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Fictions de la rencontre. Le Roman comique de Scarron
Lojkine Stéphane ; Ronzeaud Pierre
PU PROVENCE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782853997881
On ne raconte pas d'histoire, on ne représente pas de scène sans rencontre: nul doute que la rencontre constitue l'une des matrices les plus riches de la topique romanesque. Mais que doit-on précisément entendre par "rencontre"? L'étude du Roman comique de Scarron, qui en décline toutes les variations de l'amour le plus pur au burlesque le plus cocasse, permet de s'interroger sur une notion beaucoup plus complexe qu'elle n'en a l'air. A côté des classiques scènes de rencontre amoureuse, de première rencontre, on voit alors surgir des rencontres d'animaux et d'objets, mais aussi des rencontres de mots et, au-delà, de cultures. Il ne s'agit ici ni de jouer sur le mot, ni simplement d'établir une classification, mais de réfléchir à l'interaction de ces niveaux de la rencontre, qui constitue un dispositif fictionnel d'une redoutable efficacité. Le Roman comique se trouve ainsi éclairé d'un jour nouveau, où la physique d'Aristote et de Descartes, la circulation du théâtre au roman, l'agencement de la matière espagnole, le traitement distancié de l'héritage pétrarquiste et baroque, le passage à l'image par l'illustration, prennent sens non seulement comme moment de l'histoire littéraire française, mais comme creuset théorique de la fiction.
Résumé : La disparition de Pierre Bourdieu invitent ceux qui viennent après lui à poursuivre son travail de démasquage de toutes les dominations, économiques ou symboliques, et de mise en lumière des potentialités critiques et normatives qui se dressent aujourd'hui contre l'ordre capitaliste. Il reste cependant à savoir si cette recherche ne doit pas aller au-delà du " structuralisme " dans lequel s'est exprimée la radicalité sociologique des années 60-70. C'est autour de cette question que des sociologues d'obédience diverse confrontent leurs recherches dans cet ouvrage issu des ateliers de la Section Sociologie du Congrès Marx International III, Paris, 2001.
Résumé : A l'heure où beaucoup s'interrogent sur les possibilités de réconcilier l'Entreprise et la Société, ce livre apporte un éclairage nouveau sur les alternatives gestionnaires. Il démontre, exemples à l'appui, que le monde de la gestion économique est pluriel, divisé, enjeu d'interprétations contradictoires. Et surtout il établit un lien inédit entre l'avènement de la révolution informationnelle et le bouleversement des règles du jeu économiques. Au c?ur même de la compétition mondiale, l'entreprise ne peut se séparer de son environnement local, l'efficacité doit être sociétale. Mais cet objectif ne peut être atteint, s'il reste un débat d'experts, s'il n'est pas approprié par les gens " d'en bas ", s'il ne devient pas un enjeu central pour tous les acteurs de l'entreprise : cadres comme salariés d'exécution, syndicalistes comme managers. Ce livre concerne au premier chef tous les acteurs de l'entreprise, mais aussi tous ceux qui cherchent une alternative à la pensée unique et à l'idéologie de la mondialisation.
Celui qui ouvre un livre "avec figures" est prévenu. Ce lecteur est aussi spectateur. Il l?est parfois avant tout et s?attardera sur un frontispice, au seuil d?un volume. Il l?est peut-être surtout et cherchera des images dispersées. Qui sait même s?il lira le livre, fût-ce un roman ? Et qui dit que ces images seront contemplées durablement ? On voudrait rendre compte ici de cette précarité et de cette intimité des relations du livre illustré et de son lecteur-spectateur. Le XVIIIe siècle est sans doute le siècle de l?illustration. Ces estampes s?imposent comme une évidence mais elles opposent aussi une résistance. Peut-on seulement encore voir ces gravures, ces eaux-fortes d?après Cochin, Gravelot, Eisen, Chodowiecki, Moreau, Marillier ou Stothard ? Et qu?y voyons-nous ? On montre et on explore ici ces figures, omniprésentes dans le livre et oubliées, indispensables et méprisées. Le XVIII e siècle est peut-être aussi le siècle du roman. La Vie de Marianne, Clarissa, Julie ou La Nouvelle Héloïse et Le Paysan perverti tournent autour des figures que sont leurs personnages. Leurs éditions parues entre les années 1730 et la fin des années 1780 sont les jalons majeurs de l?illustration romanesque en Europe. Mais qu?est-ce que le roman aurait à voir avec l?image précisément ? Qu?est-ce qui fait image et que fait l?image ? On tente ici de cerner ce qui hante le roman et lui échappe, ces figures qui sont autant de fantômes. Faire avec toutes ces figures, c?est accepter l?étrangeté de l?image et interroger la familiarité du texte ; c?est rendre justice au livre qui les met face à face ; c?est engager notre imagination et entrer dans la fiction.
Résumé : Postulant que l'image est le support fondamental de la représentation et des processus primaires de la pensée, ce livre construit à la fois une nouvelle méthode d'analyse des textes et des images et une modélisation de la représentation fondée non plus sur la structure, mais sur le dispositif. Le dispositif est d'abord envisagé de la façon la plus concrète, avec ses paravents, ses décors, ses manteaux, faisant apparaître de façon récurrente un écran de la représentation. L'écran est l'objet et la fonction articulatoire fondamentale des dispositifs classiques de représentation. Il met en relation deux espaces (scène et hors scène) et deux modes de symbolisation, faisant du dédoublement symbolique le fondement universel de la représentation. Mais la concurrence du discours et de l'image, de l'institution et du principe symboliques, ne saurait être figée dans le face à face de deux logiques productives de sens. Chacune en fait procède de l'autre, qu'elle recycle. Le dédoublement symbolique ne se mesure donc que dans l'histoire : toute forme naît d'une parodie, toute parodie s'appuie par l'image sur un principe contre une institution, manifestant la puissance subversive de l'image. Le livre fait alterner développements théoriques et analyses d'exemples : un sonnet de Pétrarque, un tableau de Rembrandt, un conte du Cabinet des fées... La réflexion théorique emprunte beaucoup à la psychanalyse, notamment au Séminaire XI de Lacan et aux derniers écrits de Freud.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.