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La Licorne N° 107/2014 : Les figures du ravissement
Briand Michel ; Gadoin Isabelle ; Louvel Liliane
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753529335
Quelles sont les correspondances entre ravissement et syncope, ou encore évanouissement, inspiration, enthousiasme, extase. enchantement. exaltation, fascination, hypnose... ? Quels sont les traits stylistiques, rythmiques, visuels du ravissement poétique. amoureux, philosophique. dramatique... ? Quels sont les enjeux du récit ou de la description de scènes de ravissement ? Que se joue-t-il dans les ravissements ou rapts mythologiques ou mystiques? Selon quelle dialectique avec le baroque, le moderne, l'immanence, la durée, l'action ? En quoi le texte et l'image (plastique ou spectaculaire) sont-ils transformés par l'irruption du ravissement et l'immersion ou l'élan qu'il provoque ou donne à sentir ? dans le corps. la voix, l'économie psychique ? Quels liens peuvent être tissés, dans les oeuvres qui ravissent ou représentera le ravissement, entre douleur et bonheur, dépossession de soi et métamorphose, sublime et anéantissement, ek-stase et chagrin. déplacement et stupéfaction, grâce et torture. transe et neutralité? Comment l'oeuvre d'art et le texte s'y prennent-ils pour représenter / présenter ce qui est là un impossible à dire, à montrer, à partager ? Voilà quelques-unes des questions dont a débattu l'équipe 131 Poétiques de la représentation du FoReLL (EA3816), dans son séminaire de recherche régulier comme dans le colloque organisé du 13 au 15 octobre 2011, à l'université de Poitiers. Les réflexions présentées ici tentent (l'aborder le ravissement sous ses figures les plus diverses : il s'agit de musique. danse. cinéma, peinture. rhétorique, poésie, écritures de soi..., d'oeuvres et d'expériences antiques. médiévales, modernes, contemporaines, dans des champs culturels et linguistiques variés: et il est question surtout de ce que le ravissement fait à la littérature et aux arts, et aussi à l'artiste et à son lecteur ou spectateur.
Dans le discours public ou la vie de tous les jours, les mots désignant des émotions et les productions culturelles qui les représentent et les expriment jouent un rôle crucial. L'étude de l'étymologie et de l'histoire de ces termes (comme "joie", "amour", "peur", "colère") et des constellations lexicales apparentées, offre une perspective ouverte sur notre propre temps. La généalogie sémantique et culturelle, de l'antiquité à nos jours, fondée sur des oeuvres ou événements précis, est un outil précieux pour mieux comprendre, voire critiquer ou maîtriser certains enjeux majeurs de notre monde contemporain, où les émotions persistent à nous mouvoir, à nous troubler et à nous construire.
Comment les catégories et concepts critiques issus des poétiques et théories littéraires contemporaines, à propos du récit et de la description, s'appliquent-ils à un corpus ancien, fondé sur des théories et pratiques originales et sur une culture visuelle, politique ou artistique spécifiques ? Comment l'analyse d'oeuvres antiques questionne-t-elle, en retour, ces réflexions modernes ? Comment, dans un texte ancien, grec ou latin, la relation s'organise-t-elle entre énoncé narratif, à dominante temporelle/linéaire, et énoncé descriptif, à dominante spatiale/tabulaire ? Comment ces énoncés se relient-ils au cadre général d'une ?uvre poétique, historique. sophistique ? A un troisième type d'énoncé, interprétatif, argumentatif, spectaculaire ? Comment le genre du texte étudié détermine-t-il le rôle qu'y joue la dialectique du récit et de la description ? Par exemple pour l'épopée, la tragédie, l'histoire, la poésie élégiaque, lyrique, le roman, le discours oratoire, sophistique, épistolaire, et dans tous les genres hybrides anciens ?Voilà des questions qu'ont discutées les participant(e)s au colloque La trame et le tableau : poétiques et rhétoriques de la narration et de la description dans 1'Antiquité grecque et romaine, organisé par les universités de Tours et de Poitiers, du 21 au 23 octobre 2010. Les contributions à ce volume portent sur des études de cas concrets, tout en s'affrontant à des interrogations d'ordre théorique, esthétique, culturel ou terminologique. Et certaines idées fortes structurent l'ensemble : l'ecphrasis comme description vive d'actions et production de récit et de commentaire ; la dialectique entre verbal (souvent oral) et visuel, ainsi qu'entre le texte comme oeuvre et les produits d'autres arts, surtout la peinture et la musique ; et, enfin, la tension du narratif et du descriptif, en tant que modalités pragmatiques complémentaires, voire mêlées et gradables, plutôt que comme types opposés d'énoncés.
Le genre du dialogue s'élabore, dans l'Athènes du IVe, en réponse critique à la comédie, comme le suggèrent leurs rapports originels, et complexes : Aristophane n'est-il pas un convive du Banquet de Platon, et Socrate d'abord un personnage de la comédie ancienne ? Ce volume se propose donc d'examiner le rire dialogique ou, si l'on pré ; fè ; re, les usages plaisants du dialogue, en se demandant comment et pourquoi l'on rit dans les dialogues, é ; tant entendu que ce rire peut aller du lé ; ger sourire à ; la moquerie la plus fé ; roce, de la comédie à la conversation, de la farce à la satire sociale, en passant par toutes les nuances possibles, dont les canoniques spoudogeloion, ou serio ludere.
Yvon Michel-Briand, docteur en médecine et docteur d état ès sciences physiques, est professeur émérite de Microbiologie, chef de service honoraire au Centre Hospitalier et Universitaire de Besançon. Il est membre correspondant de l Académie nationale de Médecine.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.