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La société en sablier
Lipietz Alain
LA DECOUVERTE
11,43 €
Épuisé
EAN :9782707128478
Depuis les années quatre-vingt, le modèle de la «société en sablier» s'est imposé dans de nombreux pays, et en particulier en France. Cette image désigne la polarisation des revenus entre une minorité de riches, qui gagnent de plus en plus, et une majorité de pauvres, qui gagnent de moins en moins, tandis que fond la part des «couches moyennes».La société en sablier est la solution aujourd'hui adoptée, de part et d'autre de l'Atlantique, par les élites productivistes et libérales, face au «problème» du progrès technique et de la mondialisation. Une solution dont l'un des effets majeurs est d'aggraver la «déchirure sociale» qui menance désormais la majorité des citoyens et la cohésion même de la société. Ce modèle n'a pourtant rien d'inéluctable. Pour en faire la preuve, Alain Lipietz s'efforce de comprendre la logique de la société en sablier avec une précision qui fait de ce livre un ouvrage de référence pour l'analyse des mutations sociales et économiques contemporaines.
Fred Barberousse, ancien membre du contre-espionnage de l?Union européenne et critique oenologue bénévole, se voit recruter par l?agence CyberSecuritas. La mission de ce militaire atypique, épicurien et non-violent: vider le Net de ses indésirables. Le voici donc lancé sur la piste de « trolls » qui pourrissent à coups de spams la bienheureuse tranquillité d?un philosophe à chemise blanche et de sa délicate épouse blonde, mais aussi d?étranges fantômes qui poursuivent sur sa messagerie une jeune ministre opposée au téléchargement illégal de musique. Des fantômes qui ont le bon goût d?être poètes et de jouer une divine cantate à faire pleurer un disque dur? Sur sa route, notre enquêteur croisera aussi un vosnes-romanée sublime quoique totalement contrefait, un ambassadeur ouïgour féru d?histoire et un sextoy éjaculateur précoce, entendez qui tombe en rade au bout de 7 minutes exactement, le mufle. On l?aura compris, Alain Lipietz, qui sort ici de son registre habituel d?économiste sérieux, veut nous amuser avec un roman à multiples clés, qui mouline joyeusement de véritables questions d?actualité comme la loi Hadopi, les nouvelles données de la mondialisation ou les conséquences du réchauffement climatique pour la viticulture bourguignonne.
Jusqu?en 2001, la jurisprudence du Conseil d?Etat interdisait de demander une indemnisation à l?Etat pour les actes du « gouvernement illégal de Vichy ». Aussitôt levée cette amnistie de droit, Georges Lipietz et son frère Guy demandèrent une indemnisation pour leur transfèrement et leur emprisonnement de Toulouse à Drancy en 1944. En 2006, le tribunal administratif de Toulouse condamnait l?Etat et la SNCF. Celle-ci fit appel en plaidant l?incompétence des tribunaux administratifs, et, en 2007, la cour d?appel de Bordeaux infirmait le jugement. L?Etat lui, n?ayant pas fait appel, reste condamné. C?est cette épopée judiciaire et historique que relate ici Alain Lipietz, ainsi que les remous qui en découlèrent dans l?opinion. C?est l?occasion pour lui de soulever une série de questions légitimes et passionnantes, autour de la question de l?amnistie et du délai pour demander justice, de la responsabilité d?une personne morale et, bien sûr, de la responsabilité propre de la SNCF, qui appliqua aveuglément sa mission de « transport » durant les années de la déportation. Autant de questions qui convergent finalement vers cette interrogation essentielle: pourquoi faire justice?
Parmi les millions de femmes et d'hommes qui votent ou songent à voter écologiste, beaucoup y sont venus par une prise de conscience des périls pesant sur l'environnement. D'autres, qui s'étaient inscrits dans les grands mouvements émancipateurs de ce siècle, le socialisme, le tiers-mondisme, et qui se tournent, déçus, vers l'écologie, s'interrogent. Que faut-il penser des accusations portées contre les verts (" ils préfèrent la nature aux humains ") ? Comment l'écologie prend-elle en compte l'exigence de justice sociale dans nos pays développés, et de solidarité avec les peuples appauvris ? Pourquoi refuse-t-elle de s'inscrire, tout bonnement, dans le positionnement droite-gauche ? A ces interrogations légitimes, ce livre, écrit par un économiste qui tenta jadis d'infléchir les politiques économiques de la gauche quand celle-ci incarnait encore l'espérance, propose quelques réponses. Il explore les enjeux d'avenir de l'écologie politique, regroupés autour de trois grands axes : une logique économique post-socialiste, un nouvel internationalisme, une alternative aux forces politiques traditionnelles.
Comment en est-on arrivé là? Peut-on encore faire quelque chose ? Sommes-nous condamnés à la désespérance d'un "réalisme" sans couleur ? Ces questions, des millions de Français se les posent quotidiennement, tout particulièrement ceux qui avaient dansé le soir du 10 mai et qui se résignent mal aujourd'hui à la déception. Ce livre cherche à répondre, en termes simples, à ces préoccupations. L'auteur, économiste renommé, étudie depuis des années les hauts et les bas de l'économie française. Il montre notamment ce que fut l'échec de la première année méconnaissant la réalité de la crise, mal préparée, la gauche est venue buter sur un triple mur : la contrainte extérieure, la contrainte du financement, l'impossibilité d'un consensus sur le programme qu'elle proposait. De "seconde" en "troisième phase", d'ajustements en reniements, la gauche court le risque d'un enlisement qui vaccinerait le peuple de France contre le progrès et le changement social pour une génération. Passant en revue les justifications réelles ou apparentes des "tournants" successifs, Alain Lipietz explore ici quelques pistes de réformes radicales, indispensables pour sauver l'expérience de gauche. Les voies ne sont pas celles de la facilité, mais de l'audace : elles exigent de rompre avec bien des corporatismes, bien des évidences, bien des schémas de pensée.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.