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Pierre le Grand, tsar des Lumières ou des Ténèbres ?
Liechtenhan Francine-Dominique
SPM LETTRAGE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782917232651
Pierre Ier de Russie (1672-1725) n'a pas bénéficié de l'éducation d'un prince. Autodidacte, il développe très jeune une passion pour les exercices militaires et la marine. Parvenu au sommet de l'Etat, il s'applique à construire une armée moderne qui est aussi le champ expérimental de ses réformes politiques, économiques et sociales. Fondateur d'une capitale, Saint-Pétersbourg, il impose un nouveau mode de vie à ses sujets. Ses contemporains acceptent, non sans réticence, sa volonté progressiste, respectueuse cependant de l'essence même de la civilisation russe : le dogme orthodoxe. Il décrète la tolérance confessionnelle en son pays et sera de ce fait célébré comme monarque du progrès par les philosophes des Lumières. Créateur de la Russie moderne, nation exemplaire pour l'Europe selon Voltaire, érigé, de son vivant, en mythe ou en Prométhée des temps modernes, Pierre n'a cessé de susciter des jugements antagonistes, en particulier pendant son séjour en France. Sise à la charnière de deux époques, déchirée entre ses traditions et une farouche volonté de dépasser l'Occident, la Russie pétrovienne illustre aussi une certaine évolution de la vaste Fédération russe à l'heure actuelle. Cet ouvrage, très illustré, retrace sur un mode impartial son règne dans sa réalité et dans sa représentation.
Jean-Louis Favier (1710 ou 1717-1784), agent du Secret du roi et aventurier d’une réputation sulfureuse, compte parmi les plus fins connaisseurs de la diplomatie de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. En 1761, il rédige ses « Observations sur la Russie «, un chef d’oeuvre de l’analyse politique. Visionnaire, il prévoit la chute de l’empire ottoman, annonce les partages de la Pologne conduisant à la disparition politique du pays, enfin, il explique pourquoi Elisabeth, la fille de Pierre le Grand, tient à intégrer la Prusse orientale dans son empire.
Résumé : La biographie référente de la plus grande souveraine de la Russie. Princesse allemande d'Anhalt-Zerbst, née à Stettin en 1729, la future Catherine II est envoyée en Russie à l'âge de 16 ans dans l'éventualité d'un mariage avec le grand-duc Pierre, fils de la tsarine en titre, Elisabeth, elle-même fille de Pierre le Grand. Elle sait séduire cette dernière, entre dans l'Eglise orthodoxe en troquant son prénom de Sophie pour celui de Catherine et finit par épouser Pierre en 1745. Celui-ci est peu populaire car, né en Allemagne, il a toujours rejeté la culture de son pays d'adoption. A l'inverse de son époux, Allemand d'inclination, Catherine parle parfaitement le russe et sait donner des gages à la haute aristocratie. Devenu tsar au décès d'Elisabeth en janvier 1762, Pierre III a tôt fait de comprendre que sa femme intrigue contre lui, laquelle le prend de vitesse et le fait déposer en juillet. Emprisonné, il mourra peu après dans des conditions mal élucidées, et on suspectera longtemps Catherine de l'avoir fait assassiner. De ce moment commence un règne de trente-quatre ans particulièrement brillant. D'une capacité de travail inépuisable, l'impératrice fait développer les voies fluviales et construire des canaux. Grâce à son époux morganatique, Grigori Potemkine, elle réussit à frayer un passage vers la mer Noire et ses Détroits, un rêve que chérissait déjà Pierre le Grand. Sous son long règne, le territoire de l'empire ne cesse de s'agrandir aux dépens de ses voisins, tandis que Catherine cherche à harmoniser l'administration selon des principes rationnels, puisés dans la philosophie occidentale, mais elle néglige les différences régionales, ethniques et religieuses. Elle développe le commerce avec l'étranger en multipliant les contrats économiques bilatéraux. Ses efforts pour créer une bourgeoisie urbaine se soldent par un échec et se révèlent profondément injustes envers les éternels laissés-pour-compte du régime : les serfs. S'en suivent d'incessantes révoltes paysannes, notamment celle de Pougatchev, et des insurrections des minorités sises en marge de l'empire. L'expansion vers le sud réussit grâce aux actions militaires ; les conquêtes, fixées par des traités, sont reconnues par la majorité des puissances occidentales. A l'ouest, les trois partages successifs de la Pologne profitent le mieux à la Russie. Au total - et ce n'est pas le moindre de ses paradoxes -, l'impératrice, portée aux nues par Voltaire, Diderot ou Grimm, avec lesquelles elle était en relations épistolaires suivies, aura marché sur les brisées de Pierre le Grand en mettant au plus haut le régime autocratique, régime en principe honni par les représentants des Lumières. A sa mort en 1796, celle qui fut très tôt appelée Catherine la Grande laissait un empire puissant et opulent comme jamais, qu'aucun pays, tant en Europe qu'en Asie, ne pouvait ignorer. Non sans de profondes fragilités toutefois, lesquelles se révéleront tout au long du XIXe siècle. Jusqu'à l'épilogue de la révolution d'Octobre.
