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Le Perroquet de Budapest. Une enfance revisitée
Lorant André
VIVIANE HAMY
9,20 €
Épuisé
EAN :9782878582376
André Lorant est né en 1930 à Budapest dans une famille de la bourgeoisie juive aisée. Son grand-père paternel commença le processus d'intégration en magyarisant leur nom « Lowenstein >, en Lorant Son père, figure centrale du récit, grand séducteur, entrepreneur épris de démesure, voulut participer de la modernisation de son pays en reconstruisant le centre de Budapest. Très tôt, l'enfant parle plusieurs langues avec une nette prédilection pour le français. Baptisé à sa naissance (peu avant leur mariage, ses parents s'étaient convertis au catholicisme), il poursuit sa scolarité chez les piaristes. En 1940, apparaissent les premiers symptômes de la maladie de son père qui meurt en 1944, l'année où les allemands envahissent la Hongrie. Leur judéité, qu'ils avaient tant voulu occultée, les rattrape: leurs biens sont confisqués en même temps que le port de l'étoile jaune leur est imposé. En 1945, les troupes soviétiques libèrent Budapest. Avec le communisme, ce n'est plus la judéité qui leur joue des tours, mais leur appartenance sociale. 1956 trouve André Lorant enseignant avec enthousiasme le français et la culture française. Le régime semble se libéraliser, pourtant le Parti le déclare « ennemi > de la classe ouvrière ; il quitte alors clandestinement son pays. A peine a-t-il posé le pied en Autriche, qu'une rencontre oriente son destin : « Je liai conversation avec un beau jeune homme. (.../...) Et nous avons parlé d'opéra, notre passion commune. J'avais l'impression de renouer un entretien interrompu très peu de temps auparavant. Il s'est présenté: Wolfgang, prince de Liechtenstein. "Que puis-je faire pour vous ?" m'a-t-il demandé. "Nous procurer des places à l'Opéra de Vienne", ai je répondu. "Quelle bonne idée ! Partons pour Vienne, Don Giovanni est à l'affiche." Il nous fit quitter le camp et, habitué des loges, nous accompagna au dernier balcon de l'Opéra rouvert depuis quelque six ans. C?est ainsi que, encore vêtu de mon pantalon crotté et d'une chemise sale, je me suis retrouvé immergé dans mon "élément natif', la musique de Mozart, admirablement servie par Paul Schôffler, Erich Kunz, Anton Dermota, Ludwig Weber, Sena Jurinac, Hilde Güden. J'ai puisé toutes les énergies dans cet événement exceptionnel, qui s'inscrivait pourtant naturellement dans le prolongement de mes préoccupations intellectuelles et ravivait mes plaisirs les plus chers. C'est là que je décidai que, tout en affrontant la perte de mon statut social, alors que je frappais à la porte du monde occidental, je ne renoncerais pas un instant à mon état de bourgeois d'Europe centrale, certes bourré de complexes mais bien élevé, non pas cultivé mais disposé au beau et qui s'entretiendrait avec ses interlocuteurs en différentes langues pour renouer avec les traditions du cosmos politique d'avant-guerre. » André Lorant s'installe en France, et devient l'un des spécialistes de Balzac. Professeur émérite à l'université de Paris XII, il est responsable de l'édition de plusieurs romans de Balzac, notamment des premiers romans (1822-1825). En 1997, il part pour Budapest afin de renouer avec sa jeunesse. À chaque étape du pèlerinage, la distance grandit et se transforme en indifférence. C'est seulement à son retour en France, devant la page blanche, que l'émotion jaillit. Le Perroquet de Budapest est le récit écrit en français, passée au tamis de la psychanalyse, d'une enfance vécue en hongrois et revisitée. Une écriture souple, un chassé-croisé avec les temps et la musique, non dépourvu d'auto ironie, pour traduire un sentiment d'amour haine exacerbé .a l'égard de la Hongrie qui lui avait tout donné pour tout lui reprendre.
Résumé : André Lorant est né en 1930 à Budapest dans une famille de la bourgeoisie aisée. En 1944, l'invasion de la Hongrie par l'Allemagne ne lui permet plus d'ignorer ses origines juives : sa famille est dépouillée de ses biens et porte l'étoile jaune. Après l'avènement du régime communiste, ce sont ses origines sociales qu'on ne lui pardonne pas. Déclaré " ennemi de la classe ouvrière ", il est renvoyé en 1956 de l'université. Il choisit alors l'exil, passe clandestinement la frontière, s'installe en France, et devient l'un des spécialistes de Balzac. Aujourd'hui, il est professeur émérite à Paris XII où il a enseigné la littérature comparée. En 1997, il décide de renouer avec sa jeunesse, mais le choc est trop fort. A chaque étape du pèlerinage, la nécessaire distance se mue en une sorte d'indifférence. C'est de retour à Paris, chez lui, devant sa page blanche, que l'émotion jaillit. " Le Perroquet de Budapest " est le récit de cette enfance revisitée. Un chassé-croisé entre les temps, la littérature et la musique transcrit magnifiquement les sentiments d'amour-haine exacerbés à l'égard de la Hongrie, qui lui avait tout donné pour tout lui reprendre.
Résumé : Collaborateur des plus célèbres metteurs en scène d'opéra, Carlo s'éloigne de Milan, exaspéré par les mondanités de son milieu. Il accepte avec plaisir de donner des cours de dramaturgie, à Lecce, au sud de l'Italie. Il y rencontre Giovanna, membre de l'orchestre du Teatro Paisiello. D'abord réservé à l'égard de son professeur, Giovanna cherche à se lier avec Carlo. Lui se rapproche de plus en plus de cette violoniste étrange, douée, mystérieuse, aux grands yeux noirs, et se laisse séduire par elle. Lors d'un bel après-midi ensoleillé, Giovanna perd sa virginité. S'est-elle éprise de Carlo dont le tact, la maturité la rassuraient contre toute violence au cours de l'acte ? Pour l'ancien jeune homme, cet amour est comme une révélation, un éblouissement, une aventure régressive unique et ultime. En apparence maître de son désir, il devient en réalité désespérément soumis à cette fille. A ce stade de son histoire, le couple ne peut pas se retrouver régulièrement, Carlo habite un studio mis à sa disposition à l'Archevêché, et Giovanna, logée dans le palais du duc de Capraja, n'a pas le droit de recevoir des visiteurs chez elle. Des amis compatissants mettent leurs appartements à la disposition des amants. La galerie des personnages complices ? un producteur de films érotiques, un fou des îles de la Méditerranée, gourmet d'anatomie féminine intime, un professeur ascète qui allume la première fois le chauffage pour accueillir son collègue et sa petite amie, apporte des notes pittoresques au récit. Giovanna, dont les yeux se révulsent quand Carlo la pénètre, recherche le plaisir quelque part "au-delà des mers", dans une autre hémisphère que la nôtre. Elle l'accueille dans son intimité, mais aux soubresauts de l'âme ne correspondent pas ceux de son corps. Carlo s'efforce en vain d'accorder le rythme de leurs corps à celle de la musique qu'ils écoutent. Fugato vise à explorer ces zones obscures, sans fausse pudeur. Grâce aux interventions du romancier et aux confidences des personnages, leur terrible passé se révèle alors aux lecteurs.
Cet ouvrage soutient une thèse fondamentale : du point de vue idéologique et législatif, tout en Hongrie était prêt afin que le génocide des juifs de province puisse s'accomplir en quelques semaines, après l'occupation du pays par les Allemands en mars 1944. L'originalité de ce livre réside dans la publication, pour la première fois en France, de discours officiels des présidents du Conseil successifs, exposés de motifs des lois antijuives, prises de position des hauts dignitaires des Eglises chrétiennes, illustrant la politique qui a préparé l'opinion à accepter la privation des droits et d'identité personnelle ainsi que le meurtre des juifs.
Les essais regroupés dans ce volume traitent, à la manière d'un kaléidoscope, divers thèmes, structures et richesses de l'oeuvre de Balzac. La thématique de ce recueil est fort diversifiée. Elle fait découvrir l'orientation européenne et l'aspiration spirituelle du jeune auteur à ses débuts. Dans ses grands romans, tels Le Lys dans la vallée ou Béatrix, l'érotisme se dégage à partir du désir refoulé. L'approche psychanalytique nuance les essais de ce volume. La lecture de "? Deuil et mélancolie ? " de Freud permet d'approfondir l'étude des personnages en conflit avec eux-mêmes et le monde. La présence obsédante, dans la fiction balzacienne, de figures féminines maléfiques relève, au-delà de modèles réels, du concept de la "? mauvaise mère ? " découvert par Mélanie Klein. A la suite d'un essai sur la foule de personnages qui envahissent l'imagination créatrice de Balzac dans ses derniers romans, le volume s'achève par des considérations sur l'unité de la vision du monde du romancier, pensée fondamentale qui a frappé l'auteur des présents écrits dès ses années d'apprentissage.
Résumé : Gina est fille de général. Elle vit à Budapest et connait la vie d'une jeune fille choyée qui a toute liberté pour se divertir et sortir. Lorsque son père l'envoie à Árkod, au Nord-Est de la Hongrie, dans un pensionnat de filles très strict, elle est désespérée. A son arrivée, on lui enlève toutes ses affaires personnelles et on lui interdit de communiquer librement avec ses proches. Peu à peu, elle est initiée aux étranges traditions entretenues par les pensionnaires, comme celle de confier ses soucis à une statue représentant une femme que toutes appelle Abigaël. Mais Gina se rebelle et révèle aux adultes un de ces secrets bien gardés. Elle devient alors la bête noire des pensionnaires qui l'exclut sans pitié. Mais Gina n'a d'autre choix que de s'intégrer? Elle décide alors de demander de l'aide à Abigaël. Mais qui peut bien se cacher derrière ce (ou cette) mystérieux ami(e) qui leur veut du bien ? Gina parviendra-t-elle a quitté cet endroit et cette ville qu?elle déteste ? Une chose est sûre, cette expérience bouleversera sa vie à jamais.
Résumé : "Tes allers-retours entre la vie et la mort tu vas les faire encore longtemps ? Le temps qu'il faudra. Pourquoi ? Tu te fais du souci pour moi ? Tu es juive, n'est-ce pas ? C'est insensé, tu sais ce qu'ils te feront s'ils te prennent ? Je n'ai pas peur. A Copenhague, je suis chez moi. Ce sont eux les envahisseurs. Danemark 1943, Niels Rasmussen rencontre Sarah à la rousse chevelure. Il rejoint alors la Résistance et devient le saboteur de génie qui remodèle la ville occupée à coups d'explosifs. Quand le conflit mondial s'achève, Sarah attend un enfant et les héros sont prêts à recueillir leurs lauriers. Pourtant, une page du Parisien Libéré glissée dans un courrier anonyme va infléchir le destin. Dans la rubrique "Epuration" Niels lit : C'est le 7 mai que le dramaturge Jean-François Canonnier, actuellement détenu à Fresnes, passera devant la Cour de justice de la Seine. Il sera défendu par maître Bianchi. Eperdu d'incompréhension et pour sauver son "frère de coeur", il entreprend une odyssée qui fera vaciller toutes ses certitudes quant à l'héroïsme, la lâcheté, la Résistance et la collaboration. Roman d'aventures, enquête introspective, Niels fait fi des genres littéraires et nous soumet à la question : Et vous, qu'auriez-vous fait ?
Au cours de ces vacances, ils souffrirent ensemble, mûrirent ensemble. Ils pleurèrent beaucoup sur eux-mêmes à Delphes et à Olympie. Ils firent aussi ce qu'on fait en Grèce, c'est-à-dire boire du Retsina, nager dans les criques, adopter un chaton sur l'Acropole, rire et faire l'amour (à l'insatisfaction générale). Quand ils revinrent à Paris, Patrick embrassa une existence homosexuelle dont il ne lui cacha pas grand-chose. Elle écoutait bouche bée, ne comprenait rien, lui pardonnait tout. Ils étaient liés par leur échec au-delà de ce qu'ils pouvaient croire. Ayant renoncé l'un à l'autre avec force sanglots, ils n'envisageaient pas de se passer l'un de l'autre. Croyant qu'ils ne s'aimaient plus, ils s'adoraient et se consacraient le meilleur d'eux-mêmes. Est-ce qu'ils y gagnèrent ? Est-ce qu'ils y perdirent ? Qui peut le dire ? Avant qu'elle ne retombe amoureuse de quelqu'un, il allait s'écouler dix ans. Et ce quelqu'un, ce serait moi, ecce homo". Ce roman, paru pour la première fois en 1996, est d'une incroyable modernité. Il aborde de front les questions qui agitent notre société : les évolutions de la famille traditionnelle, la place du père ou du géniteur au sein de celle-ci et le désir d'enfanter coûte que coûte ressenti par certaines femmes. Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports triangulaires qu'entretiennent les antihéros de cette histoire. "C'est superbement écrit. Cynique, lapidaire, inattendu. Un de ces romans qui procurent un vrai bonheur de lecture". Marie France
Yoram Leker est l'un des descendants du "train Kasztner" . Rezso Kasztner, pour certains, c'est l'homme qui a vendu son âme au diable. Pour d'autres, c'est un héros : ils ne lui doivent rien de moins que la vie. L'Ame au diable prend comme fil rouge l'affaire Kasztner, du nom de celui qui parvient à sauver 1684 juifs quand les déportations commencèrent en 1944 en Hongrie et qui fut condamné plus tard en Israël pour l'avoir fait. Avec humour et truculence, le narrateur déroule une saga familiale foisonnante sur plusieurs générations. Qu'il s'agisse de sa mère, l'exubérante Csillu, rescapée de Bergen-Belsen, ou de Tamàs, le cousin "à la mode de Kolozsvar" , éternel optimiste devant l'inéluctable, les personnages de Yoram Leker symbolisent la vie dans toute ce qu'elle a de tragique et de merveilleux, à la manière des grands contes yiddish.