Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
NOIR PANTHERE
GAZIER
BAYOL JEAN PAUL
14,06 €
Épuisé
EAN :9782916913131
C'était un jour de mai très gris, dans un village près de Turin. Les montagnes noyées de brouillard étaient invisibles et, partout, chez l'épicier, au bistrot, dans les journaux, on s'inquiétait de la présence insolite d'une panthère noire échappée d'on ne savait où. Elle était là, invisible et menaçante, perdue dans la brume, prête à dévorer le mouton imprudent ou le promeneur égaré. De retour à Paris, l'idée m'est venue de raconter tout ça : la menace cachée, la peur, l'attente, les folies de l'imagination, le trouble que la panthère noire et invisible semait autour d'elle. J'entendais les voix de ceux qui m'avaient parlé d'elle. Elles m'ont inspiré ces trois variations - fantastique, théâtrale, policière. Seul manquait le point de vue de la panthère. Son monologue déchirant et déchiré, quatrième variation, clôt ce livre qui joue sur le clavier intime de nos angoisses ancestrales et de nos terreurs d'enfance.
La crise de 1929 fut avant tout un effondrement généralisé de la production dans la quasi-totalité du monde industrialisé. Violente et contrastée dans son déroulement et ses enjeux, elle a fait subir au monde occidental un recul comparable à celui des deux conflits mondiaux qui l'encadrent chronologiquement. À travers des événements convulsifs, c'est la démocratie occidentale qui est apparue en danger, puis victorieuse.Cet ouvrage revient sur l'histoire de la « Grande Dépression », ses causes, ses effets. Il analyse les mécanismes économiques en jeu dans cet épisode traumatique du capitalisme contemporain. Il montre enfin comment chaque époque relit cette crise hors norme à l'aune de ses propres urgences comme avec ses acquis.
Un nouveau modèle social s'invente aujourd'hui en Europe. De multiples expériences, dans divers pays, en donnent les éléments pour l'instant dispersés: rotation des emplois au Danemark, fondations de travail en Autriche, politique du temps des villes italiennes, congés parentaux à la suédoise, compte-épargne-temps un peu partout... Leur trait commun est de donner plus de droit aux travailleurs, pour maîtriser les choix de leur vie et leur permettre de passer d'une étape de leur carrière à une autre en toute sécurité. De nouveaux droits apparaissent ainsi en pointillé: le droit de changer d'avis, de métier, le droit à la découverte de soi-même. Serions-nous en passe d'imiter le modèle des « Sublimes », ces ouvriers très qualifiés qui, au XIXe siècle, travaillaient à leur guise pour une durée qu'ils déterminaient eux-mêmes, puis, grassement payés, dépensaient leurs revenus dans les ginguettes et les estaminets? Ce livre explore les ressorts de ce nouveau modèle social qui recherche un autre plein emploi respectueux de l'égalité des sexes et des rythmes de vie.
Délocalisations, précarité, chômage: avec la mondialisation qui s'accélère, les grandes peurs sont devant nous. Que restera-t-il de nos emplois demain? Quels salaires et quelles conditions de travail pourront-ils nous offrir? Pour répondre à ces questions et fonder un nouvel espoir, ce livre part d'une double conviction. Il faut d'abord sortir du cadre franco-français. Quels sont les pays développés qui s'en tirent le mieux et pourquoi? S'inspirer par exemple du modèle danois, mais aussi des "Fondations de travail" autrichiennes qui épaulent le reclassement des personnes en cas de restructuration; ou encore considérer le congé parental suédois qui favorise à la fois l'égalité des sexes et le retour à l'emploi. Il faut ensuite repenser la "flexicurité" de l'emploi. Comment combiner les exigences de la flexibilité du travail et celles de la sécurité des personnes? En commençant par affronter le cercle vicieux du marché du travail: c'est parce que le chômage est massif que les travailleurs s'accrochent à leur emploi. Parler de "mobilité" apparaît alors comme un emplâtre sur une jambe de bois. Avec des garanties collectives fondées sur le dialogue social, avec des entreprises mises en situation de proposer, seules ou en réseau, des parcours professionnels stabilisés, il est possible de reconstruire la confiance. Cela suppose une nouvelle organisation sociale que ce livre met au jour. Nous avons les expériences, nous avons la boussole, il est temps d'avancer vers le modèle social européen du XXIe siècle. Biographie de l'auteur Bernard Gazier est professeur de sciences économiques à l'université Paris I et auteur de Vers un nouveau modèle social (Champs-Flammarion, 2005).Peter Auer, d'origine autrichienne, est docteur en sciences économiques. Il dirige une équipe de recherche sur l'emploi au Bureau international du travail (BIT) de Genève.
