Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Traité d'architecture sauvage. Manifeste pour une architecture située
Loubes Jean-Paul ; White Kenneth
SEXTANT
19,00 €
Épuisé
EAN :9782849780343
Extrait de la préface de Kenneth WhiteOn le sait, ce sont les civilisés («ceux de la cité») qui ont inventé et développé l'architecture. Les nomades, «barbares» et «sauvages», n'en ont eu cure: pendant que les citoyens, croissant et se multipliant jusqu'à la surpopulation et à l'asphyxie, s'employaient à bâtir logements, prisons, lieux de pouvoir et de culte, ils voyageaient avec le vent en petites bandes éparpillées et composaient de longs poèmes à l'éloge de la terre.Cela étant, on s'étonnera peut-être un peu de voir quelqu'un qui a beaucoup insisté sur le nomadisme, sensoriel et mental, physique et intellectuel, sur l'espace et le mouvement, plutôt que sur la construction, sans parler du monumentalisme, préfacer un livre sur l'architecture.C'est que les choses de l'existence sont complexes et que le réel dépasse toujours les compartimentations commodes dans lesquelles une certaine épistémologie enferme la pensée, bloquant ainsi toute recherche ouverte.«J'ai l'esprit voyageur et l'esprit casanier», disait Hugo. Et Chateaubriand: «Si errant que je sois, j'ai l'esprit sédentaire d'un moine.» Je pense qu'à des degrés divers, nous pouvons tous dire aujourd'hui à peu près la même chose. Il y a en nous une dialectique profonde entre la sédentarité et le déplacement, entre l'errance et la résidence.Il semble incontestable que toute discipline aujourd'hui devrait tenir compte de ce fait anthropologique fondamental, et peut-être avant tout l'architecture. Sans pour autant que la référence anthropologique entraîne (comme dans un certain «postmodernisme» primaire) une adhésion obligée à toutes les croyances de l'humanité accumulées depuis l'animisme, sans qu'elle véhicule quelque regret que ce soit concernant «le désenchantement du monde» tel qu'on le trouve chez certains sociologues un peu spéculatifs, ou «la perte des dieux» telle qu'on la trouve chez certains philosophes encore un peu onto-théologiens (y compris, de temps à autre, Heidegger, pourtant soucieux de cheminer autrement). On peut s'en tenir aux principes abstraits sans se perdre dans le labyrinthe des productions imaginaires que l'humanité a accumulées au long des siècles.Il est beaucoup question dans ce livre de géopoétique. Cette nouvelle théorie-pratique puise dans l'histoire de l'humanité sans s'y arrêter, traverse toutes les disciplines sans se cantonner dans aucune. Ce faisant, elle n'est ni interdisciplinaire, ni transdisciplinaire. En jouant au jeu des préfixes, je serais tenté de la dire sur-disciplinaire. Mais c'est en fait une discipline de base, peut-être même la discipline de base.
A l'Ouest extrême de la vaste Chine, le Turkestan chinois est constitué par des déserts, dont le Taklamakan, contourné au Nord et au Sud par les Routes de la Soie. Un chapelet d'oasis les jalonnent. Turfan, sur la route Nord est peuplé par des Ouigours, peuple converti à l'islam et appartenant à l'ensemble turco-mongol. A Turfan, une étonnante architecture domestique et religieuse de terre crue, trouve ses racines vers l'Ouest, en Perse notamment, et a su résoudre par des dispositions bioclimatiques naturelles très élaborées, le difficile problème climatique lié à une situation écologique extrême. Turfan est en Chine le pôle de la chaleur. Ces équilibres et tout un héritage culturel et architectural sont menacés par une sinisation accélérée de l'espace qui vise à substituer un espace chinois aux valeurs architecturales des Ouigours. La proportion de Chinois qui, dans cette province du Xinjiang était de 10 % en 1950 est de 45 % dans les années 1990. Ce peuplement accéléré illustre le besoin continu d'espace de la civilisation chinoise mais il témoigne aussi de l'importance stratégique d'une province qui recèle d'importantes ressources. Quelles sont les modalités de cette sinisation ? Comment s'effectue la transformation de la vite, du paysage rural, de l'espace dans sa totalité ? Quelles sont les stratégies du planificateur chinois pour substituer ses propres valeurs à une grande tradition architecturale ? Outre l'inventaire avant disparition d'une architecture de grande qualité, cet ouvrage se veut une contribution à la construction d'une anthropologie de l'espace en interrogeant les cultures dans leur production architecturale, S'il est vrai que l'architecture est l'expression la plus complète des cultures humaines, alors un des moyens de connaître l'homme est l'étude du texte architectural, du grand livre de l'architecture.
