au cas Dick, pour lequel il a développé un "modèle optique" de la personnalité, sans toutefois se prononcer quant à son diagnostic. Ce livre explore différentes approches théoriques de l'autisme depuis la psychanalyse jusqu'aux sciences cognitives. Son auteur prend appui non seulement sur la littérature scientifique, mais aussi sur des exemples cliniques de sa propre pratique pour arriver à une conclusion précise quant à l'indication du traitement psychanalytique des autistes. Le psychanalyste peut-il à lui seul être une réponse thérapeutique à l'autisme ? Certainement pas. La psychanalyse est-elle indiquée chez les autistes ? Elle l'est à condition qu'elle refonde entièrement sa conception de l'autisme, comme certains psychanalystes l'ont fait ces dernières années, ce dont ce livre fait état. Préface Jean-Claude Maleval - Postface Ariane Giacobino
Biographie de l'auteur Juan Pablo Lucchelli est psychiatre et psychanalyste à Paris, membre de l'Ecole de la Cause Freudienne et de l'Association Mondiale de Psychanalyse. Il est l'auteur de La Perversion (2005) aux éditions Payot-Lausanne, Le transfert, de Freud à Lacan (2009), Le malentendu des sexes (2011) et Métaphores de l'amour (2012), aux Presses Universitaires de Rennes. Il est aussi co-auteur, en collaboration avec Fabian Fajnwaks, d'un livre d'entretiens avec Jean-Claude Milner, Clartés de tout (2011), aux éditions Verdier.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.