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Préfère l'impair
Habib Claude
VIVIANE HAMY
7,50 €
Épuisé
EAN :9791097417604
Au cours de ces vacances, ils souffrirent ensemble, mûrirent ensemble. Ils pleurèrent beaucoup sur eux-mêmes à Delphes et à Olympie. Ils firent aussi ce qu'on fait en Grèce, c'est-à-dire boire du Retsina, nager dans les criques, adopter un chaton sur l'Acropole, rire et faire l'amour (à l'insatisfaction générale). Quand ils revinrent à Paris, Patrick embrassa une existence homosexuelle dont il ne lui cacha pas grand-chose. Elle écoutait bouche bée, ne comprenait rien, lui pardonnait tout. Ils étaient liés par leur échec au-delà de ce qu'ils pouvaient croire. Ayant renoncé l'un à l'autre avec force sanglots, ils n'envisageaient pas de se passer l'un de l'autre. Croyant qu'ils ne s'aimaient plus, ils s'adoraient et se consacraient le meilleur d'eux-mêmes. Est-ce qu'ils y gagnèrent ? Est-ce qu'ils y perdirent ? Qui peut le dire ? Avant qu'elle ne retombe amoureuse de quelqu'un, il allait s'écouler dix ans. Et ce quelqu'un, ce serait moi, ecce homo". Ce roman, paru pour la première fois en 1996, est d'une incroyable modernité. Il aborde de front les questions qui agitent notre société : les évolutions de la famille traditionnelle, la place du père ou du géniteur au sein de celle-ci et le désir d'enfanter coûte que coûte ressenti par certaines femmes. Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports triangulaires qu'entretiennent les antihéros de cette histoire. "C'est superbement écrit. Cynique, lapidaire, inattendu. Un de ces romans qui procurent un vrai bonheur de lecture". Marie France
Le roman d'une époque où intérêt et rentabilité ont phagocyté les âmes. Un soufflet magistral. " - Parce que je peux pas tout faire. Père porté comme on dit mère porteuse, voilà ce que tu es ! Stéphane a ri, c'est son charme de rire dans ces cas-là : je lui tire une balle en plein coeur, il l'attrape au vol et c'est un papillon. Le voilà qui souffle dessus, maintenant : "Père porté, c'est tout à fait moi. ' Stéphane Billon, psychiatre-prestidigitateur. Convertit le plomb en bulle de savon. " Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports qu'entretiennent les antihéros de cette histoire : Florence, Stéphane, leurs amis - et " Stéphanie ", qui sera la maîtresse de Stéphane dans cet espace de temps qui précède la naissance d'un enfant. Egoïsme, tendresse fugace, lucidité vite transgressée, indifférence, désespoir parfois.
Résumé : L'époque est si étrange qu'un truisme peut passer pour une provocation. Du fait que les droits des femmes sont de mieux en mieux assurés à l'extérieur, dans le monde professionnel et la vie politique, la séparation du public et du privé se voit mise en accusation, comme si les murs du foyer servaient d'ultime rempart à la domination masculine. Le travail domestique et les soins aux enfants sont dénoncés comme une injustice. Pire encore, le privé apparaît comme un réservoir de sévices : coups, viols, incestes et féminicides remplissent l'actualité. Claude Habib soutient pourtant le besoin vital de cette séparation, et justifie le surinvestissement féminin dans la création et l'entretien d'un intérieur. Car l'intérieur est la condition de l'intimité. Les murs ont pour rôle de protéger la vulnérabilité humaine : la faiblesse de chacun, le flottement des sentiments, l'inexpérience de l'enfance. Même si l'effort d'aménager l'intérieur et d'assurer le quotidien peut tourner à la corvée, il ne relève pas de l'exploitation. La formation du foyer est d'abord l'exercice d'une puissance : celle de façonner un monde à l'usage de soi et des siens.
Née au XVIIe siècle, la tolérance est devenue notre vertu centrale, au point de se confondre avec la démocratie. Mais ses conditions d'exercice ont changé : le schisme protestant mettait au défi de faire coexister des versions différentes du christianisme. Notre situation est tout autre. Les revendications de droits subjectifs, d'une part, et les migrations, d'autre part, ont bouleversé les thèmes, puis l'exercice de cette vertu : nous devons accepter les orientations sexuelles les plus diverses tout en accueillant les croyances et les moeurs de populations d'origines variées.Le basculement d'une partie des opinions en Europe et aux États-Unis indique que la tolérance n'est pas acquise. Elle exige de chacun un effort permanent pour surmonter ses propres aversions. Détachée des aversions, la tolérance est creuse. Dégagées de la tolérance, les aversions peuvent devenir criminelles. Il faut donc penser ensemble ces deux notions. C'est au jugement politique et moral qu'il incombe de réviser nos manières de vivre, voire de réprouver certaines coutumes. Car tolérer, ce n'est pas pérenniser les appartenances. C'est empêcher l'humiliation de l'homme par l'homme.Claude Habib est une ancienne élève de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses. Elle a enseigné la littérature du XVIIIe siècle à l'université Charles-de-Gaulle à Lille, puis à la Sorbonne-Nouvelle, où elle a dirigé le Centre Rousseau. Elle a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels: Le Consentement amoureux. Rousseau, les femmes et la cité (1997); Galanterie française (2006) ; Un Sauveur (roman, 2008) ; Le Goût de la vie commune (2014) ; Deux ou trois nouvelles du Diable (roman, 2016).
