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La Grèce au féminin
Loraux Nicole
BELLES LETTRES
45,00 €
Épuisé
EAN :9782251380988
Est-il possible de rassembler des biographies de femmes grecques ? Seules les femmes " exceptionnelles ", les " héroïnes ", ont eu droit, dans la tradition écrite par les hommes, à des morceaux de vie. Comment demander à ces femmes d'exception d'être représentatives de la Grèce au féminin ? Nulle figure n'est plus difficile à atteindre que celle d'une Grecque sans histoire, d'une femme ordinaire d'Athènes puisque, par définition, dans la conception grecque de la morale, une femme rangée, donc vertueuse, est vouée au silence. C'est pourtant à relever ce défi que se sont attelées les historiennes qui ont décidé d'assumer cette entreprise de construction, en travaillant dans les interstices de la tradition. Le destin des huit femmes exceptionnelles qui sont présentées dans ce volume nous permet, malgré tout, de mieux appréhender le " féminin " dans la pensée grecque. Pour la plus illustre de ces femmes, la poétesse Sappho, Anhalisa Paradiso a choisi de montrer comment la tradition philologique s'est employée à lui construire une vie plus " présentable " que celle qui se déduit de sa poésie, d'où l'élaboration du mythe d'une Sappho hétérosexuelle. La vie de Mélissa, la femme de Périandre, le tyran de Corinthe, et l'intellectuelle Aspasie, sont présentées par Nicole Loraux, Théanô, la Pythagoricienne, par Claudia Montepaone, la Spartiate Gorgô, fille et épouse de roi, par Annalisa Paradiso, Lysimachè, la prêtresse, par Stella Georgoudi, Nééra, la courtisane, par Claude Mossé, et Archippè, citoyenne et évergète de Kymé, par Ivana Savalli.
Edition abrégée de "L'Invention d'Athènes" , publiée pour la première fois en 1981 par l'Ecole des hautes études en sciences sociales, cette nouvelle version, loin d'être une simplification, consiste bien plutôt en une focalisation sur la question politique. En effet, l'oraison funèbre athénienne, uniquement athénienne - le "logos épitaphios" -, ne serait-elle pas un objet privilégié pour la critique de la politique prise à sa source ? Pour honorer ses citoyens tombés au combat, la cité athénienne avait coutume de procéder à des funérailles publiques et de prononcer par la voix de ses dirigeants un discours officiel qui, selon l'ironie de Platon dans le "Ménexène" , aurait eu pour fonction "d'ensorceler les âmes". Célébrant ses morts, c'est elle-même qu'Athènes célébrait et instituait en modèle. Dans l'oraison funèbre, les Athéniens inventent Athènes, à savoir l'image de la belle totalité, harmonieuse, unifiée, sans tension ni faction. Si l'éloge d'Athènes, sous forme d'oraison civique, évoque ses luttes politiques, c'est pour mieux les nier ou les tenir à distance de la cité transfigurée. C'est par une étude patiente, fouillée et critique du jeu incessant entre ce discours politico-militaire et la réalité de la cité à l'époque classique, que l'auteur nous livre selon "l'idéologie athénienne", du moins l'accès à l'imaginaire de la cité modèle, avec ses ambiguïtés, ses points aveugles ou ses points d'ombre. Ainsi, dans la célèbre oraison de Périclès qui exalte l'excellence, se fait jour une représentation aristocratique de la démocratie, ou l'une des premières expressions de l'élitisme démocratique. Sans nul doute, le modèle de la démocratie athénienne revisité, la tyrannie de la belle totalité trop parfaite ébranlée, ne peuvent-ils que contribuer à notre réflexion actuelle sur la démocratie et l'exigence de la penser en résistant aux processus d'idéologisation qui la menacent. Mieux encore, ne s'agit-il pas d'une invitation à "repolitiser la cité", car à réintroduire la division en son sein - la "stasis" - ne retrouve-t-on pas du même coup le rapport ineffaçable entre conflit et liberté?
Les enfants d'Athéna L'histoire de la naissance du premier Athénien commence par un échec amoureux : celui d'Héphaïstos, l'artisan boiteux, poursuivant la vierge Athéna de ses assiduités. C'est bien pourtant la semence du dieu forgeron, répandue sur la jambe de Pallas, qui fécondera finalement la terre, pour donner naissance à Erichthonios, l'ancêtre autochtone des Athéniens. A qui s'empresserait de lire dans le geste de la déesse le triomphe des femmes, l'histoire rappelle que, privées de tout pouvoir politique en même temps que du droit de transmettre leur nom, celles-ci paient très cher cette victoire. Et, à y regarder de plus près, on s'aperçoit que le mythe conte finalement leur défaite. Nicole Loraux nous invite à comprendre comment le discours mythique a modelé l'imaginaire politique des Athéniens, fondé la citoyenneté et légitimé le pouvoir des hommes et l'exclusion des femmes. Nicole Loraux (1943-2003) Historienne et anthropologue, elle a notamment publié, au Seuil, Les Mères en deuil (1990) et La Tragédie d'Athènes (2005).
404 avant J.-C.: Athènes fait l?épreuve de la guerre civile. Un an plus tard, en 403, la démocratie est restaurée. Les démocrates font alors le serment que personne ne devra revenir sur le passé, rappeler les morts, les violences de la guerre. Bref, il est demandé à tous les citoyens d?oublier la division de la cité. Faudrait-il donc oublier pour se réconcilier et former une nation unie? Quel est le bon usage de la mémoire? Que voulaient réellement oublier les Athéniens? En quoi le conflit est-il central à la démocratie?
Comme à l'opéra, où les personnages chantent encore pour raconter leur mort, les acteurs de la tragédie grecque récitent - la mort des femmes. Héroïnes, elles ont leurs propres manières de mourir-qu'elles se suicident par la corde comme les épouses ou que, telles les vierges, elles soient sacrifiées. Il arrive même qu'elles volent leur mort aux glorieux combattants transpercés par le glaive. C'est ainsi que, dans ces Façons tragiques, se dessinent les voies anciennes pour imaginer et penser le corps de la femme. Avec l'inquiétante étrangeté de son titre, ce livre est essentiel pour comprendre l'univers imaginaire de la Grèce antique.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.