Lichtenhan Francine-Dominique ; Le Roy Ladurie Emm
Mis magistralement en lumière par Soljenitsyne au début des années soixante-dix, le "Goulag" passe pour l'incarnation du stalinisme. Malgré de multiples explications, factuelles, historiques, philosophiques ou polémiques, ce système répressif n'en finit pas de poser des questions. L'une d'entre elles est de taille: où, quand, pourquoi et comment est-il apparu? Cette origine, Francine-Dominique Liechtenhan l'a retrouvée tout au nord de l'ancienne URSS, en mer Blanche, dans le monastère des Solovki. Dès 1923, les bolcheviks déportent dans le fameux sanctuaire de cet archipel du bout du monde transformé en camp "à régime spécial", outre aristocrates, "bourgeois", membres du clergé et opposants, nombre de militants ouvriers, paysans et cadres du Parti ayant déplu à la direction. Largement initié par Lénine, porté à son zénith par Staline, le système permet, au mépris de tout droit humain, l'élimination de l'"ennemi intérieur" et l'exploitation d'une importante force de travail. La Russie de Wladimir Poutine et du patriarche Alexis II semble oublier dans le grand Nord russe comme partout ailleurs les millions de victimes du Goulag, ces hommes et femmes qui ont contribué à construire l'URSS dont Moscou reste l'héritière principale. Jamais sans doute un livre ne s'est autant intéressé à cet aspect de la genèse du système totalitaire soviétique, à travers un récit très accessible, des témoignages inédits de prisonniers et de passionnants documents d'archives. Biographie de l'auteur Chercheur au CNRS, chargée de cours à l'Institut Catholique de Paris, Francine-Dominique Liechtenhan est historienne, spécialiste de la Russie et des relations internationales à l'époque moderne. Elle collabore avec Emmanuel Le Roy Ladurie pour la publication du Siècle des Platter.
Résumé : Il n'est pas abusif de dire que Pierre Alexeivitch est le vrai fondateur de la Russie. Né en 1672, alors que Louis XIV régnait en France, il fut le premier souverain de ce pays à recevoir une instruction (sinon une éducation) à l'occidentale avec des maîtres suisses et écossais et plus tard toute son action a tendu à se rapprocher des puissances de l'Ouest: il a même, ce qui était peu courant alors, visité l'Allemagne, la Hollande, l'Angleterre, la France pour comprendre le secret de leur prospérité et de leurs moeurs plus "pacifiques". C'est à marche forcée et sans égards pour son peuple comme pour sa noblesse qu'il a conduit l'empire à la modernisation. Ce chef-d'oeuvre Ce règne capital, dont certains effets se font sentir aujourd'hui encore, est mal connu dans les pays francophones, et de nombreux historiens ont reculé devant l'ampleur du travail de dépouillement d'archives et de documentation que l'on ne peut mener à bien que par de longs séjours en Russie et par une véritable intimité avec l'histoire de ce pays. C'est l'exploit réalisé par Francine-Dominique Liechtenhan. Mêlant dans son récit la "grande histoire" et les épisodes pittoresques qui donnent son sel à l'évocation d'un monde si loin de nous dans l'espace et le temps, elle nous fait découvrir un homme hors du commun.
