Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Né de la Terre. Mythe et politique à Athènes
Loraux Nicole
SEUIL
21,80 €
Épuisé
EAN :9782020282406
Qu'est-ce qu'un étranger ? C'est quelqu'un, dit-on, qui vient d'ailleurs, parle une autre langue et n'est pas d'ici : il n'est pas un autochtone. Littéralement, l'autochtone surgit du sol comme une plante, il se dit né de la terre même de la patrie. Aux origines de l'humanité, les vieux mythes politiques athéniens font ainsi naître le premier homme de la Terre-Mère. Pandora, la première femme, n'est donc pas vraiment la mère de l'humanité mais une créature seconde. Loin d'être naturelle, elle résulte d'un artifice divin, quand Zeus destine à l'humanité ce " cadeau empoisonné ". En même temps que ce " beau mal ", les humains découvrent leur condition tragique d'êtres sexués et mortels, voués à la reproduction du même en s'enchaînant à autrui. Depuis, l'homme doit travailler le corps de la femme comme on laboure un champ pour l'ensemencer. Pour comprendre les Anciens ont pensé les origines de la citoyenneté démocratique, dont les femmes et les étrangers sont exclus, Nicole Loraux analyse quelques-uns des grands mythes politiques de l'Athènes classique. Si l'historienne de la cité insiste sur les " bénéfices " politiques que procure aux Athéniens l'idée d'être autochtones, elle montre aussitôt qu'il n'y pas lieu d'identifier ces mythes d'autochtonie à une idéologie raciste. Ce qui conduit l'auteur, dans le dernier chapitre de son livre, à notre " actualité la plus brûlante ", lorsqu'elle décortique les discours qui veulent imposer à la France d'aujourd'hui une image falsifiée de l'Athènes classique pour mieux légitimer une certaine suspicion à l'égard des étrangers. Dans ce livre, la plus ancienne patrie de l'imaginaire démocratique n'occulte jamais les interrogations d'une historienne qui s'intéresse aux enjeux de notre temps présent. Les analyses de Nicole Loraux contribuent ainsi à mieux éclairer ces zones troubles où fait rage le conflit des origines. Nicole Loraux est directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Elle a publié, notamment, Les Mères en deuil aux Editions du Seuil en 1990.
La cause semble entendue : la tragédie grecque est politique. Elle énonce ce que la Cité entend dire sur elle-même. Mais que l'historien ne s'arrête plus au seul discours, qu'il prête attention à la voix qui s'élève, celle du chant de deuil et de l'oratorio, et la tragédie se révèle sous un autre jour - celui de l'antipolitique.Si à l'Assemblée l'emporte ce qui rassemble et unit les citoyens, le théâtre, au contraire, ne cesse de rappeler que le politique est conflictuel, que, sous l'oubli par la Cité de ses divisions amnistiées, demeure le conflit des valeurs, la différence des comportements - ce que toujours illustrent les femmes, puisqu'elles seules, non-citoyennes, portent le deuil de ceux dont la Cité veut oublier la mort. La tragédie est donc le «lien de division», ce qui, au-delà des siècles, nous fait souvenir encore que, plus sûrement que le consensus, le conflit génère l'unité.Peut-être parce qu'au théâtre, sur la Pnyx, loin de l'Acropole, les Grecs se découvraient spectateurs et non plus citoyens. Et que le secret de la tragédie grecque est de dire qu'au-delà de leur appartenance civique à la communauté politique, les spectateurs irrémédiablement appartiennent à la race des mortels.Réflexion en profondeur sur la tragédie grecque, mobilisant toutes les formes possibles d'analyse, cet ouvrage, à la confluence de tous les travaux antérieurs de l'auteur, en est le couronnement.
404 avant J.-C.: Athènes fait l?épreuve de la guerre civile. Un an plus tard, en 403, la démocratie est restaurée. Les démocrates font alors le serment que personne ne devra revenir sur le passé, rappeler les morts, les violences de la guerre. Bref, il est demandé à tous les citoyens d?oublier la division de la cité. Faudrait-il donc oublier pour se réconcilier et former une nation unie? Quel est le bon usage de la mémoire? Que voulaient réellement oublier les Athéniens? En quoi le conflit est-il central à la démocratie?
La passion éclate dans la cité lorsque les mères sont en deuil. Car, dans une douleur de mère, l'excès toujours menace. Aux pleurs des femmes, la politique des hommes grecs répond en prescrivant un rituel funéraire qui impose des limites à l'émotion. Mais sur la scène tragique, où le deuil maternel se mue en actes, Clytemnestre, pour venger Iphigénie, met à mort Agamemnon. Et sur les gradins, les hommes au spectacle découvrent peut-être cette souffrance de la perte qu'ils voudraient réserver aux mères. Nicole Leroux nous conduit au théâtre. Pour comprendre comment, d'Athènes à Rome, de Shakespeare à Freud, par leur amour et leur haine, les femmes font peur aux hommes qui sont avant tout des citoyens. Actualité des Grecs : serions-nous "civilisés" au point d'avoir oublié la colère qui naît de la douleur ?
Résumé : Est-il possible de rassembler des biographies de femmes grecques ? Seules les femmes " exceptionnelles ", les " héroïnes ", ont eu droit, dans la tradition écrite par les hommes, à des morceaux de vie. Comment demander à ces femmes d'exception d'être représentatives de la Grèce au féminin ? Nulle figure n'est plus difficile à atteindre que celle d'une Grecque sans histoire, d'une femme ordinaire d'Athènes puisque, par définition, dans la conception grecque de la morale, une femme rangée, donc vertueuse, est vouée au silence. C'est pourtant à relever ce défi que se sont attelées les historiennes qui ont décidé d'assumer cette entreprise de construction, en travaillant dans les interstices de la tradition. Le destin des huit femmes exceptionnelles qui sont présentées dans ce volume nous permet, malgré tout, de mieux appréhender le " féminin " dans la pensée grecque. Pour la plus illustre de ces femmes, la poétesse Sappho, Anhalisa Paradiso a choisi de montrer comment la tradition philologique s'est employée à lui construire une vie plus " présentable " que celle qui se déduit de sa poésie, d'où l'élaboration du mythe d'une Sappho hétérosexuelle. La vie de Mélissa, la femme de Périandre, le tyran de Corinthe, et l'intellectuelle Aspasie, sont présentées par Nicole Loraux, Théanô, la Pythagoricienne, par Claudia Montepaone, la Spartiate Gorgô, fille et épouse de roi, par Annalisa Paradiso, Lysimachè, la prêtresse, par Stella Georgoudi, Nééra, la courtisane, par Claude Mossé, et Archippè, citoyenne et évergète de Kymé, par Ivana Savalli.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.