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Souvenirs d'un buveur d'éther. Sensations et souvenirs ; Une femme par jour ; Contes d'un buveur d'é
Lorrain Jean ; Baecque Antoine de
MERCURE DE FRAN
7,50 €
Épuisé
EAN :9782715241930
Corseté, fardé, parfumé, les poches de veston fleuries, Lorrain arrive aux fêtes du Paris 1900 dans un halo d'éther, portant beau sa réputation de "dandy de la fange". Une parfaite figure du Paris fin de siècle, la plus excentrique, intrigante et attachante. Lorrain conçoit sa vie et son apparence comme une oeuvre d'art et de provocation pure. Drogué, déguisé, travesti, inverti, fréquentant les salons du Tout-Paris comme les plus violents marlous des fortifications, le débauché hante la nuit parisienne. Mais Jean Lorrain mérite mieux que cette image sulfureuse et scandaleuse. Il se révèle un écrivain à la langue personnelle et subtile, aux métaphores parfois fulgurantes, à l'esprit ironique, caustique et vénéneux. Il fut aussi bien poète, chroniqueur, romancier que dramaturge, et propose un style haut en couleur, incisif, souvent drôle, rarement tiède, jamais niais, ponctué de réjouissantes aigreurs misanthropes. Lorrain, comme d'autres décadents, Bloy, Huysmans, Tinan, Loti ou Schwob, continue de fasciner, par sa vie comme par son oeuvre. Au sein de textes encore dispersés, ce recueil trace une veine autographique majeure, mêlant l'esprit de la chronique mondaine et la description de soi. S'y esquisse l'autoportrait d'un buveur d'éther du Paris de la Belle Epoque.
En quelque vingt ans de vie littéraire, Jean Lorrain (1855-1906) ne publiera que cinq volumes de poésie, ce qui est bien peu comparé à son importante oeuvre en prose. Lorrain était pourtant un poète passionné. Les journaux et revues, son théâtre, ses contes, ses romans et nouvelles, ses chroniques, ses chansons, sa correspondance, les lectures publiques qu'il faisait de ses poèmes chez les uns et les autres témoignent de cet amour qui débuta dès l'enfance pour ne s'éteindre qu'avec lui. Ainsi, contrairement à l'impression donnée par la publication de ces cinq recueils, son activité poétique s'est non seulement inscrite dans la durée, elle s'est aussi manifestée par une intense production. Même si sa poésie n'a pas connu le même succès que ses romans, elle a su être appréciée de plusieurs de ses contemporains, notamment de François Coppée, Stanislas de Guaïta, Henri de Régnier, Jean Richepin, Joris-Karl Huysmans et Leconte de Lisle. Ce volume réunit Le Sang des dieux (1882), La Forêt bleue (1883), Modernités (1885), Les Griseries (1887), L'Ombre ardente (1897) ainsi qu'une soixantaine de poèmes, la plupart inconnus du public et des spécialistes.
Sur la Côte d'Azur, au début du siècle, Viviane de Nalie - dans la réalité Liane de Pougy - est partagée entre son amour pur et naïf pour le sculpteur Georges d'Auricourt et une passion exclusivement charnelle, perverse pour le dramaturge Luc Favorsbourg, double romanesque d'Henry Bernstein. Il n'est question dans ce roman que de tromperies, de perfidies, de corruptions, de suicides, et d'étreintes fiévreuses. Les personnages, courtisanes, gigolos, actrices de petite vertu, littérateurs aux ambitions démesurées, évoluent dans une Riviera cosmopolite que Lorrain dépeint en moraliste acéré. Portraits au vitriol et dialogues cyniques font de ce Poison de la Riviera l'une des oeuvres les plus représentatives de la Belle Epoque. Mais Le Poison de la Riviera, c'est aussi l'histoire d'un scandale littéraire. En 1912, Georges Normandy, écrivain mineur et exécuteur testamentaire de Jean Lorrain (1855-1906), publie un roman, L'Automne d'une fille. En fait, il s'agit d'un inédit de Jean Lorrain. Son disciple Normandy se l'est approprié en censurant les passages les plus scandaleux.
Sur la Riviera, Jean Lorrain (1855-1906), chroniqueur satirique mais aussi dandy, brosse l'intimité luxueuse et luxurieuse d'une faune interlope en mal de villégiatures et d'amours. Stigmatisant les prétentions et les niaiseries, ces chroniques de la Belle Epoque, sensuelles et sadiques, parurent dans les journaux du temps et ne furent réunies par leur auteur qu'en 1905. Lorrain disait que "[...] les ménages du grand monde passant la porte d'un salon lui apport[aient], par la laideur des femmes, l'idée que dans ce monde, les hommes étaient les prostituées, tandis que dans le bas de la société, dans le peuple, c'étaient les femelles." (Journal des Goncourt, 13 mai 1884.) Lorrain croque, à la manière d'un Lautrec, des corps vitriolés par l'âge: "Le corps humain, quelle source de joies et de surprises inespérées pour l'oeil de l'artiste! Depuis quarante ans que je l'étudie, je découvre tous les jours en lui des aspects que j'ignore..." (Le Journal, 30 juillet 1899, Raitif de la Bretonne, pseudonyme de Jean Lorrain). Jamais l'art n'alla plus loin dans le dosage méticuleux de sucre et de piment, de la confiture de rose et du poivre rouge. Remy de Gourmont. Mon cher Lorrain, je crois très franchement que votre littérature reste Le plus sérieux de mes vices. J.-K. Huysmans. Il peignait le vice, s'y attarda, s'y complut: cela est incontestable car il percevait nettement que le vice fait plus de martyrs que la vertu [...] Octave Uzanne.
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.