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La Licorne N° 101/2012 : La trame et le tableau. Poétiques et rhétoriques du récit et de la descript
Briand Michel
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753521629
Comment les catégories et concepts critiques issus des poétiques et théories littéraires contemporaines, à propos du récit et de la description, s'appliquent-ils à un corpus ancien, fondé sur des théories et pratiques originales et sur une culture visuelle, politique ou artistique spécifiques ? Comment l'analyse d'oeuvres antiques questionne-t-elle, en retour, ces réflexions modernes ? Comment, dans un texte ancien, grec ou latin, la relation s'organise-t-elle entre énoncé narratif, à dominante temporelle/linéaire, et énoncé descriptif, à dominante spatiale/tabulaire ? Comment ces énoncés se relient-ils au cadre général d'une ?uvre poétique, historique. sophistique ? A un troisième type d'énoncé, interprétatif, argumentatif, spectaculaire ? Comment le genre du texte étudié détermine-t-il le rôle qu'y joue la dialectique du récit et de la description ? Par exemple pour l'épopée, la tragédie, l'histoire, la poésie élégiaque, lyrique, le roman, le discours oratoire, sophistique, épistolaire, et dans tous les genres hybrides anciens ?Voilà des questions qu'ont discutées les participant(e)s au colloque La trame et le tableau : poétiques et rhétoriques de la narration et de la description dans 1'Antiquité grecque et romaine, organisé par les universités de Tours et de Poitiers, du 21 au 23 octobre 2010. Les contributions à ce volume portent sur des études de cas concrets, tout en s'affrontant à des interrogations d'ordre théorique, esthétique, culturel ou terminologique. Et certaines idées fortes structurent l'ensemble : l'ecphrasis comme description vive d'actions et production de récit et de commentaire ; la dialectique entre verbal (souvent oral) et visuel, ainsi qu'entre le texte comme oeuvre et les produits d'autres arts, surtout la peinture et la musique ; et, enfin, la tension du narratif et du descriptif, en tant que modalités pragmatiques complémentaires, voire mêlées et gradables, plutôt que comme types opposés d'énoncés.
Résumé : Militante féministe, Andrea Dworkin a voulu comprendre pourquoi des femmes rejettent le féminisme et n'hésitent pas à se montrer racistes et homophobes. Comment expliquer cet apparent paradoxe ? Dans un contexte où les femmes sont subordonnées aux hommes, les femmes de droite concluent ce qui leur paraît le marché le plus avantageux : en échange de leur conformité aux rôles traditionnels, la droite leur promet la sécurité, le respect, l'amour. Elles font donc le pari qu'il est préférable de prendre le parti du patriarcat plutôt que de combattre ce système dont la violence est trop souvent meurtrière. Mais la droite et l'antiféminisme se fondent sur le mépris des femmes et encouragent l'exploitation de leur sexualité : "ce que font les femmes de droite pour survivre au système de classes de sexe ne signifie pas qu'elles y survivront : si elles sont tuées, ce sera probablement aux mains de leur mari". Une réflexion brutale et sans concession, qui rappelle l'importance de la révolte féministe. La sociologue Christine Delphy, qui signe la préface, redonne à Andrea Dworkin la place qui lui revient dans l'histoire du féminisme, et le politologue Frédérick Gagnon rappelle dans sa postface la pertinence des analyses d'Andrea Dworkin pour comprendre le sort des femmes dans la vie politique des Etats-Unis des années 2000, toujours marquée par la misogynie et l'antiféminisme.
Petit Daniel ; Boehringer Sandra ; Briand Michel ;
LECTURES DE LA LINGUISTIQUE INDO-EUROPEENNE DU XIXE SIECLE. Débats sur la classification des langues indo-européennes au XIXe siècle. Aspects du phonétisme indo-européen au XIXe siècle. Elements d'analyse morphologique au XIXe siècle. QUESTIONS DE GENRE ET DE SEXUALITE DANS L'ANTIQUITE GRECQUE ET ROMAINE. Le genre et la sexualité ; état des lieux et perspectives dans le champ des études anciennes. Geste d'homme, geste de femme ? A propos de deux lécythes funéraires du Musée national d'Athènes. La femme malade, le médecin hippocratique et la question du genre. VARIA. Identité et pouvoir : le souverain perse dans les romans de Chariton et Héliodore. Trouble dans le genre linguistique : le De lingua latina de Varron. L'insinvatio chez Martianus Capella
Yvon Michel-Briand, docteur en médecine et docteur d état ès sciences physiques, est professeur émérite de Microbiologie, chef de service honoraire au Centre Hospitalier et Universitaire de Besançon. Il est membre correspondant de l Académie nationale de Médecine.
Briand Michel ; Gadoin Isabelle ; Guilbard Anne-Cé
La question de la présence est abordée ici dans une perspective immanente, dans le cadre de pratiques et de pensées, à la fois littéraires et artistiques. Processus ou qualité à la fois complexe et dynamique, en elle se conjuguent, en tension, des enjeux littéraires et esthétiques cruciaux, souvent de nature transmédiale, mais aussi éthiques, psychologiques, linguistiques, culturels, historiques voire politiques. Le volume insiste sur le fait que la notion de " présence " se construit en relation dialectique avec celles de " représentation " (traditionnellement liée à une " interprétation "), d'" absence " (voire d'" abstraction ") et de " virtualité ". Il s'agit d'étudier ainsi les modalités et usages de la " présence ", dans les différents domaines des littératures (françaises, étrangères, anciennes) et des arts (plastiques et du spectacle), en mettant l'accent sur les effets d'intermédialité, d'hybridation et croisement générique et de correspondance esthétique et éthique. Dans leur hétérogénéité historique, générique et culturelle, apparaissent des objets, textuels/artistiques, relevant de ce que l'on pourrait appeler " pratiques et pensées de la présence ".
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.