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Qu'est-ce que l'écologie politique ? La grande transformation du XXIème siècle suivi de Kyoto, Johan
Lipietz Alain
LA DECOUVERTE
7,50 €
Épuisé
EAN :9782707140944
L'écologie politique est-elle une science ou une orientation politique ? Et pourquoi pas une morale ? Parle-t-elle de la nature, des plantes, des animaux ? Ou des femmes et des hommes, de leurs rapports entre eux, à leur environnement ? Quel rapport l'écologie politique nourrit-elle avec ces mouvements du XIXe siècle, eux aussi mouvements sociaux et sciences sociales, comme l'hygiénisme et le socialisme (ou la sociologie) ? Faut-il opposer une écologie " sociale " à une écologie " profonde " ? C'est à toutes ces questions que répond Alain Lipietz dans cet essai. Pour lui, l'écologie politique ne nous propose pas pour le XXIe siècle, comme l'avancent certains, le désespoir d'une dégradation inéluctable, ni le seul appel à une conversion individuelle. Elle offre avant tout les bases prometteuses d'une politique écologique de l'environnement, du travail, des rapports internationaux. Elle ne se contente pas de sonner le tocsin. Elle propose déjà des outils, réglementaires et économiques, pour parvenir à un modèle de développement soutenable, assurant les besoins de tous, à commencer par ceux des plus démunis, sans compromettre les droits des générations futures à satisfaire les leurs.
Parmi les millions de femmes et d'hommes qui votent ou songent à voter écologiste, beaucoup y sont venus par une prise de conscience des périls pesant sur l'environnement. D'autres, qui s'étaient inscrits dans les grands mouvements émancipateurs de ce siècle, le socialisme, le tiers-mondisme, et qui se tournent, déçus, vers l'écologie, s'interrogent. Que faut-il penser des accusations portées contre les verts (" ils préfèrent la nature aux humains ") ? Comment l'écologie prend-elle en compte l'exigence de justice sociale dans nos pays développés, et de solidarité avec les peuples appauvris ? Pourquoi refuse-t-elle de s'inscrire, tout bonnement, dans le positionnement droite-gauche ? A ces interrogations légitimes, ce livre, écrit par un économiste qui tenta jadis d'infléchir les politiques économiques de la gauche quand celle-ci incarnait encore l'espérance, propose quelques réponses. Il explore les enjeux d'avenir de l'écologie politique, regroupés autour de trois grands axes : une logique économique post-socialiste, un nouvel internationalisme, une alternative aux forces politiques traditionnelles.
La crise mondiale qui s'est ouverte en 2007 est d'ores et déjà historique. Rien ne pourra être comme avant, car la planète est exsangue. Alain Lipietz, dans ces entretiens, interprète la nouvelle donne et dessine un réformisme radical, rendant son intégrité à la phrase d'Eluard: "Un autre monde est possible...mais il est dans celui-ci". Une autre façon de produire, une autre idée du bonheur.
L'écologie politique est-elle une science ou une orientationpolitique? Et pourquoi pas une morale? Parle-t-elle de lanature, des plantes, des animaux? Ou des femmes et deshommes, de leurs rapports entre eux, à leur environnement?Faut-il opposer une écologie "sociale" à une écologie"profonde"?. C'est à toutes ces questions que répond AlainLipietz. Pour lui, l'écologie politique ne nous propose pas,comme l'avancent certains, le désespoir d'une dégradationinéluctable, ni le seul appel à une conversion individuelle. Elleoffre avant tout les bases prometteuses d'une politiqueécologique de l'environnement, du travail, des rapportsinternationaux. Elle ne se contente pas de sonner le tocsin.Elle propose des outils, réglementaires et économiques, pourparvenir à un modèle de développement soutenable, "assurantles besoins de tous, à commencer par ceux des plus démunis,sans compromettre les droits des générations futures àsatisfaire les leurs". Cette nouvelle édition est accompagnéed'une postface inédite de l'auteur, "La seconde criseécologique mondiale".
Jusqu?en 2001, la jurisprudence du Conseil d?Etat interdisait de demander une indemnisation à l?Etat pour les actes du « gouvernement illégal de Vichy ». Aussitôt levée cette amnistie de droit, Georges Lipietz et son frère Guy demandèrent une indemnisation pour leur transfèrement et leur emprisonnement de Toulouse à Drancy en 1944. En 2006, le tribunal administratif de Toulouse condamnait l?Etat et la SNCF. Celle-ci fit appel en plaidant l?incompétence des tribunaux administratifs, et, en 2007, la cour d?appel de Bordeaux infirmait le jugement. L?Etat lui, n?ayant pas fait appel, reste condamné. C?est cette épopée judiciaire et historique que relate ici Alain Lipietz, ainsi que les remous qui en découlèrent dans l?opinion. C?est l?occasion pour lui de soulever une série de questions légitimes et passionnantes, autour de la question de l?amnistie et du délai pour demander justice, de la responsabilité d?une personne morale et, bien sûr, de la responsabilité propre de la SNCF, qui appliqua aveuglément sa mission de « transport » durant les années de la déportation. Autant de questions qui convergent finalement vers cette interrogation essentielle: pourquoi faire justice?
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.