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Littoral Marseille
Llinarès Elise ; Peraldi Michel
RIVE A LAUTRE
35,00 €
Épuisé
EAN :9782956940906
Littoral Marseille, du nom des stations de bus qui, dans les quartiers nord, jalonnent le bord de mer : Littoral Beauséjour, Littoral Mourepiane, Littoral Fenouil, Littoral Sacomane, Littoral Pas du faon... dans un paradoxe inouï car si on peut longer la mer sur 20 km, de l'Estaque à la plage du Prado, on la voit peu ... Au sud, il faut passer sous des portiques et parcourir des ruelles secrètes pour apercevoir des criques bleues et des maisons somptueuses. Au nord, il faut traverser des ronds-points, des embranchements d'autoroute, longer le port absolument interdit pour espérer découvrir une trouée à travers les grilles et les bateaux. Car la mer, à Marseille, n'est pas centrale. Le centre, c'est le Vieux-Port et la Canebière, non pas le Chemin du littoral dissimulé sous une autoroute. C'est ce paradoxe qu'Elise Llinares a exploré. Et photographié avec en tête cette phrase de Cendrars comme fil conducteur : " Marseille est une ville selon mon coeur. Tout y semble perdu et, réellement, cela n'a aucune espèce d'importance ". Une photographie argentique, au moyen format, pour transcrire la tension lente, parfois désolée, de cet espace souvent déserté. Un paradoxe que Michel Peraldi, anthropologue au CNRS, décrypte dans un texte engagé et très personnel pour déconstruire les mythes marseillais et plaider pour un usage retrouvé du littoral et de la mer.
Si comme le pensait Jules Michelet "l'Océan parle", que dit-il aux hommes ? Pour bien des peuples, la mer est d'abord le berceau de la vie, celui des origines, et un monde nourricier ouvert sur des ailleurs en devenir. A l'aube du XXIe siècle, la mer est toujours considérée – plus que jamais – comme un puissant facteur d'innovation et de développement économique. Elle participe du mythe du progrès technique dans la culture européenne, qu'il s'agisse d'aventures et d'explorations ultramarines ou abyssales, de courses effrénées à la domination des espaces maritimes ou de l'exploitation des ressources marines, des énergies, des richesses matérielles transportées par la voie de mer, ou même d'anticipation technologique et d'imaginaire populaire. Toutefois, à des rythmes divers et avec des comportements techniques adaptés, il s'agit bien d'étudier ici l'histoire des opérations matérielles et des processus relationnels entre outils, gestes, matériaux, énergies et savoirs. La relation mer et techniques peut se décliner selon plusieurs approches, dont certaines très dialectiques, telles que le perfectionnement et l'obsolescence, la tradition et l'innovation, la théorie et la pratique. Les contributions qui constituent ce dossier portent sur des analyses globales ou des études de cas bien documentées du XVIe au XXe siècle regroupées autour de trois thématiques : pratiques et cultures techniques, diffusion et hybridation techniques, ruptures et transitions techniques.
Llinares Sylviane ; Egasse Benjamin ; Dana Katheri
Les politiques d'aménagements des espaces portuaires, littoraux et fluviomaritimes sont au coeur de cet ouvrage qui veut comprendre les mécanismes à l'oeuvre depuis le XVIe siècle jusqu'au XXe siècle. Les aménagements sont étudiés dans leur diversité, des plus modestes aux plus spectaculaires, quai, bassin, jetée, phare, citadelle, et dans une dimension spatiale étendue, à l'échelle du littoral français, avec la mise en exploitation du trait de côte, de la saline au parc conchylicole, du pré-salé à la station balnéaire, en incluant la protection des littoraux, l'édification des digues et l'entretien des dunes, ou encore la question de l'accessibilité des estuaires et fleuves côtiers. Le livre aborde les questions majeures de l'innovation, de la technicité et de l'expertise des aménagements, celles des marchés et des entrepreneurs, acteurs peu connus, véritables bâtisseurs du littoral. Il interroge la problématique du développement au regard du coût et du financement des infrastructures, de la création à l'entretien, où s'entremêlent les enjeux économiques et les pouvoirs. Avec le soutien de l'université Bretagne Sud.
En 1669 est créée la charge de secrétaire d'État de la Marine. Son premier titulaire, Jean-Baptiste Colbert, se met à construire une administration centrale. Le nouveau département croît rapidement. À mesure que l'effectif des commis affectés à la gestion des affaires de Marine augmente, des subdivisions, les " bureaux ", sont mis en place. Ces derniers sont eux-mêmes divisées en " détails ", qui forment le dernier maillon de la chaîne administrative. Le nombre des bureaux s'adapte à l'évolution des besoins. On en ouvre, d'autres sont supprimés ou fusionnent pour donner naissance à de nouvelles entités. Cette subdivision en bureaux persiste jusqu'en 1786, année où Castries réorganise les branches existantes en quatre grandes directions. Ce volume s'intéresse à cette évolution de l'administration centrale de la Marine de 1669 à la Révolution. Il se penche également sur les tâches quotidiennes des hommes qui y travaillent, sur leur environnement matériel, ainsi que sur leur recrutement et leurs carrières.
