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De l'estran à la digue. Histoire des aménagements portuaires et littoraux, XVIe-XXe siècle
Llinares Sylviane ; Egasse Benjamin ; Dana Katheri
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753573062
Les politiques d'aménagements des espaces portuaires, littoraux et fluviomaritimes sont au coeur de cet ouvrage qui veut comprendre les mécanismes à l'oeuvre depuis le XVIe siècle jusqu'au XXe siècle. Les aménagements sont étudiés dans leur diversité, des plus modestes aux plus spectaculaires, quai, bassin, jetée, phare, citadelle, et dans une dimension spatiale étendue, à l'échelle du littoral français, avec la mise en exploitation du trait de côte, de la saline au parc conchylicole, du pré-salé à la station balnéaire, en incluant la protection des littoraux, l'édification des digues et l'entretien des dunes, ou encore la question de l'accessibilité des estuaires et fleuves côtiers. Le livre aborde les questions majeures de l'innovation, de la technicité et de l'expertise des aménagements, celles des marchés et des entrepreneurs, acteurs peu connus, véritables bâtisseurs du littoral. Il interroge la problématique du développement au regard du coût et du financement des infrastructures, de la création à l'entretien, où s'entremêlent les enjeux économiques et les pouvoirs. Avec le soutien de l'université Bretagne Sud.
Si comme le pensait Jules Michelet "l'Océan parle", que dit-il aux hommes ? Pour bien des peuples, la mer est d'abord le berceau de la vie, celui des origines, et un monde nourricier ouvert sur des ailleurs en devenir. A l'aube du XXIe siècle, la mer est toujours considérée – plus que jamais – comme un puissant facteur d'innovation et de développement économique. Elle participe du mythe du progrès technique dans la culture européenne, qu'il s'agisse d'aventures et d'explorations ultramarines ou abyssales, de courses effrénées à la domination des espaces maritimes ou de l'exploitation des ressources marines, des énergies, des richesses matérielles transportées par la voie de mer, ou même d'anticipation technologique et d'imaginaire populaire. Toutefois, à des rythmes divers et avec des comportements techniques adaptés, il s'agit bien d'étudier ici l'histoire des opérations matérielles et des processus relationnels entre outils, gestes, matériaux, énergies et savoirs. La relation mer et techniques peut se décliner selon plusieurs approches, dont certaines très dialectiques, telles que le perfectionnement et l'obsolescence, la tradition et l'innovation, la théorie et la pratique. Les contributions qui constituent ce dossier portent sur des analyses globales ou des études de cas bien documentées du XVIe au XXe siècle regroupées autour de trois thématiques : pratiques et cultures techniques, diffusion et hybridation techniques, ruptures et transitions techniques.
Kant a montré plusieurs fois dans son oeuvre sa position vis-à-vis des révolutions de son temps et de toute révolution en général. En quoi sa réflexion peut-elle nous éclairer au mie siècle, au sujet des mouvements révolutionnaires qui se produisent à travers le monde ? Ce livre propose une réponse simple à cette question. Elle en surprendra plus d'un, d'autant que Kant apparaît d'ordinaire aux yeux de ses lecteurs, comme un réformateur, au mieux, comme un progressiste. Sous quelles conditions un droit de révolution est-il pensable ? L'est-il dans son rapport à la légalité, sous ses trois aspects historiques fondamentaux, légalité de la nature, légalité naturelle (de la raison dans l'histoire), légalité juridique ? Sinon, est-il envisageable en dehors de ce rapport ? Mais alors sur quelle instance rationnelle faut-il le fonder ? La méthode utilisée pour conduire cette recherche et parvenir à ce résultat étonnant est inédite, quoique dans l'esprit de la pensée de Kant. Elle consiste à subsumer les neuf propositions de cet autre ouvrage de l'auteur : Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique sous les neuf premières grandes catégories kantiennes. Les trois dernières catégories que nous déduisons se rangent dans la 4eet dernière catégorie de la Modalité. Celle-ci nous indique que la finalité de l'histoire universelle repose sur un jugement certain, une histoire qui utilise tous les moyens dont elle dispose pour parvenir à une meilleure fin possible, quoique non définitive. Parmi ces moyens, peut-être la révolution !
Poète de l'amour ? Poète humaniste ? Poète engagé ? Certainement. Mais surtout artiste du langage, à l'écoute des paroles qui le traversent : "Jamais une erreur les mots ne mentent pas". Cet essai propose une lecture originale de l'oeuvre poétique de Paul Eluard. Il demande avant tout de reconsidérer les définitions traditionnelles de l'humour et de reconnaître la pertinence d'un nouveau concept, celui d'effet humoristhétique. La réception des poèmes met en évidence le pouvoir ludique du langage poétique et permet de constater l'inadéquation fréquente des ambitions déclarées de la poésie avec les effets perçus. Cet essai décrit sous toutes ses formes l'humour en liberté dans l'idiolecte de Paul Eluard, mais il ouvre également la voie à une redécouverte sans préjugés des productions poétiques quelles qu'elles soient.
Une triple histoire d'amour entraîne Victor dans un voyage à travers l'Italie. Il s'en va à la recherche de son grand frère disparu depuis près d'un demi-siècle. Il veut revoir sa compagne qui vient de s'éloigner de lui. Il s'abandonne au charme d'un pays qu'il redécouvre, dont la culture l'éblouit, dont les généreux habitants ont le pouvoir d'enrichir la vie. Pour découvrir l'adresse de son frère, il doit résoudre une énigme constituée d'éléments épars dans sept peintures célèbres de la Renaissance. De quels tableaux s'agit-il ? Dans quelles villes se trouvent ces oeuvres ? Il n'a, pour le guider, que la courte lettre mystérieuse que son cher frère vient de lui envoyer. C'est une invitation pressante à le rejoindre. Victor, qui se trouve à un tournant de son existence, se lance dans ce voyage plein de surprises et souvent drôle, dans une aventure passionnante, sentimentale, profondément humaine.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni