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L'invention d'Athènes. Histoire de l'oraison funèbre dans la "cité classique"
Loraux Nicole
PAYOT
47,50 €
Épuisé
EAN :9782228887052
Edition abrégée de "L'Invention d'Athènes" , publiée pour la première fois en 1981 par l'Ecole des hautes études en sciences sociales, cette nouvelle version, loin d'être une simplification, consiste bien plutôt en une focalisation sur la question politique. En effet, l'oraison funèbre athénienne, uniquement athénienne - le "logos épitaphios" -, ne serait-elle pas un objet privilégié pour la critique de la politique prise à sa source ? Pour honorer ses citoyens tombés au combat, la cité athénienne avait coutume de procéder à des funérailles publiques et de prononcer par la voix de ses dirigeants un discours officiel qui, selon l'ironie de Platon dans le "Ménexène" , aurait eu pour fonction "d'ensorceler les âmes". Célébrant ses morts, c'est elle-même qu'Athènes célébrait et instituait en modèle. Dans l'oraison funèbre, les Athéniens inventent Athènes, à savoir l'image de la belle totalité, harmonieuse, unifiée, sans tension ni faction. Si l'éloge d'Athènes, sous forme d'oraison civique, évoque ses luttes politiques, c'est pour mieux les nier ou les tenir à distance de la cité transfigurée. C'est par une étude patiente, fouillée et critique du jeu incessant entre ce discours politico-militaire et la réalité de la cité à l'époque classique, que l'auteur nous livre selon "l'idéologie athénienne", du moins l'accès à l'imaginaire de la cité modèle, avec ses ambiguïtés, ses points aveugles ou ses points d'ombre. Ainsi, dans la célèbre oraison de Périclès qui exalte l'excellence, se fait jour une représentation aristocratique de la démocratie, ou l'une des premières expressions de l'élitisme démocratique. Sans nul doute, le modèle de la démocratie athénienne revisité, la tyrannie de la belle totalité trop parfaite ébranlée, ne peuvent-ils que contribuer à notre réflexion actuelle sur la démocratie et l'exigence de la penser en résistant aux processus d'idéologisation qui la menacent. Mieux encore, ne s'agit-il pas d'une invitation à "repolitiser la cité", car à réintroduire la division en son sein - la "stasis" - ne retrouve-t-on pas du même coup le rapport ineffaçable entre conflit et liberté?
Les enfants d'Athéna L'histoire de la naissance du premier Athénien commence par un échec amoureux : celui d'Héphaïstos, l'artisan boiteux, poursuivant la vierge Athéna de ses assiduités. C'est bien pourtant la semence du dieu forgeron, répandue sur la jambe de Pallas, qui fécondera finalement la terre, pour donner naissance à Erichthonios, l'ancêtre autochtone des Athéniens. A qui s'empresserait de lire dans le geste de la déesse le triomphe des femmes, l'histoire rappelle que, privées de tout pouvoir politique en même temps que du droit de transmettre leur nom, celles-ci paient très cher cette victoire. Et, à y regarder de plus près, on s'aperçoit que le mythe conte finalement leur défaite. Nicole Loraux nous invite à comprendre comment le discours mythique a modelé l'imaginaire politique des Athéniens, fondé la citoyenneté et légitimé le pouvoir des hommes et l'exclusion des femmes. Nicole Loraux (1943-2003) Historienne et anthropologue, elle a notamment publié, au Seuil, Les Mères en deuil (1990) et La Tragédie d'Athènes (2005).
Comme à l'opéra, où les personnages chantent encore pour raconter leur mort, les acteurs de la tragédie grecque récitent - la mort des femmes. Héroïnes, elles ont leurs propres manières de mourir-qu'elles se suicident par la corde comme les épouses ou que, telles les vierges, elles soient sacrifiées. Il arrive même qu'elles volent leur mort aux glorieux combattants transpercés par le glaive. C'est ainsi que, dans ces Façons tragiques, se dessinent les voies anciennes pour imaginer et penser le corps de la femme. Avec l'inquiétante étrangeté de son titre, ce livre est essentiel pour comprendre l'univers imaginaire de la Grèce antique.
404 avant J.-C.: Athènes fait l?épreuve de la guerre civile. Un an plus tard, en 403, la démocratie est restaurée. Les démocrates font alors le serment que personne ne devra revenir sur le passé, rappeler les morts, les violences de la guerre. Bref, il est demandé à tous les citoyens d?oublier la division de la cité. Faudrait-il donc oublier pour se réconcilier et former une nation unie? Quel est le bon usage de la mémoire? Que voulaient réellement oublier les Athéniens? En quoi le conflit est-il central à la démocratie?
La passion éclate dans la cité lorsque les mères sont en deuil. Car, dans une douleur de mère, l'excès toujours menace. Aux pleurs des femmes, la politique des hommes grecs répond en prescrivant un rituel funéraire qui impose des limites à l'émotion. Mais sur la scène tragique, où le deuil maternel se mue en actes, Clytemnestre, pour venger Iphigénie, met à mort Agamemnon. Et sur les gradins, les hommes au spectacle découvrent peut-être cette souffrance de la perte qu'ils voudraient réserver aux mères. Nicole Leroux nous conduit au théâtre. Pour comprendre comment, d'Athènes à Rome, de Shakespeare à Freud, par leur amour et leur haine, les femmes font peur aux hommes qui sont avant tout des citoyens. Actualité des Grecs : serions-nous "civilisés" au point d'avoir oublié la colère qui naît de la douleur ?
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Pékin, 1935. Ella Maillart et le journaliste espion Peter Fleming - qui inspirera à son frère le personnage de James Bond - quittent la cité impériale. Leur but : traverser la Chine d'est en ouest, atteindre les oasis interdites du Xinjiang, berceau d'une culture millénaire, et, de là, gagner le Cachemire, sur l'autre versant du monde, par les cols muletiers du Pamir et du Karakoram. En toute clandestinité, car le Turkestan chinois, dont la population ouigours est à majorité musulmane, est alors en plein soulèvement..."De la côte chinoise à l'Inde mogole, sans doute le plus beau trajet de pleine terre qu'on puisse faire sur cette planète. Ce récit magnifique est aussi un livre heureux." (Nicolas Bouvier)Notes Biographiques : Ella Maillart (1903 - 1997) est une des voyageuses les plus étonnantes du XXe siècle. Exploratrice par quête de vérité, écrivain et journaliste par nécessité, photographe par goût, Ella Maillart, célèbre pour ses multiples exploits sportifs, ses voyages et ses livres, va parcourir les régions les plus réculées de la planète, dans des conditions qui relevaient de la plus pure aventure. En 1930 et en 1932, elle découvre le Caucase et l'Asie centrale. En 1935, en Chine, elle accomplit un raid extraordinaire dans les contrées désertiques au nord du Tibet et au Sinkiang. Plus tard, guidée par quelques sages hindous, les sentiers du monde furent remplacés par le sentier vers le soi. Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-theme-font:minor-fareast; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi;} Nicolas Bouvier (1929-1998), l'un des plus grands écrivains voyageurs de langue française, est notamment l'auteur de L'Usage du monde.