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) n'a jamais rien fait que par passion. Musicien, philosophe, romancier, pédagogue, ou encore botaniste, il s'engage corps et âme dans une multitude de domaines auxquels il apporte à chaque fois un éclairage nouveau. Avec audace et conviction, il critique une société profondément inégalitaire, livrée aux excès du luxe et de la vanité, peuplée d'hommes constamment aux prises avec leurs passions égoïstes. Porté par une vision optimiste de l'humanité, il rompt avec l'idée commune selon laquelle toutes les passions sont à combattre. Ses prises de position souvent jugées provocatrices suscitent des critiques virulentes dont les échos sont parvenus jusqu'à nous. En réponse à des attaques qui visent l'homme autant que son oeuvre, Rousseau trouve refuge dans l'écriture autobiographique pour se justifier. Auteur de confessions parfois très intimes et du plus illustre roman d'amour du 18e siècle, il est en quête d'une passion amoureuse réciproque qu'il ne connaîtra jamais. Voué à une existence tourmentée, il trouvera cependant dans la musique et la botanique deux passions consolantes. Ce catalogue accompagne l'exposition Rousseau, passionnément, organisée au Musée Jean-Jacques Rousseau de Montmorency pour le tricentenaire de la naissance du philosophe. Il propose de découvrir ou de redécouvrir à travers le prisme des passions, l'oeuvre et le destin exceptionnels de ce citoyen de Genève qui a choisi la France comme seconde patrie. Il réunit, autour des collections présentées, une iconographie très riche et les articles de six spécialistes renommés et passionnés. Il invite à porter un autre regard sut un homme qui n'a cessé d'en appeler à la postérité pour lui rendre justice.
Résumé : Gina est fille de général. Elle vit à Budapest et connait la vie d'une jeune fille choyée qui a toute liberté pour se divertir et sortir. Lorsque son père l'envoie à Árkod, au Nord-Est de la Hongrie, dans un pensionnat de filles très strict, elle est désespérée. A son arrivée, on lui enlève toutes ses affaires personnelles et on lui interdit de communiquer librement avec ses proches. Peu à peu, elle est initiée aux étranges traditions entretenues par les pensionnaires, comme celle de confier ses soucis à une statue représentant une femme que toutes appelle Abigaël. Mais Gina se rebelle et révèle aux adultes un de ces secrets bien gardés. Elle devient alors la bête noire des pensionnaires qui l'exclut sans pitié. Mais Gina n'a d'autre choix que de s'intégrer? Elle décide alors de demander de l'aide à Abigaël. Mais qui peut bien se cacher derrière ce (ou cette) mystérieux ami(e) qui leur veut du bien ? Gina parviendra-t-elle a quitté cet endroit et cette ville qu?elle déteste ? Une chose est sûre, cette expérience bouleversera sa vie à jamais.
Résumé : "La déception et la surprise s'étaient évanouies du visage de Mme Vizy. Quelque chose d'agréable pointait, qui l'adoucissait. Elle continuait à examiner Anna, la bonne. Celle-ci n'avait même pas l'air d'une paysanne. Elle n'était pas aussi lourdaude, aussi joufflue qu'Orszi Varga. Elle était plutôt frêle, élancée, le visage ovale, l'ossature fine, bien proportionnée. Elle portait une petite robe fraîche à carreaux sous laquelle reposaient moelleusement, inconscientes, les deux petites balles en caoutchouc de sa poitrine d'enfant. Dans tout son être il y avait quelque chose d'inexprimable, quelque chose qui l'attirait, qui la retenait aussi un tantinet, mais qui l'intéressait prodigieusement." Budapest. Juillet 1919. Les "Rouges" de Béla Kun ont perdu. Une ère nouvelle débute pour la bourgeoisie. Seule Mme Vizy, la femme du haut fonctionnaire Kornél Vizy, est obsédée par tout autre chose : Anna, la gouvernante promise par le concierge. Jusqu'au jour où Anna, un couteau de cuisine à la main, commet l'innommable... Depuis leur création, les Editions Viviane Hamy s'intéressent de près à la littérature de l'Est. Pour célébrer leurs trente ans, elles vous proposent de lire et de relire l'oeuvre immense de Dezsö Kosztolányi, ? une des plus grandes figures de la littérature hongroise du XXe siècle ?, dont Anna la douce est sa création la plus célèbre.
Résumé : "An Linh n'existe pas. On ne peut arpenter ses rizières, parcourir ses collines, sentir sa brise à l'aube et se recueillir dans ses cimetières face à l'océan. Rien de ce qui suit n'est réel. La correspondance que vous allez lire aurait pu se tenir il y a deux cents ans. Endormis depuis de longues années, Isey, Thanh et leurs compagnons. se réveillent. L'un après l'autre, ils se lèvent pour entrer sur une scène imaginaire encore plongée dans la nuit. Ils s'apprêtent, revêtent des tuniques colorées, soulignent leur regard d'un trait de khôl, prennent une plume et des feuilles de papier pour jouer leur partie. Le paysage s'éclaire : ils vont ouvrir le bal... Puisse le Ciel donner vie à leurs lettres, clarté à leurs voix ? et leur accorder la grâce de vous rencontrer."
A 10 ans, Roger Leroy vit comme une trahison l'arrivée dans sa vie de son demi-frère, Nicolas Lempereur. C'est le début d'une haine que rien ni personne ne saura apaiser. Bien des années plus tard, Roger, garde des Sceaux d'un gouvernement populiste, oeuvre à la réhabilitation de la peine de mort. Nicolas, lui, est une véritable rock star, pacifiste et contre toute forme de discrimination. Un fait divers impliquant un pédophile récidiviste rallie bientôt l'opinion publique à la cause du garde des Sceaux, et la peine de mort est rétablie. Mais quand Nicolas est accusé du meurtre d'une jeune femme et clame son innocence, la querelle fraternelle qui l'oppose à Roger devient alors un enjeu sociétal et moral. Ce qu'il nous faut de remords et d'espérance est la chronique annoncée d'une tragédie contemporaine ; un roman coup de poing, criant de vérité.