Pour le 120e anniversaire de la naissance et le 80e anniversaire de sa mort, ce volume réunit l'oeuvre de Jean Zay, ministre de l'Education nationale et des Beaux-Arts du Front populaire, assassiné par la milice en juin 1944, entré au Panthéon en mai 2015. Quatre-vingts ans après son assassinat, Jean Zay (1904-1944) est reconnu comme l'homme d'Etat qui a fait de l'école un pilier de la démocratie sociale en réformant l'enseignement, en développant le sport et la culture. C'est à lui qu'on doit aussi l'initiative du festival de Cannes, du CNRS et de l'ENA. Cible idéale en tant que protestant, de famille paternelle juive, franc-maçon et ministre du Front populaire, il fut emprisonné par la dictature de Pétain puis assassiné par la milice. Sa lucidité et son action face à la montée des fascismes en font l'un des pionniers de la Résistance et l'un des penseurs de la République moderne. Pour la première fois, ce volume donne à lire et à découvrir toute la richesse des écrits de Jean Zay : journaux d'écolier de la Grande Guerre, chroniques littéraires, éditoriaux du député, discours du ministre, journal de guerre, romans et contes inédits. Il restitue aussi les deux textes de Jean Zay publiés par les collaborationnistes pour ruiner son honneur, en les replaçant dans leur contexte. La cohérence et la continuité de son oeuvre, précoce et trop tôt interrompue, montrent combien Jean Zay incarne la jeunesse de la République : celle de son temps, où les démocraties sont fragiles face aux guerres totales, celle de notre temps, où la République se cherche face aux populismes et devrait trouver dans ces pages de quoi se réinventer.
Résumé : Repenser notre rapport à la terre, telle est l'ardente obligation, la perspective - scientifique et politique - mais en premier lieu géopoétique, selon le concept proposé par Kenneth White. Dans cette perspective, la question urbaine tient une place particulière. La ville post-moderne, confrontée aux questions écologiques, à la ségrégation de ses territoires et de ses populations, est-elle encore le lieu d'une poétique urbaine ? Les surréalistes, les situationnistes, avaient su, au-delà de la seule nostalgie, montrer la puissance poétique de ce lieu de culture. La ville du futur est-elle réduite à s'autocélébrer sur le mode festif ? Le point de vue géopoétique, dans ce qu'il a de radical et d'ouvert à la fois, permet d'instruire une controverse féconde, d'induire des lectures et des pratiques urbaines heureuses malgré tout, et peut-être d'inspirer des futurs encore dans les limbes. Ce volume, fruit d'une rencontre de l'archipel géopoétique dans toute sa diversité - du Canada au Japon - confronte les questionnements et marque une étape dans le travail critique que le devenir urbain de l'humain contemporain rend plus urgent que jamais.
Richesse documentaire et variété des outils pédagogiques pour mettre en oeuvre simplement le nouveau programme. Une structure simple pour s'adapter au mieux aux différentes pratiques des enseignants et aux attentes du nouveau programme : L'entrée dans les thèmes par la Découverte ou l'Etude de cas Les pages Mythes et Récits pour découvrir les textes et les personnages fondateurs de l'Histoire En géographie, les pages Panorama pour faciliter la généralisation avant la leçon La Leçon pour faire le point sur les connaissances Les exercices variés et progressifs : exercices d'application et d'entraînement, exercices d'approfondissement, exercices TICE Une attention particulière portée aux nouveaux thèmes (la Chine des Han, l'Inde des Gupta, L'espace proche, l'Histoire des arts...) Un choix documentaire très varié Un questionnement et des exercices permettant aux élèves de développer les " capacités " définies par le programme.
Pierre Kropotkine (1842-1921) proposait ici, exemples à l'appui, une conception du progrès dans la nature et la société fondée sur l'entraide et la sociabilité. Homme de son temps, il faisait certes preuve du même scientisme naïf que les savants qu'il pourfendait, mais il a le mérite d'avoir mis en lumière des comportements animaux fascinants et des réalités historiques et culturelles trop souvent oubliées.Broché 14 x 20,5 - 400 pages
Kropotkine Pierre ; Pivert Isabelle ; Reclus Elisé
Dans cet essai est proclamée l'idée qu'une société est possible sans capitalisme. Idée qui paraît étrange au XXe siècle où tout est censé être devenu une marchandise. Elle n'était pas moins étrange à la fin du XIXe siècle. Kropotkine décrit avec netteté et virulence le processus d'accaparement à la base du capitalisme. Main-mise sur les richesses naturelles, sur le produit du travail de nombreux siècles : depuis toujours des hommes ont travaillé, défriché, mis la terre en culture, édifié des villes, construit des routes et des ponts et, tout récemment alors, des voies de chemin de fer. Les ouvriers travaillent pour des salaires de misère, la protection sociale n'existe pas, l'enrichissement est assuré pour celui qui exploite le labeur des autres. De cette exploitation, Kropotkine fait un tableau terrible, montre que le corps de l'homme s'y épuise mais aussi que ses facultés naturelles et critiques s'atrophient. Projet d'une commune idéale, La Conquête du pain ouvre au citoyen du xxrr siècle des perspectives concrètes vers une société réellement libre et solidaire.
La vie passionnante d'Élisée Reclus, (1830-1905), un des plus grands géographes français, précurseur de l'écologie, auteur de la Géographie universelle (dix tomes!), anarchiste, libertaire, amoureux de la terre, homme de passion et de rigueur, raconté dans un style vivant, empathique par Hélène Sarrazin, spécialiste de son oeuvre. Avec Reclus, on parcourt la terre par la route:- la Dordogne dans une famille protestante (son père est pasteur), la Sierra Nevada dans sa jeunesse, Paris, Sicile, Lugano, etc. On vit le bouillonnement d'une époque pleine d'utopie généreuse: Reclus est un homme engagé dans sa société, un homme politique (c'est un ami de Bakounine) et c'est toute une traversée, aux multiples remous, de la société européenne de la seconde moitié du 19è siècle que nous vivons à travers le destin singulier de cet homme. Biographie: Hélène Sarrazin, historienne et romancière, vit à Bordeaux. Elle a publié notamment Le Pont de la Garonne (Aubéron), Les Chevaux de bronze (La Découverte)