Alors que le Second Empire, très longtemps négligé par l'historiographie, bénéficie depuis plusieurs décennies d'une réévaluation historiographique et d'une redécouverte par le grand public, tel n'est pas le cas de son ultime phase, l'Empire libéral, qui est pourtant d'une richesse inouïe sur tous les plans : politique, culturel, économique, social, impérial et international. Ce livre propose d'abord un état des lieux de nos connaissances sur l'Empire libéral, à la lumière de récents travaux. Il élargit ensuite la problématique autour de trois axes : la signification politique de ce nouvel écosystème, la prise en compte des forces profondes de l'économie durant l'Empire libéral, enfin l'insertion de celui-ci dans les transformations contemporaines de l'Europe et du monde. Au prisme de l'histoire globale, il permet de redécouvrir cette période-clé de notre modernité qui, par bien des traits, fait écho à notre actualité.
Reconnu dans divers supports de presse, ainsi qu'à la télévision, Hervé Lapous a décidé de rompre les préjugés du viager en créant un ouvrage original basé sur ce qui n'a jamais été écrit auparavant et portant principalement sur la physiologie du viager. Pour lui, il est important de comprendre et d'anticiper sur les bouleversements économiques qui sont en train de croître dans notre société. L'idée de faire un nouveau guide du viager alors que tout semble avoir déjà été écrit sur le sujet lui est venue naturellement du fait de ce que la documentation disponible traite principalement de l'exécution du contrat de viager en méconnaissant singulièrement les raisons qui poussent au choix de ce mode de vente ou d'acquisition immobilière. Il y a en effet une philosophie du viager qui gagne à être exposée parce qu'elle concernera un nombre croissant d'acteurs économiques au vu des changements considérables qui affectent la vie quotidienne de nos contemporains. Plusieurs chapitres traitent plus particulièrement du viager financier et du viager mobilier. De la même manière que l'on peut acheter un immeuble en viager, il est loisible de faire l'acquisition soit d'un meuble soit d'un capital monétaire dont le prix sera également converti selon la même logique en rente viagère. La vente en viager se prépare donc à être dans les années qui viennent l'innovation la plus marquante des pratiques financières des hommes d'affaires comme des ménages. Le présent ouvrage est en outre pourvu d'une table générale des taux de conversion applicables aux rentes viagères selon l'âge des vendeurs.
Richement illustré de documents inédits et de photos d'époque, cet ouvrage s'intéresse au regard que les enfants, français, anglais, allemands, autrichiens, belges ou alsaciens-lorrains, portaient sur cette guerre. A travers leurs textes et leurs dessins, leurs devoirs d'école, les courriers échangés avec le père mobilisé, leurs jeux et leurs jouets, on découvre la réalité de leur condition. Un album révélateur et qui nous interpelle à une époque où, cent ans après, les enfants sont toujours témoins, héros ou victimes des conflits qui ensanglantent la planète.
Les "anonymes" de la Résistance en France Les "anonymes" de la Résistance, sont les oubliés de l'ombre, c'est-à-dire ces héros de la première heure qui ont osé agir en rejetant la collaboration avec l'Allemagne. Ce sont surtout les petits, les sans-grades, grâce à qui le travail de la Résistance a pu être accompli, comme des hôteliers, des passeurs, des assistantes sociales et des médecins, des prêtres, des policiers et des gendarmes, des lycéens, des intellectuels et artistes, des fonctionnaires, des enseignants, des pasteurs, etc. Contrairement à une image de la France décrite comme une nation "atone, recroquevillée sur elle-même, uniquement soucieuse de satisfaire à ses besoins vitaux, voire indifférente", cet ouvrage permet de découvrir que ces résistants de la première heure furent nombreux et posèrent les jalons des premiers réseaux et mouvements de Résistance. Les chaînes de solidarités que cette activité illégale a fait naître à travers la France, avant même l'organisation des réseaux et des mouvements, doit être prise en compte, car la Résistance ne peut être identifiée au seul geste de chevalerie d'exception. C'est pourquoi l'auteur distingue entre trois notions : Désobéissance civile, Résistance et Résistance spirituelle, ce qui lui permet de prendre en compte toute l'étendue de cette première Résistance de 1940 à 1942. En mettant l'accent sur l'histoire locale, sur les liens entre les individus avant la guerre, l'auteur brosse un tableau radicalement autre de la France sous l'Occupation, révélant les nombreuses initiatives pour libérer le pays. Ce travail, résultat d'une enquête de plusieurs années, apporte une pierre nouvelle à l'historiographie de Vichy et à l'histoire de la Résistance en France. Il fera date.