Kant a montré plusieurs fois dans son oeuvre sa position vis-à-vis des révolutions de son temps et de toute révolution en général. En quoi sa réflexion peut-elle nous éclairer au mie siècle, au sujet des mouvements révolutionnaires qui se produisent à travers le monde ? Ce livre propose une réponse simple à cette question. Elle en surprendra plus d'un, d'autant que Kant apparaît d'ordinaire aux yeux de ses lecteurs, comme un réformateur, au mieux, comme un progressiste. Sous quelles conditions un droit de révolution est-il pensable ? L'est-il dans son rapport à la légalité, sous ses trois aspects historiques fondamentaux, légalité de la nature, légalité naturelle (de la raison dans l'histoire), légalité juridique ? Sinon, est-il envisageable en dehors de ce rapport ? Mais alors sur quelle instance rationnelle faut-il le fonder ? La méthode utilisée pour conduire cette recherche et parvenir à ce résultat étonnant est inédite, quoique dans l'esprit de la pensée de Kant. Elle consiste à subsumer les neuf propositions de cet autre ouvrage de l'auteur : Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique sous les neuf premières grandes catégories kantiennes. Les trois dernières catégories que nous déduisons se rangent dans la 4eet dernière catégorie de la Modalité. Celle-ci nous indique que la finalité de l'histoire universelle repose sur un jugement certain, une histoire qui utilise tous les moyens dont elle dispose pour parvenir à une meilleure fin possible, quoique non définitive. Parmi ces moyens, peut-être la révolution !
Résumé : Mon père est mort en 2002. Il y a 20 ans. Je me suis posé cette question : Quels objets restent de lui, chez moi ? Je suis partie à leur recherche, j'en ai trouvé 19. Ils décrivent mon père. J'ai l'impression qu'on le perçoit à travers eux. Moi, sa fille, je le retrouve. Quels sont les objets que l'on conserve d'un parent, et pourquoi ?
Résumé : "L'histoire moderne de l'Arménie est partagée en deux parties : avant et après le tremblement de terre. Ce n'est pas avant ou après l'Indépendance : c'est juste avant ou après le tremblement de terre. Beaucoup de choses ont changé brusquement : quand tu vois la ville que tu aimes détruite, c'est aussi ton âme qui est détruite. Et la perte des proches... Tout s'est en chainé, la chute de l'Union soviétique, la guerre du Haut Karabakh, tous ces évenements se sont entassés dans une même période." Extrait des entretiens réalisés par Patrick Rollier en Arménie.
Résumé : Le fleuve Evros sépare la Grèce de la Turquie. Il a toujours été un carrefour culturel. Là où l'Orient rencontre l'Occident. Aujourd'hui, c'est aussi l'une des principales portes d'entrée en Europe pour les migrants et les réfugiés, qui sont encore des milliers à traverser le fleuve chaque année dans l'espoir d'une vie meilleure. Parfois au prix de leur propre vie. Dans le contexte politique européen actuel, encore amplifié par la crise sanitaire, alors que les murs s'érigent à un rythme accéléré dans le monde, que les Etats se replient de plus en plus sur leur identité nationale, que la montée des populismes atteint des sommets, il semble plus que jamais nécessaire d'explorer et de remettre l'élément humain au centre du débat sur l'immigration.
Le littoral a toujours été en constante évolution, mais notre époque est marquée par son accélération. Des processus d'érosion qui prenaient autrefois des milliers d'années peuvent maintenant être observés en une seule génération. La marche de l'océan réunit deux témoins engagés de la lutte contre le changement climatique - Felipe Fittipaldi, photographe brésilien, et Marie-Hélène Ruz, géomorphologue. Prise en étau entre la montée des eaux et l'érosion côtière, Atafona est devenue le symbole de ce phénomène. C'est dans cette ville côtière brésilienne, où le temps semble courir plus vite, que le photographe Felipe Fittipaldi ancre son travail depuis 2014. En 2022, le niveau de la mer a avancé de 12 mètres sur la ville. Cette élévation ne se fait généralement qu'entre 3 et 4 ans. En une cinquantaine d'années, plus de 500 maisons ont été détruites par les vagues, le sable et les sédiments. Le travail de Felipe Fittipaldi sur Atafona a obtenu en 2022 le World Report Award et le Grand Prix ISEM, attribué chaque année à un travail documentaire par le festival Images Singulières, l'ETPA et Mediapart.