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La Chine et la ville au XXIe siècle. La sinisation urbaine au Xinjiang ouïghour et en Mongolie intér
Loubes Jean-Paul
SEXTANT
24,99 €
Épuisé
EAN :9782849780480
Son formidable développement économique a propulsé la Chine comme la nouvelle puissance mondiale du XXIe siècle, présente sur tous les continents. Sur son territoire même, la soumission des cultures périphériques à un vaste mouvement de sinisation a bouleversé les équilibres. Cet ouvrage nous permet de comprendre le modèle chinois dans son efficience et son pouvoir de transformation de l'espace urbain, depuis les années 1990, au Xinjiang ouïghour et en Mongolie intérieure. Outil stratégique dans la sinisation des villes-oasis des Routes de la soie, de peuplement ouïghour et de confession musulmane, la régularité chinoise modèle les zones d'expansion que sont, avec le Tibet, le Xinjiang et la Mongolie. Cette réorganisation de l'espace, engagée en réalité au début de notre ère, connaît depuis une vingtaine d'années une rapidité et une radicalité exceptionnelles. Des scenarii inédits de destruction, de transformation ou d'édification de villes apparaissent : à Kashgar, Urumqi, Ordos. Un ouvrage essentiel pour comprendre les transformations de l'espace urbain dans cette partie du monde.
L'actualité jette périodiquement un coup de projecteur sur des révoltes meurtrières à Kashgar, à Urumqi, à Guldja, mais très vite le livre se referme sur ces contrées de la lointaine Asie centrale chinoise. Qui sont ces Ouïghours qui périodiquement secouent le joug que les Chinois font peser sur eux et sur leur culture ?" Extrait du texte de Jean-Paul Loubes "Ce va-et-vient entre une absence photographiée et une présence photographique est au centre du propos de l'artiste et de ce qu'elle entend par "documentaire conceptuel", à savoir un travail qui tout en documentant une réalité donnée, en l'occurrence sociale, territoriale et politique, interroge, sous forme de clins d'oeil, de mises en abîme ou d'accentuations de tel ou tel éléments constituant les dispositifs et acte photographiques, le processus de production des images". Extrait du texte de Erik Verhagen.
Extrait de la préface de Kenneth WhiteOn le sait, ce sont les civilisés («ceux de la cité») qui ont inventé et développé l'architecture. Les nomades, «barbares» et «sauvages», n'en ont eu cure: pendant que les citoyens, croissant et se multipliant jusqu'à la surpopulation et à l'asphyxie, s'employaient à bâtir logements, prisons, lieux de pouvoir et de culte, ils voyageaient avec le vent en petites bandes éparpillées et composaient de longs poèmes à l'éloge de la terre.Cela étant, on s'étonnera peut-être un peu de voir quelqu'un qui a beaucoup insisté sur le nomadisme, sensoriel et mental, physique et intellectuel, sur l'espace et le mouvement, plutôt que sur la construction, sans parler du monumentalisme, préfacer un livre sur l'architecture.C'est que les choses de l'existence sont complexes et que le réel dépasse toujours les compartimentations commodes dans lesquelles une certaine épistémologie enferme la pensée, bloquant ainsi toute recherche ouverte.«J'ai l'esprit voyageur et l'esprit casanier», disait Hugo. Et Chateaubriand: «Si errant que je sois, j'ai l'esprit sédentaire d'un moine.» Je pense qu'à des degrés divers, nous pouvons tous dire aujourd'hui à peu près la même chose. Il y a en nous une dialectique profonde entre la sédentarité et le déplacement, entre l'errance et la résidence.Il semble incontestable que toute discipline aujourd'hui devrait tenir compte de ce fait anthropologique fondamental, et peut-être avant tout l'architecture. Sans pour autant que la référence anthropologique entraîne (comme dans un certain «postmodernisme» primaire) une adhésion obligée à toutes les croyances de l'humanité accumulées depuis l'animisme, sans qu'elle véhicule quelque regret que ce soit concernant «le désenchantement du monde» tel qu'on le trouve chez certains sociologues un peu spéculatifs, ou «la perte des dieux» telle qu'on la trouve chez certains philosophes encore un peu onto-théologiens (y compris, de temps à autre, Heidegger, pourtant soucieux de cheminer autrement). On peut s'en tenir aux principes abstraits sans se perdre dans le labyrinthe des productions imaginaires que l'humanité a accumulées au long des siècles.Il est beaucoup question dans ce livre de géopoétique. Cette nouvelle théorie-pratique puise dans l'histoire de l'humanité sans s'y arrêter, traverse toutes les disciplines sans se cantonner dans aucune. Ce faisant, elle n'est ni interdisciplinaire, ni transdisciplinaire. En jouant au jeu des préfixes, je serais tenté de la dire sur-disciplinaire. Mais c'est en fait une discipline de base, peut-être même la discipline de base.
