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Avec figures. Roman et illustration au XVIIIe siècle
Tane Benoît ; Lojkine Stéphane
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753534476
Celui qui ouvre un livre "avec figures" est prévenu. Ce lecteur est aussi spectateur. Il l?est parfois avant tout et s?attardera sur un frontispice, au seuil d?un volume. Il l?est peut-être surtout et cherchera des images dispersées. Qui sait même s?il lira le livre, fût-ce un roman ? Et qui dit que ces images seront contemplées durablement ? On voudrait rendre compte ici de cette précarité et de cette intimité des relations du livre illustré et de son lecteur-spectateur. Le XVIIIe siècle est sans doute le siècle de l?illustration. Ces estampes s?imposent comme une évidence mais elles opposent aussi une résistance. Peut-on seulement encore voir ces gravures, ces eaux-fortes d?après Cochin, Gravelot, Eisen, Chodowiecki, Moreau, Marillier ou Stothard ? Et qu?y voyons-nous ? On montre et on explore ici ces figures, omniprésentes dans le livre et oubliées, indispensables et méprisées. Le XVIII e siècle est peut-être aussi le siècle du roman. La Vie de Marianne, Clarissa, Julie ou La Nouvelle Héloïse et Le Paysan perverti tournent autour des figures que sont leurs personnages. Leurs éditions parues entre les années 1730 et la fin des années 1780 sont les jalons majeurs de l?illustration romanesque en Europe. Mais qu?est-ce que le roman aurait à voir avec l?image précisément ? Qu?est-ce qui fait image et que fait l?image ? On tente ici de cerner ce qui hante le roman et lui échappe, ces figures qui sont autant de fantômes. Faire avec toutes ces figures, c?est accepter l?étrangeté de l?image et interroger la familiarité du texte ; c?est rendre justice au livre qui les met face à face ; c?est engager notre imagination et entrer dans la fiction.
Résumé : Ce gros volume propose un grand choix d'activités avec des images à compléter, des dessins à colorier ou à réaliser en donnant libre cours à son imagination : des formes géométriques à transformer en monstres, des baskets à personnaliser, une cité romaine à créer et bien d'autres sujets à dessiner. Les enfants ne risquent pas de s'ennuyer avec ce livre auquel ils reviendront régulièrement.
Avant que la liaison ferroviaire franco-italienne Modane-Bardonnèche n'ait été terminée, la compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditerranée) avait envisagé de la prolonger vers le sud par une liaison Bardonnèche-Briançon passant par la vallée de la Clarée. Ce complément n'a jamais vu le jour, bien qu'il ait été réactualisé par son inscription dans le traité de paix signé entre la France et l'Italie en 1947. Lorsque dans les années 1970, les élus haut-alpins ont réexaminé cette possibilité, ils pensaient que l'option ferroviaire était devenue obsolète et devait être remplacée par une option routière. Loin d'aboutir au résultat escompté, cette perspective déclencha une contestation de grande ampleur, dont les points d'orgue ont été la publication du livre "Une soupe aux herbes sauvages" (Emilie Carles 1977) et la décision de "classement de la vallée de la Clarée" (Ségolène Royal 1992).
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.