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Les fantômes de l'internet
Lipietz Alain
PETITS MATINS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782915879896
Fred Barberousse, ancien membre du contre-espionnage de l?Union européenne et critique oenologue bénévole, se voit recruter par l?agence CyberSecuritas. La mission de ce militaire atypique, épicurien et non-violent: vider le Net de ses indésirables. Le voici donc lancé sur la piste de « trolls » qui pourrissent à coups de spams la bienheureuse tranquillité d?un philosophe à chemise blanche et de sa délicate épouse blonde, mais aussi d?étranges fantômes qui poursuivent sur sa messagerie une jeune ministre opposée au téléchargement illégal de musique. Des fantômes qui ont le bon goût d?être poètes et de jouer une divine cantate à faire pleurer un disque dur? Sur sa route, notre enquêteur croisera aussi un vosnes-romanée sublime quoique totalement contrefait, un ambassadeur ouïgour féru d?histoire et un sextoy éjaculateur précoce, entendez qui tombe en rade au bout de 7 minutes exactement, le mufle. On l?aura compris, Alain Lipietz, qui sort ici de son registre habituel d?économiste sérieux, veut nous amuser avec un roman à multiples clés, qui mouline joyeusement de véritables questions d?actualité comme la loi Hadopi, les nouvelles données de la mondialisation ou les conséquences du réchauffement climatique pour la viticulture bourguignonne.
La première version du fameux Sonnet en or-ix, le plus mystérieux et jusqu'ici indéchiffré poème de Mallarmé (le ptyx..), est intitulée "Sonnet allégorique de lui-même". D'où le jeu littéraire de le déchiffrer... comme une allégorie. C'est la première partie de cet essai. Cette allégorie se révèle très précise. Et si c'est bien une allégorie "de ce poème-ci", ne serait-ce pas une allégorie de la poésie en général ? Après enquête, il se révèle que cette allégorie vaut pour une grande partie de l'oeuvre de Mallarmé, y compris "Un coup de dés jamais n'abolira le hasard", mais pas toute. De même, le lecteur pourra-t-il vérifier qu'elle éclaire certains des plus célèbres poèmes de la littérature (de Hugo à Aragon), mais pas tous : c'est une allégorie de ce que c'est qu'écrire un poème, du rapport de la poésie à l'univers et à sa splendeur mortelle. L'auteur fait même une incursion dans la poésie anglaise en prenant pour test le "Prufrock" de TS Eliot. La grande étude d'Alain Lipietz permet d'en finir avec la vision d'un Mallarmé "qui n'aurait scruté d'autre horizon que celui du langage". Mallarmé a quelque chose à dire, il parle aux femmes et aux hommes de notre temps et, même si l'auteur a de fortes réticences envers son élitisme, il tient son message pour essentiel.
Résumé : L'écologie politique est-elle une science ou une orientation politique ? Et pourquoi pas une morale ? Parle-t-elle de la nature, des plantes, des animaux ? Ou des femmes et des hommes, de leurs rapports entre eux, à leur environnement ? Quel rapport l'écologie politique nourrit-elle avec ces mouvements du XIXe siècle, eux aussi mouvements sociaux et sciences sociales, comme l'hygiénisme et le socialisme (ou la sociologie) ? Faut-il opposer une écologie " sociale " à une écologie " profonde " ? C'est à toutes ces questions que répond Alain Lipietz dans cet essai. Pour lui, l'écologie politique ne nous propose pas pour le XXIe siècle, comme l'avancent certains, le désespoir d'une dégradation inéluctable, ni le seul appel à une conversion individuelle. Elle offre avant tout les bases prometteuses d'une politique écologique de l'environnement, du travail, des rapports internationaux. Elle ne se contente pas de sonner le tocsin. Elle propose déjà des outils, réglementaires et économiques, pour parvenir à un modèle de développement soutenable, assurant les besoins de tous, à commencer par ceux des plus démunis, sans compromettre les droits des générations futures à satisfaire les leurs.
Jusqu?en 2001, la jurisprudence du Conseil d?Etat interdisait de demander une indemnisation à l?Etat pour les actes du « gouvernement illégal de Vichy ». Aussitôt levée cette amnistie de droit, Georges Lipietz et son frère Guy demandèrent une indemnisation pour leur transfèrement et leur emprisonnement de Toulouse à Drancy en 1944. En 2006, le tribunal administratif de Toulouse condamnait l?Etat et la SNCF. Celle-ci fit appel en plaidant l?incompétence des tribunaux administratifs, et, en 2007, la cour d?appel de Bordeaux infirmait le jugement. L?Etat lui, n?ayant pas fait appel, reste condamné. C?est cette épopée judiciaire et historique que relate ici Alain Lipietz, ainsi que les remous qui en découlèrent dans l?opinion. C?est l?occasion pour lui de soulever une série de questions légitimes et passionnantes, autour de la question de l?amnistie et du délai pour demander justice, de la responsabilité d?une personne morale et, bien sûr, de la responsabilité propre de la SNCF, qui appliqua aveuglément sa mission de « transport » durant les années de la déportation. Autant de questions qui convergent finalement vers cette interrogation essentielle: pourquoi faire justice?
