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NONOLAND
LORENT
BAYOL JEAN PAUL
13,68 €
Épuisé
EAN :9782916913025
Elle aurait dû tomber plus tôt. La France, leur France. Ça meurt, ça s'effondre, c'est pire que tous les déclins imaginés dans les beaux salons parisiens. Bon Dieu, ça leur pendait au nez comme une évidence. Ils l'ont vu arriver. Et tous d'attendre, le crêpe noir déjà au bras. Nous mourrons en eunuques. Un vieux pays, peuplé de vieux malades. À tout prendre, l'achever était peut-être une bonne chose. Malgré les rodomontades de nos politiciens mises en premières pages des journaux, cela n'avait pu étonner que les idéalistes ou les fous... Pas visionnaire, oh non. Suffisait d'observer. Les nations, ça tombe comme les hommes. Ça commence par perdre la tête, ça oublie son histoire, ses amis, ses promesses. On vous moque, on ne vous prend plus au sérieux. Vous pouvez encore faire peur, mais c'est une peur mêlée de ricanements. Après la tête, les muscles. Une maladie, voilà tout. Tout engourdi. Ça met des heures à réagir, ça tergiverse et, finalement, quand ça se décide à frapper... un soufflet, à peine.
C'était un jour de mai très gris, dans un village près de Turin. Les montagnes noyées de brouillard étaient invisibles et, partout, chez l'épicier, au bistrot, dans les journaux, on s'inquiétait de la présence insolite d'une panthère noire échappée d'on ne savait où. Elle était là, invisible et menaçante, perdue dans la brume, prête à dévorer le mouton imprudent ou le promeneur égaré. De retour à Paris, l'idée m'est venue de raconter tout ça : la menace cachée, la peur, l'attente, les folies de l'imagination, le trouble que la panthère noire et invisible semait autour d'elle. J'entendais les voix de ceux qui m'avaient parlé d'elle. Elles m'ont inspiré ces trois variations - fantastique, théâtrale, policière. Seul manquait le point de vue de la panthère. Son monologue déchirant et déchiré, quatrième variation, clôt ce livre qui joue sur le clavier intime de nos angoisses ancestrales et de nos terreurs d'enfance.
J'ai en moi un Rimb' et un Ponj. Certain matin le fou tue le sage et réciproquement. La nuit c'est le jour vu de dos. La pointe de l'un creuse la tombe de l'autre. Le un tue le deux et les nombres, et inversement. Et l'unité se fait et se défait sous le stylet. Frères ouvriers en formules, crayonnez ! Crayonnez avec le fusain de la critique les équations d'Einstein, instance du poème du ciel. Pour maintenir en fleur le coeur de la recherche j'ai choisi Ciel et Physique. Loyauté, royauté des lois.Michel Cassé est astrophysicien, directeur de recherche au Commissariat à l'Energie Atomique. Ses thèmes de recherche furent les plus beaux astres, soleil, étoiles et supernovae. Le voilà aujourd'hui astronome de l'invisible. Il cherche au centre de la Voie Lactée l'or de la matière noire légère comme une idée. Auteur de nombreux ouvrages, il vise à parer les vérités scientifiques de formes agréables et à partager la beauté du nouveau ciel.
Antonio, la trentaine, fuit la société pour une île d'une beauté sauvage où il cherche la sérénité, l'authenticité et, ne sachant s'il y trouvera l'amour, la fraternité. Mais l'île n'échappe pas au monde. La promotion immobilière et le tourisme de luxe la menacent. Ouvriers et pêcheurs s'y opposent et ils organisent la résistance. Antonio n'en veut pas davantage car il voit arriver l'arrogance, la superficialité et la violence qu'il avait fuies. Toujours désireux de fraternité mais réticent à l'action collective, il hésite encore à se joindre à eux. Sa rencontre avec une jeune touriste aisée, avant-garde de ce qu'il redoute et s'apprêterait à combattre, vient ajouter à son trouble. Roman d'amour sur fond de lutte politique et sociale, entre engagement et quête personnelle, J'étais une île aborde un autre monde possible où les intérêts économiques ne feraient ni les besoins ni les passions des hommes.
Le pacifisme jusqu'au-boutiste, que nous appelons munichisme, conduit immanquablement à la reproduction de petits Munich. ;Additionnés, ces derniers dessinent nos actuelles et nos futures défaites. D'aucuns s'en réjouissent ou s'y résignent. Pour notre part, nous pensons que l'usage de la force peut être légitime et, plus encore, que certaines guerres sont justes, que certaines guerres doivent donc être menées. Notre âme, notre histoire, nos traditions, notre littérature, notre culture ne méritent-elles pas que nous les défendions ? Nous ne pouvons accepter que la France laisse mourir les hommes de Srebrenica comme nous ne pouvons accepter de devenir un simulacre de peuple. Sans haine, sans sentiment de supériorité, mais avec la conviction profonde que nous sommes tributaires et gardiens d'un héritage, nous ne pouvons accepter que la France et l'Europe se vautrent dans la honte.