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Le poison de la Riviera
Lorrain Jean
TABLE RONDE
20,10 €
Épuisé
EAN :9782710305422
Sur la Côte d'Azur, au début du siècle, Viviane de Nalie - dans la réalité Liane de Pougy - est partagée entre son amour pur et naïf pour le sculpteur Georges d'Auricourt et une passion exclusivement charnelle, perverse pour le dramaturge Luc Favorsbourg, double romanesque d'Henry Bernstein. Il n'est question dans ce roman que de tromperies, de perfidies, de corruptions, de suicides, et d'étreintes fiévreuses. Les personnages, courtisanes, gigolos, actrices de petite vertu, littérateurs aux ambitions démesurées, évoluent dans une Riviera cosmopolite que Lorrain dépeint en moraliste acéré. Portraits au vitriol et dialogues cyniques font de ce Poison de la Riviera l'une des oeuvres les plus représentatives de la Belle Epoque. Mais Le Poison de la Riviera, c'est aussi l'histoire d'un scandale littéraire. En 1912, Georges Normandy, écrivain mineur et exécuteur testamentaire de Jean Lorrain (1855-1906), publie un roman, L'Automne d'une fille. En fait, il s'agit d'un inédit de Jean Lorrain. Son disciple Normandy se l'est approprié en censurant les passages les plus scandaleux.
L'histoire commence comme un conte de fées et finit comme un chapitre de Suétone avec, intercalées dans les marges, des annotations de Saint-Simon", annonce, en préambule, l'auteur du récit qui va suivre. Plus loin, commentant le rôle de l'intendant du prince Wladimir Noronsoff, héros du roman, le narrateur demande : "Vous voyez-vous chargé d'organiser une fête sous Néron ou de distraire Héliogabale en plein XIXe siècle, en respectant les préjugés du monde et les règlements de police ?" Le héros de ce roman est une projection paroxystique de Jean Lorrain. Parmi les fastes étourdissants de la Décadence finissante, l'auteur a choisi d'évoquer l'agonie d'un prince russe, pervers et débauché, auquel son immense fortune permet les caprices les plus fous. Avec la Riviera pour décor, Jean Lorrain nous convie aux ultimes bacchanales de la fin de siècle, véritables fêtes de l'imaginaire éclairées aux rayons obliques d'un soleil couchant.
En quelque vingt ans de vie littéraire, Jean Lorrain (1855-1906) ne publiera que cinq volumes de poésie, ce qui est bien peu comparé à son importante oeuvre en prose. Lorrain était pourtant un poète passionné. Les journaux et revues, son théâtre, ses contes, ses romans et nouvelles, ses chroniques, ses chansons, sa correspondance, les lectures publiques qu'il faisait de ses poèmes chez les uns et les autres témoignent de cet amour qui débuta dès l'enfance pour ne s'éteindre qu'avec lui. Ainsi, contrairement à l'impression donnée par la publication de ces cinq recueils, son activité poétique s'est non seulement inscrite dans la durée, elle s'est aussi manifestée par une intense production. Même si sa poésie n'a pas connu le même succès que ses romans, elle a su être appréciée de plusieurs de ses contemporains, notamment de François Coppée, Stanislas de Guaïta, Henri de Régnier, Jean Richepin, Joris-Karl Huysmans et Leconte de Lisle. Ce volume réunit Le Sang des dieux (1882), La Forêt bleue (1883), Modernités (1885), Les Griseries (1887), L'Ombre ardente (1897) ainsi qu'une soixantaine de poèmes, la plupart inconnus du public et des spécialistes.
Sarabande de pantins et de fantoches, manipulateurs comme manipulés, tout ce petit monde d'automates s'agite sur la Riviera. Jean Lorrain (1855-1906), le grand chroniqueur de la Belle Epoque, au regard pénétrant tel un scalpel, radiographie les riches, ceux qui aspirent à le devenir aussi... Du veglione au Corso de Nice, des coulisses de théâtre jusqu'aux fêtes foraines, le bal masqué fait fureur. Passent une naine devenue princesse de pacotille, une grande dame vêtue de la défroque d'une morte ; une ballerine revient d'outre-tombe, une montreuse de vampires choisit ses proies parmi la foule ; un hercule préraphaélisé fait la parade, tandis que les marquises s'encrapulent sur les manèges de cochons... Virulentes études de moeurs, ces chroniques sont parfois fantastiques. Satirique, Lorrain peint le drame social, des destins tragiques aussi, mais, si ses maîtres sont Edgar Poe, de Quincey, Villiers de l'Isle-Adam ou Barbey d'Aurevilly, le ton emprunté demeure ludique, malgré sa férocité.
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.
Au début des années 1990, Mark Senders, dessinateur bohème et amateur de paradis artificiels, se retrouve vautré comme un SDF dans un parc new-yorkais. Il écoute un homme qui décrit le crépuscule sur la baie de l'Hudson. C'est parce que la précision des termes employés le frappe qu'il s'approche de l'inconnu et assiste à son assassinat. Pour percer le secret du "sourire contenu" - expression la plus difficile à rendre pour un dessinateur - d'une femme aux yeux violets qu'un tueur s'est juré de crever, Mark va se lancer dans une enquête, du New York des médiums au Cambodge déchiré par les coups d'Etat, en passant par Hong-Kong à la veille de la rétrocession à la Chine. Dans ce roman noir qui s'attache autant à un monde finissant qu'au sort des cochons en Asie du Sud-Est, Serge Quadruppani est en quête d'une "Shelter Island", d'une île-abri. Inutile de dire qu'il ne l'a pas encore trouvée, vingt ans après la première parution de cette errance géostratégique et sentimentale.
4e de couverture : Miguel de Cervantès a raconté la vie de don Quichotte jusqu'à son retour au village après sa troisième sortie. À peine le chevalier a-t-il rédigé son testament qu'il rend l'âme, entouré de sa gouvernante Quiteria, du curé don Pedro, du barbier Nicolas, de son écuyer Sancho Panza et de sa nièce Antonia, tourmentée par les nombreuses dettes que lui lègue son oncle et les attentions masculines peu louables dont elle est l'objet, alors qu'elle n'a d'yeux que pour le bachelier Samson Carrasco. Chacun se souvient de l'ingénieux hidalgo et s'interroge sur les intentions profondes qui ont guidé son âme. Mais l'action continue, qui donne à Andrés Trapiello, à Sancho Panza et au lecteur l'occasion de se venger de la bêtise de ceux qui, profitant de sa folie, se sont moqués du chevalier à la Triste Figure.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.