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La nouvelle anglo saxonne contemporaine. Réflexions sur un genre
Louvel Liliane
PU RENNES
15,50 €
Épuisé
EAN :9782911044762
La nouvelle en tant que genre ne cesse de provoquer le critique et le théoricien, en quête de définitions auxquelles consciencieusement les textes échappent. Dans les études anglophones, la vigueur de la recherche actuelle témoigne de l'intérêt pour un genre longtemps tenu pour " mineur ". Deux axes ont été privilégiés dans ce volume : une approche théorique, prolongeant le travail engagé dans Aspects de la nouvelle (Université de Perpignan, 1995), autour du renouvellement de la théorie lié au réexamen du genre ; une réflexion sur les voies empruntées par la nouvelle contemporaine, du fait de choix stylistiques, narratologiques ou énonciatifs. De fait, les nouvelles ici étudiées, représentant assez largement le spectre géographique de la littérature anglophone, relèvent, à deux exceptions près (Dylan Thomas et Elizabeth Bowen), de la deuxième moitié du XXe siècle d'un côté, des ?uvres que l'on qualifierait volontiers de post-modernes, des ?uvres auto-réflexives jouant de la métatextualité et de l'intertextualité (Angela Carter, Ian McEwan, Will Self), où les liens entre le conte, la nouvelle et le mythe s'imposent avec une telle insistance qu'on est porté à travers ces textes à interroger les origines mêmes du genre ; d'un autre côté, des ?uvres représentatives du courant dit " minimaliste " nord-américain (Raymond Carver, Ann Beattie), qui témoignent de la vitalité et de la diversité du genre dans les pratiques actuelles.
Louvel Liliane ; Rannoux Catherine ; Lecercle Jean
Qu'il procède de l'excès ou du manque, l'illisible met au défi conventions et systèmes explicatifs. Là où l'on attendait la régulation du sens, l'illisible oppose l'opacité à la familiarité des représentations. Est-il dit illisible, voici le texte pris en défaut de signifiante par un lecteur qui croyait disposer d'un "savoir-lire". A moins, précisément, que l'illisible ne soit ce point obscur dans la mise en ?uvre de la langue qui fonde la littérature. Loin d'élucider, le texte illisible élude et (se) dérobe. Il déplace, décentre et signe par là même la mise en jeu du sujet dans la langue. Si l'illisible questionne l'intelligible, son opacité est aussi ce qui rend visible le matériau : matérialité du texte, réalité plastique, graphique ou picturale. C'est au dessin des frontières de l'illisible que s'attachent les contributions de ce volume, dans le champ de la littérature, de l'iconographie ou dans une perspective anthropologique.
Figure paradoxale, trace d'un quelque chose qui excéderait le dit, la réticence suggère l'inscription dans le discours d'une absence, et si elle fait silence, c'est en le disant. De l'ordre de la retenue, du retrait, elle semble postuler l'existence d'une complétude ou d'un infini en deçà desquels elle maintient le discours, par défaut ou par calcul. En cela, elle s'avère l'un des modes de résistance des textes, opposant l'esquive - et suggérant l'esquisse d'une parole autre - au départ idéal et illusoire d'un langage sans mystère. La réflexion sur la réticence rencontre ainsi sur sa trajectoire des représentations antagonistes qui sous-tendent les pôles topiques contraires d'un " tout dire " et d'un " indicible " ; elle oscille entre la figuration d'un sujet maître d'un sens intentionnel et celle d'un sujet doublement aux prises avec l'opacité : celle de la langue qui se dérobe, et celle que lui oppose la profusion du réel. Figure de la résistance du texte, on comprend que la notion elle-même fasse résistance et invite à ce qu'on la pense en termes de dynamique et de dialectique : du manque et de l'excès, du silence et du dit.
Quelles sont les correspondances entre ravissement et syncope, ou encore évanouissement, inspiration, enthousiasme, extase. enchantement. exaltation, fascination, hypnose... ? Quels sont les traits stylistiques, rythmiques, visuels du ravissement poétique. amoureux, philosophique. dramatique... ? Quels sont les enjeux du récit ou de la description de scènes de ravissement ? Que se joue-t-il dans les ravissements ou rapts mythologiques ou mystiques? Selon quelle dialectique avec le baroque, le moderne, l'immanence, la durée, l'action ? En quoi le texte et l'image (plastique ou spectaculaire) sont-ils transformés par l'irruption du ravissement et l'immersion ou l'élan qu'il provoque ou donne à sentir ? dans le corps. la voix, l'économie psychique ? Quels liens peuvent être tissés, dans les oeuvres qui ravissent ou représentera le ravissement, entre douleur et bonheur, dépossession de soi et métamorphose, sublime et anéantissement, ek-stase et chagrin. déplacement et stupéfaction, grâce et torture. transe et neutralité? Comment l'oeuvre d'art et le texte s'y prennent-ils pour représenter / présenter ce qui est là un impossible à dire, à montrer, à partager ? Voilà quelques-unes des questions dont a débattu l'équipe 131 Poétiques de la représentation du FoReLL (EA3816), dans son séminaire de recherche régulier comme dans le colloque organisé du 13 au 15 octobre 2011, à l'université de Poitiers. Les réflexions présentées ici tentent (l'aborder le ravissement sous ses figures les plus diverses : il s'agit de musique. danse. cinéma, peinture. rhétorique, poésie, écritures de soi..., d'oeuvres et d'expériences antiques. médiévales, modernes, contemporaines, dans des champs culturels et linguistiques variés: et il est question surtout de ce que le ravissement fait à la littérature et aux arts, et aussi à l'artiste et à son lecteur ou spectateur.
Théorie, méthodologie et pratique de l'analyse de la nouvelle, genre complexe qui demande, pour une approche systématique, la mise en œuvre d'un appareil critique diversifié. Sont proposés : - une mise au point sur la définition du genre : état de la question et problématique taxinomique (chapitre 1) ; - une méthodologie et des stratégies de lecture : mobilisation des savoirs, direction de travail, conseils pratiques (chapitre 2) ; - une série d'exemples concrets : étude de huit nouvelles recouvrant les divers domaines de la production anglo-saxonne ainsi qu'un large éventail d'écritures différentes. Public concerné : - classes préparatoires et étudiants (1er et 2e cycles) ; - candidats aux concours de recrutement (CAPES, Agrégation) ; - anglicistes ; - spécialistes de la nouvelle.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.