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Les sectes
Luca Nathalie
QUE SAIS JE
9,00 €
Épuisé
EAN :9782130539247
Originalité éditoriale: L'étude du phénomène sectaire par les sciences sociales pose plus de questions qu'elle n'apporte de réponses et certains ont voulu même y voir une attitude de défense des mouvements controversés, le CNRS fut même un temps en France surnommé le centre national de recrutement des sectes, c'est dire le climat houleux que pouvait déclencher une étude sociologique ou anthropologique. La menace sectaire existe depuis l'organisation des premières sociétés, on avait cru que la modernisation de la société avait fait disparaître ces croyances collectives. Les Etats réagissent différemment et les spécialistes des sciences sociales ne sont que des observateurs de ces phénomènes la lutte contre les sectes relève quant à elle du politique. Biographie de l'auteur Nathalie Luca est chercheur au CNRS et au Centre d'étude interdisciplinaire des faits religieux (à l'EHESS). Elle est notamment l'auteur, avec Frédéric Lenoir, de Sectes, mensonges et idéaux (Bayard, 1998).
La Mecque, Lourdes, Jérusalem, la célébrité de ces noms de lieux est indissociable des foules et des dieux qui les font vivre depuis l'origine. Innombrables sont ces places qui ont forgé leur nom au gré des cultes qu'elles fixent et rassemblent. Regarder de plus près l'émergence de chacune d'entre elles, célèbres ou moins connues, est l'ambition de ce dossier réunissant historiens, géographes, anthropologues et sociologues. Leurs contributions décrivent la fixation des grandes religions révélées dans leurs terres originelles mais aussi dans d'autres lieux du monde jusqu'alors dédiés à d'autres cultes. Retracer l'histoire de la moindre fondation revient ainsi à établir les pièces d'un procès entre protagonistes distincts que le lieu peut autant réunir qu'opposer. Créations de mosquées dans des contextes variés comme les Antilles ou les Balkans, engagement des puissances d'Etat dans la refondation de topographies religieuses nationales au Moyen-Orient ou au Pakistan, jeux du tourisme et de la spiritualité en Europe, la patrimonialisation religieuse des espaces suit des chemins pluriels et mêlés.
Mary André ; Lassave Pierre ; Luca Nathalie ; Joly
Parler de "christianismes du Sud", c'est prendre acte du déplacement de centre de gravité du christianisme vers l'Afrique, l'Asie, l'Amérique latine; un mouvement qui bouscule les problématiques du religieux de l'aire européenne (désenchantement, sécularisation). Dans cette globalisation polycentrique à laquelle participent les "christianités" orientales, asiatiques, sud-américaines, les christianismes africains occupent une place singulière et exemplaire, par leur souffrance historique, leur démographie exponentielle, mais aussi par leur théologie messianique de la mission "en retour". L'Europe découvre le phénomène des "Eglises africaines" par la circulation migratoire des chrétiens d'Afrique, l'écho bruyant des églises de banlieues, les croisades de pasteurs prophètes, ou le relais de prêtres "noirs" dans les paroisses. Ce numéro ouvre une fenêtre sur ces "Eglises Indépendantes" inscrites dans des réseaux transnationaux. La diversité des entrées (études de communautés, parcours prophétiques, histoires d'Eglises) illustre l'hétérogénéité et la scissiparité de ces groupes religieux. Le croisement des regards du dedans et du dehors invite à relativiser tout essentialisme des identités en présence, et le suivi de générations conduit de la niche communautaire, en lien ombilical avec les Eglises mères, au prosélytisme d'assemblées ouvertes sur la société globale. Il y a là tout un chantier de recherche: la globalisation indigène des christianismes africains interpelle les compromis de l'inculturation ou les promesses d'un ?cuménisme interculturel; les ambivalences de l'identité chrétienne africaine conjuguent les catégories d'ethnie, de race, et de nations bibliques, jusqu'à faire perdre son latin au message chrétien; enfin, les réactions aux discriminations religieuses et les demandes de "reconnaissance" introduisent à une confrontation inédite avec les règles de l'espace public ou le régime de droit de la "société des individus".
Mary André ; Lassave Pierre ; Luca Nathalie ; Joly
La mémoire des croyances partagées et sacralisées reprend vigueur quand les flux d'images, de biens et de personnes s'accélèrent et s'entrechoquent. Les récits fondateurs et les rites qui les réitèrent offrent leurs biens de salut et leurs repères identitaires. Ainsi dans ce dossier qui part des Amériques les tabernacles en forme de tepee des églises des missions oblates amérindiennes au Québec viennent enrichir le patrimoine du pays ; l'église du Gesù au c?ur de Montréal s'offre en sanctuaire de l'art moderne. Plus au Sud, la cérémonie réactualisée du Kirikoia - les secondes funérailles des ancêtres chez les Kiangang amérindiens au Brésil - défie les empiétements territoriaux qui menacent l'identité et la mémoire collective du groupe. Dans un télescopage des mémoires, le mythe judaïque de la Terre Promise revit au c?ur des utopies de refondation de la conquête évangélique du mouvement Israelita à la frontière du Pérou, et les mouvements pentecôtistes dans l'État du Chiapas au Mexique se présentent comme une alternative identitaire dans les conflits politiques locaux. Enfin au Cap-Vert, les missionnaires brésiliens de l'Église Universelle du Royaume de Dieu, portés par les migrants de retour au pays, viennent sauver les désespérés d'une surmodernité anomique pour réinscrire le sens de leur vie dans une identité créole mêlée à la mémoire de l'esclavage. Dans le même temps, sur le vieux continent européen, comme en Italie, les flux mondiaux de populations qui traversent le pays bousculent les arrangements multiséculaires entre Église et État. Ajoutant aux mémoires indigènes qui éclairent le présent, notre revue rend hommage à Jean Séguy, récemment disparu, qui fut son rédacteur en chef de 1981 à 1988, prenant le relais de Henri Desroche. Quelques témoignages complémentaires sur l'histoire de la revue et de ses compagnons de route accompagnent cet in memoriam.