Mais qui est Stas? Entre les légendes de l'Orient, ses récits à faire dresser les cheveux sur la tête, et la réalité post-soviétique d'une république d'Asie centrale, le personnage de Stas se fraye un chemin parce qu'il faut bien continuer. Il y a des odeurs de bouillon de poule et des relents de KGB finissant dans ce récit où l'on avance sur une frontière floue entre la fiction et la réalité. Ici, nous prenons une leçon d'histoire et là, nous rencontrons un personnage de roman. Des villes désertes le soir, où l'on croise des soldats poussant des barrières de contrôle routier et de belles femmes blondes en chapkas. La Russie d'avant? Pas si simple. Il y a aussi les coupoles bleues de Samarcande, les rendez-vous furtifs sur les remparts de Kiva et des conciliabules inquiétants dans le Harem Bleu. Dans la lignée des Bouvier, Cendrars, White, c'est un regard particulier sur le monde, un regard de poète ethno-archéologue, que nous offre l'auteur, sur des contrées balayées par l'histoire contemporaine. Biographie: Jean-Paul Loubes poursuit depuis une vingtaine d'années un vaste parcours de l'espace asiatique, de la Terre jaune dans la Chine de Segalen jusqu'aux déserts d'Asie centrale. Architecte et anthropologue, il vit et écrit sur la côte atlantique à Andernos et enseigne à l'Ecole d'Architecture de Bordeaux ainsi qu'à l'EHESS (Paris). Vincent Dubourg est photographe et réside à Pau. Il a travaillé sur les hommes et les paysages des montagnes pyrénéennes avant de voyager en Chine et en Asie centrale.
Un homme devant la page blanche revoit le temps de l'enfance. Le début de ce qu'il nomme la traversée. Il y eut ce " coup de dague dans la hanche " qui fit de lui un petit infirme allongé dans La carriole, cette " mauvaise voiture, légère et médiocre ", bricolée dans l'atelier d'un grand-père. Durant toute une année le char de ce petit roi fainéant qu'ils appelaient " le polio ", lui permit, tel Camus à Tipasa, de " célébrer les noces avec le monde " : la " première femme " ou encore " l'irremplaçable ", les beautés de l'Art, les livres de Jules Verne... une idée du bonheur. L'enfant couché dit comment cet Amour a aussi consisté à déposer dans son âme d'enfant un pessimisme salutaire, celui qui lui permit un jour de grandir et de passer sans trop de dégâts des Contes de Perrault au Docteur Mengele. C'était quand, rétabli sur ses deux pattes et à l'âge du lycée, une mère aimante ne lui enleva pas des mains ce best-seller des temps d'apocalypse qu'était alors Mein Kampf. Quand aujourd'hui le vieil homme à la barbe de sel se rase devant sa glace, il est étonné de voir en face de lui le petit avorton, le boiteux d'autre fois, qui le regarde en rayonnant de joie comme au temps de la carriole. Que s'est-il donc passé depuis ce temps de l'enfance ? " Je revoyais ma vie du temps de la carriole en même temps que je me demandais ce que je transmettrais à ceux que j'aime. Une tenace lucidité m'assurait que je ne serai d'aucune utilité pour les prévenir de la barbarie que je voyais s'avancer ".
