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Texte/Image. Images à lire, textes à voir
Louvel Liliane
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782868476685
Ce travail poursuit la réflexion entamée dans L'?il du texte qui avait tenté une première approche des questions soulevées par le rapport entre littérature et peinture. Ici, le réexamen du langage de la critique permet de proposer un affinement des catégories du descriptif liées aux pratiques intersémiotiques. C'est ce que tentent de faire les " nuances du pictural ". Les médiateurs sémiotiques autres que la peinture, qui varient le rapport texte/image, font l'objet développements dans lesquels les rapports entre le texte et le miroir, le texte et les appareils optiques, les reflets mais aussi la photographie, la cartographie, et le " tableau vivant " sont abordés sous l'angle des " substituts du pictural ". Le travail sur l'intersémioticité s'accompagne d'interrogations qui sont ensuite traitées. Le rapport entre texte et image est alors porté au-delà du paragone et de la division Lessingienne entre arts du temps et arts de l'espace. C'est dans l'effet de lecture que se trouve l'une des clés d'approche. Les modalités du dialogue entre texte et image imposent une double lecture qui opère sur le mode de l'oscillation, de la traduction ou de la transaction. L'image en-texte ou hors texte joue le rôle de trompe-l'?il dont le lecteur ne peut se déprendre. Ce mouvement d'oscillation se double d'une constante : le désir contradictoire de voir de près/voir de loin. Le tout et la partie, l'oscillation du regard déstabilisent le texte et le lecteur, le sortent de l'emprise du texte pour mieux l'y replonger. Enfin, le mode d'intégration de l'image et de ses substituts dans le texte peut être conçu en termes qui allient les deux critères irréductiblement opposés par Lessing. Le temps et l'espace se trouvent réunis dans deux données fondamentales de la critique et de la physique : le rythme et la vitesse. La notion de rythme permet de repenser la relation entre texte et image non pas sur le mode agonistique mais sur le mode -complémentaire de la coopération. Enfin, le corps réintroduit dans l'?uvre par la présence de la peinture se fait entendre dans la synesthésie qui allie l'?il à l'oreille, les voix au voir. Ces propositions se trouvent assorties de lectures picturales qui ofFrent des mises en application du travail proposé. Ainsi, le lecteur pourra faire quelques stations en compagnie d'O. Wilde et de V. Woolf, d'H. James, E. Wharton, S. King, A. Carter, J. McGahern, Paul Auster et tant d'autres.
Ce volume collectif voudrait témoigner,- la variété, questionnements des approches que suscitent aujourd'hui les études engagées sur le terrain de la confrontation raisonnée des pratiques littéraires (tous genres confondus) et des artefacts artistiques visuels (des réalisations plastiques, figuratives ou non, aux images écrites). Il se propose de rendre compte de la vivacité d'une réflexion qui déplace les frontières notionnelles, redéfinit ses objets et décloisonne ses champs d'investigation et d'application. Le titre " Texte/Image : nouveaux problèmes " avoue cette intention, en même temps qu'il atteste, explicitement, le refus de tout parti pris théorique exclusif. Au dialogue du texte et de l'image correspond ainsi le dialogue ouvert ou le débat contradictoire des chercheurs qui ont participé au colloque de Cerisy-la-Salle et dont les communications recueillies dans le présent volume résument ou développent les propositions.
Pourquoi lire encore The Picture of Dorian Gray ? En quoi cette œuvre fascine-t-elle encore même de très jeunes lecteurs ? Cet ouvrage tente de répondre en partie à ces questions. Texte polymorphe, fait de pièces et de morceaux empruntés à toutes sortes de genres, de styles et d'ouvrages, se situant sur le fil du rasoir entre poésie et peinture, The Picture of Dorian Gray joue sur le fantastique qui anime l'inanimé. Dans les bigarrures de son manteau d'arlequin, le texte convoque les doubles inquiétants dans les miroirs où se brouillent les sexes. Il fait d'un portrait le témoin des dégradations morales de son sujet. Œuvre scandaleuse à l'époque où elle parut, le voyage au bout de l'enfer de Dorian vaut au lecteur quelques impatiences mais aussi quelques beaux égarements et inscrit dans l'imaginaire une œuvre qui, malgré tous ses défauts, perdure et signe.
Cet ouvrage part d'un constat : l'abondance de références à la peinture, à la photographie et aux arts plastiques dans la littérature, et tente de dresser une typologie des modalités d'insertion de l'image dans le texte. L'étude des modes de fonctionnement de l'image sollicitée par le texte aboutit à la définition d'une "poétique de l'iconotexte". Le miroir, les cartes géographiques et autres avatars optiques du pictural fournissent également de beaux sujets de "réflexion". Des "Parcours-lectures" viennent, en appui de démonstrations plus synthétiques, proposer la saveur du vécu de la chose littéraire, des excursions pittoresques, tant il est vrai que l'on ne peut séparer théorie et pratique, quand il s'agit d'ouvrir 1'?il du texte. Ouvrage destiné aux étudiants de classes préparatoires, des premiers cycles universitaires, de maîtrise et de DEA, ainsi qu'aux candidats aux concours de recrutement (CAPES, Agrégation), et à tous les lecteurs que les relations entre l'image artistique et la littérature intéressent et intriguent.
Théorie, méthodologie et pratique de l'analyse de la nouvelle, genre complexe qui demande, pour une approche systématique, la mise en œuvre d'un appareil critique diversifié. Sont proposés : - une mise au point sur la définition du genre : état de la question et problématique taxinomique (chapitre 1) ; - une méthodologie et des stratégies de lecture : mobilisation des savoirs, direction de travail, conseils pratiques (chapitre 2) ; - une série d'exemples concrets : étude de huit nouvelles recouvrant les divers domaines de la production anglo-saxonne ainsi qu'un large éventail d'écritures différentes. Public concerné : - classes préparatoires et étudiants (1er et 2e cycles) ; - candidats aux concours de recrutement (CAPES, Agrégation) ; - anglicistes ; - spécialistes de la nouvelle.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?