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Le phénoménologue et ses exemples. Etude sur le rôle de l'exemple dans la constitution de la méthode
Lobo Carlos
KIME
29,50 €
Épuisé
EAN :9782841741830
La phénoménologie s'est avancée sur la scène scientifique, en 1900, sous la forme de " recherches sur des problèmes immédiatement accessibles ", " très modestes et peu appréciés ". Telle est du moins la présentation que Husserl fait, en 1913, de sa propre tentative. Qu'en contraste avec la modestie de cette entrée en matière, la phénoménologie se soit arrogée presque simultanément le titre de (seule) science (absolument) rigoureuse, il y a là moins matière à paradoxe ou à scandale bien qu'avec constance et sobriété Husserl n'y ait jamais répugné qu'à enquête. Quant à la scientificité, refusant de se laisser (ou de vouloir) impressionner par des colonnes de formules ou autres accessoires (tableaux, graphiques, instruments, dispositifs expérimentaux, modèles, etc.), le phénoménologue ne s'autorise que le simple et libre usage d'exemples. C'est que loin de représenter un procédé artificiel et accessoire, l'exemple est, pour la phénoménologie, en tant qu'intuitive et eidétique, la " méthode expérimentale " par excellence c'est-à-dire également la source fondatrice de sa conceptualité et de sa discursivité. Une telle position est-elle tenable ? Oui, à condition, de tenir compte du basculement que l'exemple subit dans son statut et de la dislocation de son concept traditionnel. Comment est-ce possible ? Grâce à une modification globale dans l'attitude théorique " naturelle " et corrélativement une modification globale du champ de donation correspondant. De là à l'hypothèse que l'exemple nous renseigne sur la co-implication de la réduction eidétique et de la réduction phénoménologique, il n'y a qu'un pas et c'est celui auquel se risque ce travail.
Le jour, Carlos est un père de famille comme un autre. Le soir, il se transforme en grande folle, se trémousse sur une estrade en agitant un éventail puis emmène des clients à l'hôtel. Carlos finit par quitter sa femme et son fils Paulo. L'enfant grandit en fréquentant le milieu sulfureux de son père. Trente ans après, l'écriture devient pour Paulo l'unique moyen d'approfondir ce qu'il est vraiment. Pour éclairer jusqu'aux plus sombres recoins de sa mémoire, sa plume devra se changer en torche ou en buisson ardent, avant d'espérer renaître de ses cendres. Traduit du portugais. Du même auteur : Le Manuel des inquisiteurs ; Exhortation aux crocodiles.
Résumé : Through the Pale Dawn [A travers l?aube pâle] est un des deux nouveaux livres du photographe portugais Carlos Lobo. Les images réunies dans ce recueil photographique ont été prises lors d?un séjour de plusieurs semaines en Corée du Nord. Comme on le sait, il est très difficile de photographier dans ce pays. Carlos Lobo a dû se résoudre au voyage en groupe, organisé, et encadré par des guides qui font découvrir aux touristes ce que le pouvoir en place les autorise à regarder. Aussi, loin des représentations habituelles où la propagande est toujours manifeste, le photographe s?attache à photographier des ?petites choses? du quotidien des Nord Coréens. Des images prises à côté de la vision officielle : scènes en marge des sites visités, vues urbaines ou de nature loin des grands monuments ou impérieux immeubles, portraits de gens dans leur vie de tous les jours. Cette photographie documentaire ?poétique? n?exclut pas le regard politique qui remonte, ci et là, au fil des pages du livre. Through the Pale Dawn sort chez Loco en même temps que The Idea of Silence, livre de photographies prises au Japon peu après le drame de Fukushima.
La mission des fonctionnaires paraissait simple : quitter Lisbonne pour l'Angola et récupérer une cargaison de diamants. Mais l'ancienne colonie portugaise, ravagée par la guerre, a sombré dans le chaos et est tombée aux mains d'une poignée d'individus qui attisent les haines. Sur cette terre de cauchemars, les missions ne sont jamais simples et toujours mortelles.Né en 1942, António Lobo Antunes vit à Lisbonne. Auteur d'une quinzaine de romans traduits dans de nombreuses langues, il est une voix majeure de la littérature portugaise contemporaine. Il a obtenu le prix Camoens 2007 pour l'ensemble de son ?uvre. La plupart de ses romans sont disponibles en Points." L'écrivain poète portugais s'enfonce dans un Angola frictionnel à la recherche d'un Graal impur et impalpable. Un théâtre imaginaire et fascinant. "Fabrice Gabriel, Les InrockuptiblesTraduit du portugais par Carlos Batista
Ecrites au fil des dernières années, ces Chroniques sont de courtes fictions au style à la fois burlesque et poétique. Elles se présentent comme les antichambres des grands romans d'António Lobo Antunes : elles nous introduisent dans l'intimité, dans la mémoire de l'auteur. Toujours teintées d'une ironie cinglante ou affectueuse, elles évoquent son enfance passée dans les faubourgs d'une Lisbonne salazariste, la brutalité des instituteurs, les moeurs austères de ses aïeux, la bigoterie de ses tantes, les départs en vacances, la mythologie de son adolescence, ses idoles sportives, ses échecs amoureux, ses débuts dans l'écriture, la société de consommation, Noël, la foire du livre, les musées, les ordinateurs, l'existence de Dieu, la solitude des femmes divorcées, le roman qu'il a toujours rêvé d'écrire, les jeunes mariés, la surdité, le dernier roi du Portugal, la vieillesse, les militaires, l'amour conjugal... Autant de fables, de paraboles, d'historiettes qui ont les propriétés et le charme des maquettes d'un édifice, en ce sens qu'elles permettent de scruter, d'apprécier, sous d'autres angles, l'oeuvre et le talent d'un romancier.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
Et si la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert exigeait un effort de prospective ? En effet, de quel texte majeur l'oeuvre de Flaubert, fondamentalement matricielle, sera-t-elle finalement l'oeuvre source ? La critique s'est beaucoup intéressée aux lectures du romancier et aux textes qui ont pu l'inspirer ; elle a longuement analysé les principes de sa poétique et la manière patiente dont elle s'est élaborée. Mais quid des influences multiples sur ses contemporains ? Elle a beaucoup moins observé comment les héritiers autoproclamés se sont emparés de l'esthétique flaubertienne pour construire leurs propres oeuvres et comment ces dernières font honneur ou pas à l'héritage reçu. C'est cet oubli que prétend réparer Flaubert ou l'oeuvre muse. L'étude offre en effet une exploration panoramique des oeuvres de littérature française qui, dans le mystérieux processus labyrinthique de la création artistique, en plus d'être prismatique, devenue multidimensionnelle, ont contribué jusqu'à ce jour à faire vivre une réelle flaubertolâtrie.