Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ports nouveaux. Création et renaissance du XVe au XXIe siècle
Llinares Sylviane ; Saupin Guy
PU RENNES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782753579798
Etudiant les modalités de la création portuaire dans le monde atlantique, entendue comme fondation initiale mais aussi comme renaissance, l'ouvrage s'intéresse à une longue période dans la mondialisation. En questionnant l'adaptation nécessaire des points nodaux et des relais de la circulation maritime sur un océan mettant en contact trois continents, il s'inscrit au coeur même de l'actualisation de la recherche en histoire atlantique. Dans une reprise du concept de triptyque portuaire forgé par la géographie historique, les auteurs discutent des caractéristiques évolutives de l'interrelation entre l'espace portuaire, son avant-pays maritime et son arrière-pays terrestre. L'émergence ou le réveil s'inscrivent dans ces rapports de force qui structurent une compétition en action sur différentes échelles. Le succès de la création se mesure à la centralité de la ville portuaire, sa puissance nodale en termes de trafic et son degré de connexion aux grands réseaux mondiaux. On analyse le jeu de tous les acteurs à travers les relations triangulaires entre les autorités politiques, les entreprises et les hommes de l'art, au coeur du débat public.
En 1669 est créée la charge de secrétaire d'État de la Marine. Son premier titulaire, Jean-Baptiste Colbert, se met à construire une administration centrale. Le nouveau département croît rapidement. À mesure que l'effectif des commis affectés à la gestion des affaires de Marine augmente, des subdivisions, les " bureaux ", sont mis en place. Ces derniers sont eux-mêmes divisées en " détails ", qui forment le dernier maillon de la chaîne administrative. Le nombre des bureaux s'adapte à l'évolution des besoins. On en ouvre, d'autres sont supprimés ou fusionnent pour donner naissance à de nouvelles entités. Cette subdivision en bureaux persiste jusqu'en 1786, année où Castries réorganise les branches existantes en quatre grandes directions. Ce volume s'intéresse à cette évolution de l'administration centrale de la Marine de 1669 à la Révolution. Il se penche également sur les tâches quotidiennes des hommes qui y travaillent, sur leur environnement matériel, ainsi que sur leur recrutement et leurs carrières.
Llinares Sylviane ; Egasse Benjamin ; Dana Katheri
Les politiques d'aménagements des espaces portuaires, littoraux et fluviomaritimes sont au coeur de cet ouvrage qui veut comprendre les mécanismes à l'oeuvre depuis le XVIe siècle jusqu'au XXe siècle. Les aménagements sont étudiés dans leur diversité, des plus modestes aux plus spectaculaires, quai, bassin, jetée, phare, citadelle, et dans une dimension spatiale étendue, à l'échelle du littoral français, avec la mise en exploitation du trait de côte, de la saline au parc conchylicole, du pré-salé à la station balnéaire, en incluant la protection des littoraux, l'édification des digues et l'entretien des dunes, ou encore la question de l'accessibilité des estuaires et fleuves côtiers. Le livre aborde les questions majeures de l'innovation, de la technicité et de l'expertise des aménagements, celles des marchés et des entrepreneurs, acteurs peu connus, véritables bâtisseurs du littoral. Il interroge la problématique du développement au regard du coût et du financement des infrastructures, de la création à l'entretien, où s'entremêlent les enjeux économiques et les pouvoirs. Avec le soutien de l'université Bretagne Sud.
Ce numéro thématique étudie l'histoire d'une fibre végétale, le chanvre, qui fut au coeur des activités humaines durant plusieurs siècles et dont la production a notamment été déterminante dans la projection ultramarine des Européens durant l'époque moderne. En questionnant les sources, les pratiques et les usages à des échelles différentes, les textes s'inscrivent dans une démarche d'actualisation des connaissances sur les formes d'expériences dans la filière chanvre, qu'elles soient de nature technique, économique, ethnographique ou patrimoniale.
Si comme le pensait Jules Michelet "l'Océan parle", que dit-il aux hommes ? Pour bien des peuples, la mer est d'abord le berceau de la vie, celui des origines, et un monde nourricier ouvert sur des ailleurs en devenir. A l'aube du XXIe siècle, la mer est toujours considérée – plus que jamais – comme un puissant facteur d'innovation et de développement économique. Elle participe du mythe du progrès technique dans la culture européenne, qu'il s'agisse d'aventures et d'explorations ultramarines ou abyssales, de courses effrénées à la domination des espaces maritimes ou de l'exploitation des ressources marines, des énergies, des richesses matérielles transportées par la voie de mer, ou même d'anticipation technologique et d'imaginaire populaire. Toutefois, à des rythmes divers et avec des comportements techniques adaptés, il s'agit bien d'étudier ici l'histoire des opérations matérielles et des processus relationnels entre outils, gestes, matériaux, énergies et savoirs. La relation mer et techniques peut se décliner selon plusieurs approches, dont certaines très dialectiques, telles que le perfectionnement et l'obsolescence, la tradition et l'innovation, la théorie et la pratique. Les contributions qui constituent ce dossier portent sur des analyses globales ou des études de cas bien documentées du XVIe au XXe siècle regroupées autour de trois thématiques : pratiques et cultures techniques, diffusion et hybridation techniques, ruptures et transitions techniques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.