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L'oeil du texte. Texte et image dans la littérature de langue anglaise
Louvel Liliane
PU MIDI
35,06 €
Épuisé
EAN :9782858163786
Cet ouvrage part d'un constat : l'abondance de références à la peinture, à la photographie et aux arts plastiques dans la littérature, et tente de dresser une typologie des modalités d'insertion de l'image dans le texte. L'étude des modes de fonctionnement de l'image sollicitée par le texte aboutit à la définition d'une "poétique de l'iconotexte". Le miroir, les cartes géographiques et autres avatars optiques du pictural fournissent également de beaux sujets de "réflexion". Des "Parcours-lectures" viennent, en appui de démonstrations plus synthétiques, proposer la saveur du vécu de la chose littéraire, des excursions pittoresques, tant il est vrai que l'on ne peut séparer théorie et pratique, quand il s'agit d'ouvrir 1'?il du texte. Ouvrage destiné aux étudiants de classes préparatoires, des premiers cycles universitaires, de maîtrise et de DEA, ainsi qu'aux candidats aux concours de recrutement (CAPES, Agrégation), et à tous les lecteurs que les relations entre l'image artistique et la littérature intéressent et intriguent.
Ce travail poursuit la réflexion entamée dans L'?il du texte qui avait tenté une première approche des questions soulevées par le rapport entre littérature et peinture. Ici, le réexamen du langage de la critique permet de proposer un affinement des catégories du descriptif liées aux pratiques intersémiotiques. C'est ce que tentent de faire les " nuances du pictural ". Les médiateurs sémiotiques autres que la peinture, qui varient le rapport texte/image, font l'objet développements dans lesquels les rapports entre le texte et le miroir, le texte et les appareils optiques, les reflets mais aussi la photographie, la cartographie, et le " tableau vivant " sont abordés sous l'angle des " substituts du pictural ". Le travail sur l'intersémioticité s'accompagne d'interrogations qui sont ensuite traitées. Le rapport entre texte et image est alors porté au-delà du paragone et de la division Lessingienne entre arts du temps et arts de l'espace. C'est dans l'effet de lecture que se trouve l'une des clés d'approche. Les modalités du dialogue entre texte et image imposent une double lecture qui opère sur le mode de l'oscillation, de la traduction ou de la transaction. L'image en-texte ou hors texte joue le rôle de trompe-l'?il dont le lecteur ne peut se déprendre. Ce mouvement d'oscillation se double d'une constante : le désir contradictoire de voir de près/voir de loin. Le tout et la partie, l'oscillation du regard déstabilisent le texte et le lecteur, le sortent de l'emprise du texte pour mieux l'y replonger. Enfin, le mode d'intégration de l'image et de ses substituts dans le texte peut être conçu en termes qui allient les deux critères irréductiblement opposés par Lessing. Le temps et l'espace se trouvent réunis dans deux données fondamentales de la critique et de la physique : le rythme et la vitesse. La notion de rythme permet de repenser la relation entre texte et image non pas sur le mode agonistique mais sur le mode -complémentaire de la coopération. Enfin, le corps réintroduit dans l'?uvre par la présence de la peinture se fait entendre dans la synesthésie qui allie l'?il à l'oreille, les voix au voir. Ces propositions se trouvent assorties de lectures picturales qui ofFrent des mises en application du travail proposé. Ainsi, le lecteur pourra faire quelques stations en compagnie d'O. Wilde et de V. Woolf, d'H. James, E. Wharton, S. King, A. Carter, J. McGahern, Paul Auster et tant d'autres.
Louvel Liliane ; Rannoux Catherine ; Lecercle Jean
Qu'il procède de l'excès ou du manque, l'illisible met au défi conventions et systèmes explicatifs. Là où l'on attendait la régulation du sens, l'illisible oppose l'opacité à la familiarité des représentations. Est-il dit illisible, voici le texte pris en défaut de signifiante par un lecteur qui croyait disposer d'un "savoir-lire". A moins, précisément, que l'illisible ne soit ce point obscur dans la mise en ?uvre de la langue qui fonde la littérature. Loin d'élucider, le texte illisible élude et (se) dérobe. Il déplace, décentre et signe par là même la mise en jeu du sujet dans la langue. Si l'illisible questionne l'intelligible, son opacité est aussi ce qui rend visible le matériau : matérialité du texte, réalité plastique, graphique ou picturale. C'est au dessin des frontières de l'illisible que s'attachent les contributions de ce volume, dans le champ de la littérature, de l'iconographie ou dans une perspective anthropologique.
Nés dans les années 1960, les jeux vidéo ont, en quelques décennies, accédé au rang de fait économique et culturel majeur. On est en effet bien au-delà, aujourd'hui, d'un phénomène générationnel. Smartphones, tablettes, consoles de salon et portatives ont modifié le profil du gamer type. Désormais, on joue à tout âge, filles ou garçons, ensemble ou séparément, en couple, entre amis, en famille. Les débats sur le sexisme qui ont récemment agité la communauté des pratiquante.s montrent qu'il est nécessaire, voire urgent, de considérer le fait vidéoludique sous l'angle du genre. Ce livre est le premier, en France, à aborder cette question de front en interrogeant les dispositifs de mise en scène et de narration qui construisent dans les jeux vidéo le masculin et le féminin, les modalités genrées d'expression et d'identification à l'oeuvre dans les relations joueur.se / avatar et les changements introduits par l'avènement des gameuses dans l'univers masculinisé des jeux vidéo.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Condamné pour meurtre, Jacob est innocenté après plusieurs années de détention. Il retrouve la liberté, mais le monde extérieur lui paraît aussi fermé et hostile. Il s'interroge sur les causes de sa condamnation et sur l'existence d'une main mystérieuse qui régit l'ordre du monde "au-dessus" des lois morales écrites par les hommes. La réflexion sur les questions existentielles, morales et ontologiques fait de cette pièce une grande parabole sur la condition humaine.