Parmi les millions de femmes et d'hommes qui votent ou songent à voter écologiste, beaucoup y sont venus par une prise de conscience des périls pesant sur l'environnement. D'autres, qui s'étaient inscrits dans les grands mouvements émancipateurs de ce siècle, le socialisme, le tiers-mondisme, et qui se tournent, déçus, vers l'écologie, s'interrogent. Que faut-il penser des accusations portées contre les verts (" ils préfèrent la nature aux humains ") ? Comment l'écologie prend-elle en compte l'exigence de justice sociale dans nos pays développés, et de solidarité avec les peuples appauvris ? Pourquoi refuse-t-elle de s'inscrire, tout bonnement, dans le positionnement droite-gauche ? A ces interrogations légitimes, ce livre, écrit par un économiste qui tenta jadis d'infléchir les politiques économiques de la gauche quand celle-ci incarnait encore l'espérance, propose quelques réponses. Il explore les enjeux d'avenir de l'écologie politique, regroupés autour de trois grands axes : une logique économique post-socialiste, un nouvel internationalisme, une alternative aux forces politiques traditionnelles.
La croissance : un remède à tous les maux ! Tel est le discours martelé par nos dirigeants depuis des décennies, qu?il s?agisse de réduire le chômage, de régler le problème des retraites, de résorber les inégalités ou de surmonter la crise écologique. Et si la croissance n?était pas la solution, mais le problème ? Elle est désormais un facteur de crise, une menace pour la planète et un obstacle au progrès. Faut-il pour autant nous résoudre à une austérité punitive ? Certes non, affirme Jean Gadrey, qui prône une société privilégiant le "mieux-être" et non le "plus-avoir". Une société qui doit, et peut, viser le plein-emploi ainsi qu?un haut niveau de protection sociale pour tous. C?est le chemin d?une autre prospérité qui est ici proposé, plus juste, moins violente et donc réellement durable.
Les Kurdes, à partir de 2012, ont été aux avant-postes de la lutte contre les combattants de Daech en Syrie et en Irak. Trahi par les Alliés en 1923, opprimé depuis sur les terres morcelées du Kurdistan, ce peuple de 40 millions d'âmes a une nouvelle fois montré sa capacité à peser militairement dans le chaos de la guerre tout en ouvrant - au nord de l'Irak comme dans le Rojava syrien - des perspectives politiques favorables à la reconstruction d'une région meurtrie par des clivages nationaux, ethniques et confessionnels. Mais c'était avant une nouvelle trahison : celle des Etats-Unis et de la Russie, pour qui le sort de ces "damnés de la guerre" n'est qu'une carte à jouer parmi d'autres dans leur stratégie géopolitique. Nourri d'éléments de reportage, de témoignages et d'analyses d'experts, cet ouvrage décrypte la crise actuelle au Moyen-Orient au prisme des différentes communautés kurdes, écartelées entre quatre Etats : la Turquie, la Syrie, l'Iran et l'Irak. Alors que s'affirment la fin de l'hégémonie occidentale au Levant et l'émergence de nouvelles puissances régionales, l'auteur revient sur les principales étapes de l'histoire kurde pour expliquer pourquoi, depuis les accords Sykes-Picot en 1916, les guerres du Moyen-Orient ont toujours réactualisé la question kurde sans jamais offrir de réponse durable aux revendications de ce peuple sans droits et toujours orphelin d'Etat.
Dostaler Gilles ; Chavagneux Christian ; Cauchy Ma
De la condamnation de l'enrichissement personnel par Aristote à la critique du fanatisme du marché de Joseph Stiglitz, en passant par la lutte de Milton Friedman contre l'interventionnisme ou la taxe sur les transactions financières proposée par James Tobin, ce guide présente la vie et les idées maîtresses de près de 80 grands penseurs de l'économie. Une mine d'informations et de repères pour tout public, que l'on soit étudiant, enseignant ou simple curieux de la chose économique. Une alliance de pédagogie et d'érudition pour nous éclairer sur notre système économique actuel.
Pourquoi de plus en plus de films français sont-ils tournés en Belgique ? En raison d'une mesure fiscale très attractive incitant les entreprises à investir dans le cinéma belge. Résultat en France : davantage de chômage pour les techniciens et un manque à gagner pour les caisses de l'Etat. Cet exemple est emblématique d'un phénomène mondialisé de concurrence fiscale. Des multinationales aux travailleurs hautement qualifiés, des footballeurs aux retraités fortunés, nombreuses sont les formes de richesse que les pays cherchent à capter. Qu'importe l'idéal de "solidarité entre les peuples" affirmé dans les traités européens, la compétition économique domine les relations entre Etats. La fiscalité en est l'arme privilégiée. Chantage aux délocalisations, cadeaux démesurés, influence des sociétés d'audit, manoeuvres des paradis fiscaux... Les procédés diffèrent, mais le but du jeu demeure le même : attirer chez soi les investissements sans se préoccuper de l'impact chez le voisin. Un jeu qui s'avère très lucratif pour les entreprises, mais dont les contribuables payent lourdement le prix. Et qui contribue à délégitimer l'impôt en tant qu'outil de redistribution. L'auteur lève un coin du voile sur ces pratiques et rouvre le dossier de l'indispensable harmonisation fiscale européenne.