Vers un nouveau modèle social Un nouveau modèle social s'invente aujourd'hui en Europe. De multiples expériences, dans divers pays, en donnent les éléments pour l'instant dispersés : rotation des emplois au Danemark, fondations de travail en Autriche, politique du temps des villes italiennes, congés parentaux à la suédoise, comptes-épargne-temps un peu partout. Leur trait commun est de donner plus de droits aux travailleurs, pour maîtriser les choix de leur vie et leur permettre de passer d'une étape de leur carrière à une autre en toute sécurité. De nouveaux droits apparaissent ainsi en pointillé : le droit de changer d'avis, de métier, le droit à la découverte de soi-même. La "flexicurité", mélange de flexibilité et de sécurité, est désormais à la mode et il est temps d'en clarifier le contenu. Il ne s'agit pas d'"équiper les gens pour le marché" en les rendant plus adaptables, mieux formés et plus autonomes. Au-delà de ce programme auquel s'arrête le "social-libéralisme", il est nécessaire d'"équiper le marché pour les gens" en créant les conditions d'un véritable contrôle collectif sur le marché du travail. Ce livre explore les ressorts de ce modèle social-démocrate renouvelé qui recherche un autre plein-emploi respectueux de l'égalité des sexes et des rythmes de vie.
Les nouvelles sciences et les nouvelles philosophies nous dessinent des paysages dont la splendeur et l'inspiration dépassent de beaucoup l'au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l'homme, de l'intelligence et de la conscience nous sont proposées. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l'évolution cosmologique. Face à l'inquiétante montée des religions politiques, Jean-Paul Baquiast défend une vision athée du monde. A travers un panorama des connaissances scientifiques et philosophiques les plus récentes, il propose aux lecteurs une nouvelle pensée matérialiste.
Le Journal d'Albert Palma rassemble, au jour le jour, événements, rencontres avec la pensée et l'oeuvre des autres, péripéties de la vie quotidienne éclairées par une lumière native. Si le Journal, comme les calligraphies et les tableaux, vise une forme, c'est par la voie d'une fermeté artisanale, qui laisse l'imprévisible inspiration se déployer librement dans le langage accessible et médité du peuple de la main, du peuple de l'esprit, loin du monde formaté qu'on nous prépare aujourd'hui.Albert Palma, né en 1947 à Bône (Algérie), écrivain, artiste, chercheur, est depuis vingt ans entouré d'un mur de silence. Son art et ses calligraphies, ses recherches des mots et du geste justes, sont sa survie : sa manière aussi de percer le mur du silence. Professeur de culture comparée, il a enseigné près de 10 ans à la faculté de Culture Comparée de l'Université de Tsukuba (Japon). Il est également instructeur d'un art de mouvement, hérité du Shintaïdô (Art Martial Japonais), et donne depuis 15 ans des conférences et séminaires sur l'anthropologie du geste et le rapport corps-culture de la civilisation japonaise.
Berlin. La ville vient de pulvériser son mur. Encore convalescente et mal à l'aise dans son corps réunifié, elle est projetée dans le nouveau millénaire. En marge du tournage d'un film qui se perdra corps et biens, un acteur arpente la ville, écoute ses battements, explore ses artères et ses centres nerveux. Numéro 37 de ce côté. 38 de l'autre. Et puis 39. 39 comme l'ouverture des hostilités et comme une fièvre. Celle que j'atteignais d'ailleurs fréquemment dans mon enfance et qui m'a valu mon surnom. Trente-Neuf. Le thermomètre se bloquait à ce degré. Sujet à des fièvres interminables, je délirais pendant des semaines. Pour moi, j'ai 39 voulait dire qu'un dragon me possédait, frappait à mes tempes, injectait mes yeux d'un mauvais sang, empoisonnait mes veines et brûlait ma gorge. 39 c'était lui. Je l'avais. Il s'était introduit dans les cavernes de mon corps. Il y avait élu domicile. Sa présence me terrorisait. Je pensais en avoir hérité comme les neuf queues du mistigri au jeu des sept familles. Je pouvais le voir couché sur le tas d'or de mes viscères. La nuit je me réveillais en nage et restais des heures à grelotter au fond de mon lit, fermant les yeux pour chasser le monstre incrusté dans l'ombre. Mais à peine l'avais-je délogé que je le voyais surgir d'un autre repli obscur. Il revenait au détour d'une épaisse lame de fond, travaillé comme un pétrin qui épousait trente-neuf formes molles prêtes à me recouvrir et à m'étouffer sous la pâte. Un jour j'ai décidé de lutter avec lui à armes égales et que le gagnant pourrait prendre le nom du vaincu. Le lendemain je me suis réveillé sans température. J'ai dit OK, je suis Trente-Neuf. Bien plus tard, le jour où j'ai voulu me donner un pseudonyme pour la scène, Trente-Neuf s'est imposé comme une nouvelle bravade. Depuis ça m'est resté.
Le pacifisme jusqu'au-boutiste, que nous appelons munichisme, conduit immanquablement à la reproduction de petits Munich. ;Additionnés, ces derniers dessinent nos actuelles et nos futures défaites. D'aucuns s'en réjouissent ou s'y résignent. Pour notre part, nous pensons que l'usage de la force peut être légitime et, plus encore, que certaines guerres sont justes, que certaines guerres doivent donc être menées. Notre âme, notre histoire, nos traditions, notre littérature, notre culture ne méritent-elles pas que nous les défendions ? Nous ne pouvons accepter que la France laisse mourir les hommes de Srebrenica comme nous ne pouvons accepter de devenir un simulacre de peuple. Sans haine, sans sentiment de supériorité, mais avec la conviction profonde que nous sommes tributaires et gardiens d'un héritage, nous ne pouvons accepter que la France et l'Europe se vautrent dans la honte.