Kropotkine Pierre ; Pivert Isabelle ; Reclus Elisé
Dans cet essai est proclamée l'idée qu'une société est possible sans capitalisme. Idée qui paraît étrange au XXe siècle où tout est censé être devenu une marchandise. Elle n'était pas moins étrange à la fin du XIXe siècle. Kropotkine décrit avec netteté et virulence le processus d'accaparement à la base du capitalisme. Main-mise sur les richesses naturelles, sur le produit du travail de nombreux siècles : depuis toujours des hommes ont travaillé, défriché, mis la terre en culture, édifié des villes, construit des routes et des ponts et, tout récemment alors, des voies de chemin de fer. Les ouvriers travaillent pour des salaires de misère, la protection sociale n'existe pas, l'enrichissement est assuré pour celui qui exploite le labeur des autres. De cette exploitation, Kropotkine fait un tableau terrible, montre que le corps de l'homme s'y épuise mais aussi que ses facultés naturelles et critiques s'atrophient. Projet d'une commune idéale, La Conquête du pain ouvre au citoyen du xxrr siècle des perspectives concrètes vers une société réellement libre et solidaire.
Dans cet essai est proclamée l'idée qu'une société est possible sans capitalisme. Idée qui paraît étrange au XXIe siècle où tout est censé être devenu une marchandise. Elle n'était pas moins étrange à la fin du XIXe siècle. Kropotkine décrit avec netteté et virulence le processus d'accaparement à la base du capitalisme. Main-mise sur les richesses naturelles, sur le produit du travail de nombreux siècles : depuis toujours des hommes ont travaillé, défriché, mis la terre en culture, édifié des villes, construit des routes et des ponts et, tout récemment alors, des voies de chemin de fer. Les ouvriers travaillent pour des salaires de misère, la protection sociale n'existe pas, l'enrichissement est assuré pour celui qui exploite le labeur des autres. De cette exploitation, Kropotkine fait un tableau terrible, montre que le corps de l'homme s'y épuise mais aussi que ses facultés naturelles et critiques s'atrophient. Projet utopique d'une Commune idéale, La Conquête du pain ouvre au citoyen du XXIe siècle des perspectives concrètes vers une société réellement libre et solidaire.
Je repérai un embranchement de rail. Avec l'aide de mes compagnons, je plaçai cinq ou six charges dans les aiguillages en les fixant avec du sparadrap, comme j'avais appris à le faire, de manière à produire le plus de dégâts possible. J'enfonçai les détonateurs profondément dans les explosifs et les reliai entre eux par du cordeau détonant. Enfin, après avoir placé des crayons à retardement d'une demi-heure à l'extrémité des cordons Bickford, j'écrasai les ampoules des crayons. Un dernier regard pour voir si tout était en ordre et nous nous éclipsâmes sans bruit. Nous n'allâmes pas loin. Nous nous mîmes à l'abri d'une haie et nous restâmes là. Les minutes passaient, lentes. La demi-heure approchait. Toujours rien. C'est raté, dit un de mes compagnons. À ce moment même retentit une explosion formidable qui réveilla la campagne endormie. Sans attendre, le c?ur en fête, nous rejoignîmes notre véhicule.
Des premières lois des Soviets à sa libéralisation totale dans les années 1990, la datcha, maison de campagne du citadin russe, va vivre une histoire pleine de bruit et de fureur. Bourgeoise, ni urbaine, ni rurale, individuelle, oisive, la datcha cristalliseles contradictions entre l'idéologie du régime et les aspirations du citoyen. Car c'est la société soviétique ordinaire, en perpétuelle situation d'expérimentation dans un contexte de pénurie chronique, que l'on observe ici tout au long du vingtième siècle. Où l'on voit comment la datcha se faufile dans les interstices du collectivisme totalitaire, concrétisant un espace de survie et de liberté pour les citoyens. Biographie de l'auteur Vlada Traven, née en 1964 à Moscou, est diplôméede l'Institut d'architecture de Moscou, et titulaired'un Diplôme d'études approfondies de l'écoled'architecture de Paris-Belleville. Elle vit à Parisdepuis 1991.