Mary André ; Lassave Pierre ; Luca Nathalie ; Joly
Depuis quelques années, la vitalité religieuse de la Chine contemporaine attire le regard de la recherche. Plutôt que de se pencher sur les religions historiques, le dossier thématique qui ouvre le numéro aborde les faits religieux non officiellement reconnus mais pas moins prégnants dans une société en plein changement. La rationalisation des pratiques funéraires imposée par l'Etat laïque doit ainsi composer avec la résistance ou la résurgence de rituels dits de superstition. Les pouvoirs publics s'inspirent des modèles occidentaux pour trouver les arrangements adéquats et prévenir les risques de dérive sectaire. Religion, secte, superstition, les catégories de l'entendement étatique se heurtent à la réalité complexe de situations que les chercheurs s'efforcent de rendre visible. Le varia qui suit nous déplace dans l'Europe médiévale puis en Afrique contemporaine. D'abord une plongée dans la stratégie pastorale de Grégoire de Tours et de Grégoire le Grand visant la récupération chrétienne de la mémoire païenne. Ensuite la description pragmatique d'une épreuve juratoire au Burkina Faso, procédure ordalique de règlement des différends civils en mosquée qui s'intercale entre les arrangements à l'amiable et le recours aux tribunaux publics. Les notes critiques se répartissent entre un retour sur les affaires médiatiques provoquées par les usages détournés de la symbolique chrétienne, la reconnaissance des traces du sacré dans l'art contemporain et une réflexion sur le franco-judaïsme en débat. Enfin le bulletin bibliographique d'une soixantaine d'entrées, mosaïque de la diversité des recherches actuelles : diasporas et relations transnationales, tensions autour des questions de laïcité, histoire vivante des religions antiques, conflits ouverts au Moyen Orient et en Inde, etc.
Résumé : La fin de l'esclavage colonial a été un long processus, complexe et conflictuel, qui mérite une attention spécifique. Le " siècle des abolitions " (1793-1888), qui a concerné une grande partie des " Nouveaux Mondes ", a donné naissance à des sociétés post-esclavagistes contrastées. Les sociétés caribéennes sont bien différentes de celles du " vieux Sud " des Etats-Unis, qui sont elles-mêmes différentes des sociétés afro-brésiliennes ou cubaines. Quant au " cas " particulier d'Haïti, il ne peut se comprendre aujourd'hui en dehors d'une prise en compte du caractère unique du processus d'abolition tel qu'il a eu lieu dans ce qui était la colonie de Saint-Domingue, la " Perle des Antilles ". Dans ces pages, Marcel Dorigny s'efforce de présenter le plus clairement possible les débats ? des Lumières aux mouvements abolitionnistes du XIXe siècle ? et les combats qui ont fini par imposer l'abolition dans les colonies des principales puissances européennes, après plus de quatre siècles d'esclavage.
Résumé : La Franc-maçonnerie offre à ses adeptes un univers de signes, de figures, d'objets ou de mots qui sont tous dotés d'un sens moral ou spirituel. rien, ou presque, n'est insignifiant dans une loge maçonnique, qu'il s'agisse de sa décoration, de son agencement ou de sa disposition. Il en va de même pour les ornements dont se parent les francs-maçons ou les termes utilisés dans les rituels. Pour autant, la plupart de ces symboles ne sont pas spécifiques à la maçonnerie. Si certains proviennent du métier de maçon (le ciseau, le niveau), d'autres sont astronomiques (soleil, lune), alchimiques (sel, mercure), bibliques (Temple de Salomon), voire à caractère universel comme le triangle ou le cercle. D'Abeille à Voûte, du nombre Quinze à la Houppe dentelée, ce lexique est une invitation à découvrir plus de 200 symboles en usage dans la franc-maçonnerie et à les replacer dans leur histoire.
Les Aztèques ou Mexicains dominaient avec éclat la plus grande partie du Mexique quand les conquérants espagnols y pénétrèrent en 1519. Leur langue et leur religion s'étaient imposées de l'Atlantique au Pacifique, au cours du XIIIe siècle, au détriment des anciennes populations mexicaines. Avec la défaite des Aztèques disparaissait la dernière civilisation autochtone du Mexique.