Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'audace ou l'enlisement sur les politiques économiques de la gauche
Lipietz Alain
LA DECOUVERTE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782707114594
Comment en est-on arrivé là? Peut-on encore faire quelque chose ? Sommes-nous condamnés à la désespérance d'un "réalisme" sans couleur ? Ces questions, des millions de Français se les posent quotidiennement, tout particulièrement ceux qui avaient dansé le soir du 10 mai et qui se résignent mal aujourd'hui à la déception. Ce livre cherche à répondre, en termes simples, à ces préoccupations. L'auteur, économiste renommé, étudie depuis des années les hauts et les bas de l'économie française. Il montre notamment ce que fut l'échec de la première année méconnaissant la réalité de la crise, mal préparée, la gauche est venue buter sur un triple mur : la contrainte extérieure, la contrainte du financement, l'impossibilité d'un consensus sur le programme qu'elle proposait. De "seconde" en "troisième phase", d'ajustements en reniements, la gauche court le risque d'un enlisement qui vaccinerait le peuple de France contre le progrès et le changement social pour une génération. Passant en revue les justifications réelles ou apparentes des "tournants" successifs, Alain Lipietz explore ici quelques pistes de réformes radicales, indispensables pour sauver l'expérience de gauche. Les voies ne sont pas celles de la facilité, mais de l'audace : elles exigent de rompre avec bien des corporatismes, bien des évidences, bien des schémas de pensée.
Depuis les années quatre-vingt, le modèle de la «société en sablier» s'est imposé dans de nombreux pays, et en particulier en France. Cette image désigne la polarisation des revenus entre une minorité de riches, qui gagnent de plus en plus, et une majorité de pauvres, qui gagnent de moins en moins, tandis que fond la part des «couches moyennes».La société en sablier est la solution aujourd'hui adoptée, de part et d'autre de l'Atlantique, par les élites productivistes et libérales, face au «problème» du progrès technique et de la mondialisation. Une solution dont l'un des effets majeurs est d'aggraver la «déchirure sociale» qui menance désormais la majorité des citoyens et la cohésion même de la société. Ce modèle n'a pourtant rien d'inéluctable. Pour en faire la preuve, Alain Lipietz s'efforce de comprendre la logique de la société en sablier avec une précision qui fait de ce livre un ouvrage de référence pour l'analyse des mutations sociales et économiques contemporaines.
La première version du fameux Sonnet en or-ix, le plus mystérieux et jusqu'ici indéchiffré poème de Mallarmé (le ptyx..), est intitulée "Sonnet allégorique de lui-même". D'où le jeu littéraire de le déchiffrer... comme une allégorie. C'est la première partie de cet essai. Cette allégorie se révèle très précise. Et si c'est bien une allégorie "de ce poème-ci", ne serait-ce pas une allégorie de la poésie en général ? Après enquête, il se révèle que cette allégorie vaut pour une grande partie de l'oeuvre de Mallarmé, y compris "Un coup de dés jamais n'abolira le hasard", mais pas toute. De même, le lecteur pourra-t-il vérifier qu'elle éclaire certains des plus célèbres poèmes de la littérature (de Hugo à Aragon), mais pas tous : c'est une allégorie de ce que c'est qu'écrire un poème, du rapport de la poésie à l'univers et à sa splendeur mortelle. L'auteur fait même une incursion dans la poésie anglaise en prenant pour test le "Prufrock" de TS Eliot. La grande étude d'Alain Lipietz permet d'en finir avec la vision d'un Mallarmé "qui n'aurait scruté d'autre horizon que celui du langage". Mallarmé a quelque chose à dire, il parle aux femmes et aux hommes de notre temps et, même si l'auteur a de fortes réticences envers son élitisme, il tient son message pour essentiel.
Résumé : La spectaculaire défaite de la majorité plurielle aux élections de 2002 ne fut pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle relève plutôt de la chronique d'un désastre annoncé. L'échec de 2002, l'éclatement de la majorité, l'abstentionnisme de gauche résultent d'une somme de fautes tout au long de la législature. Ces fautes, il faut les repérer, les rectifier, pour explorer les voies d'une véritable politique alternative. Celle qui permettra de recoudre le camp du progrès humain, dans une nouvelle convergence écologiste et solidaire. Observateur participant, membre de la direction des Verts et du Conseil économique du Premier ministre, Alain Lipietz a pu suivre pas à pas la dérive qui, du " gouvernement le plus à gauche d'Europe " menant les réformes réellement novatrices des deux premières années, a conduit peu à peu vers un nouvel enlisement social-libéral. Du traité d'Amsterdam à l'abandon de la loi sur le tiers secteur, en passant par les 35 heures, il propose ici un bilan sans complaisance de cette période, décortiquant les avancées réelles, les occasions perdues, les vraies trahisons. Il détaille une ambition nouvelle pour l'Europe, espace véritable du combat politique pour le changement social. Et il donne également sa " part de vérité " sur l'aventure de sa candidature à l'élection présidentielle... Un bilan pour refonder l'espérance, car d'un malheur peut sortir un bien, à condition de tirer les leçons du passé.
La crise mondiale qui s'est ouverte en 2007 est d'ores et déjà historique. Rien ne pourra être comme avant, car la planète est exsangue. Alain Lipietz, dans ces entretiens, interprète la nouvelle donne et dessine un réformisme radical, rendant son intégrité à la phrase d'Eluard: "Un autre monde est possible...mais il est dans celui-ci". Une autre façon de produire, une autre idée du bonheur.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.