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Discours. Tome 3, Discours XI Antiochicos, Edition bilingue français-grec ancien
LIBANIOS/SALIOU
BELLES LETTRES
59,00 €
Épuisé
EAN :9782251006086
Ce discours, oeuvre du genre épidictique, qui montre que Libanios se conforme aux règles et aux usages de la rhétorique, constitue surtout à nos yeux un document important pour l'histoire d'Antioche et plus généralement pour l'histoire de la cité et de la ville dans l'Antiquité classique et tardive. Ce discours est d'abord, conformément à la tradition, une euphèmia (discours d'éloge) consacré à la patrie de l'orateur, prononcé par un Libanios à son meilleur niveau et ensuite remanié pour la diffusion écrite. Si l'éloge des Jeux Olympiques occupe à la fin peu d'espace (paragraphes 268-269), ce qui est singulier, l'ensemble du discours est consacré à l'éloge très étendu de la cité, plus précisément de son passé puis de son présent ; éloge préalable du territoire (relief, nature du sol, productions agricoles), de l'orient (alors que l'éloge traditionnel avait plutôt les cités de Grèce pour thème), après quoi Libanios narre la fondation de la cité (Les origines grecques d'Antioche sont d'après Libanios bien antérieures à sa fondation par Séleucos et remontent aux temps héroïques, avec plusieurs implantations de populations grecques de diverse provenance). La présentation des temps historiques commence par une évocation de la période perse, durant laquelle, d'après Libanios, la reine Méroé restaure et dote richement un sanctuaire d'Artémis construit par Sémiramis, et son époux Cambyse consacre un temple à Apollon (59-71). La fondation proprement dite de la ville, cependant, est due à Séleucos, ou plus précisément à Alexandre, suivi de Séleucos. Le récit de cette fondation, en effet, se démultiplie (79-99). Trois séquences se succèdent : projet d'implantation urbaine sur le site d'Antioche par Alexandre, fondation d'Antioche par Séleucos Ier, puis fondation du sanctuaire suburbain de Daphné par le même Séleucos. Le choix initial du site de la future Antioche est dû à Alexandre, qui se contente cependant d'y ériger un autel à Zeus Bottien et d'y construire une citadelle (72-77). La fondation réelle est l'oeuvre de Séleucos. Après une courte biographie de celui-ci, Libanios montre que la fondation d'Antioche est placée sous le patronage de Zeus, tandis que la fondation ensuite de Daphné est placée sous le patronage d'Apollon : ce sont les deux dieux tutélaires d'Antioche, fondateurs mythiques de la dynastie des Séleucides. Libanios s'intéresse ensuite à la période hellénistique, de façon assez détaillée, sans que la domination romaine soit longuement évoquée. Et il en vient à la deuxième partie (paragraphes 131-268), au présent. elle s'articule en deux sections, consacrées à la cité en tant qu'entité politique et humaine (132-192), la deuxième au cadre concret de la vie urbaine et à une description physique de la ville et de ses faubourgs. Une longue comparaison entre Antioche et Athènes valorise la première et en fait l'Athènes de l'Asie. La description physique de la cité s'organise en trois grandes parties, consacrées tout d'abord au paysage urbain de la ville d'Antioche (196-229), puis à ses faubourgs (230-243), enfin aux plaisirs de la vie urbaine (244-268). Ce discours est un des textes les plus riches de la seconde sophistique et est resté fameux jusqu'à nos jours. Traditionnel et singulier par divers aspects, ce texte est aussi un document extraordinaire sur la vie d'une cité grecque dans l'Antiquité tardive. La présente édition réunit trois chercheurs : Odile Lagacherie, maître de conférences à l'Université Stendhal (Grenoble III), a soutenu, sous la direction du professeur Jean Martin (éditeur de Libanios et maître, avec Paul Petit, des études sur Libanios), une thèse sur l'Antiochicos (édition critique, traduction, notes). Cette thèse a été à la base du volume actuel. Michel Casevitz, philologue, professeur émérite (Université Paris Ouest Nanterre La Défense), s'est chargé de mettre au point l'établissement du texte et la traduction, cependant que Catherine Saliou, historienne, professeur à l'université Paris VIII, Directeur d'Etudes à l'EPHE, a rédigé les notes complémentaires, en fait un véritable commentaire.
Ce volume regroupe trois discours composés par Libanios dans la seconde moitié des années 380. On peut les qualifier de "scolaires" dans la mesure où ils éclairent les conditions dans lesquelles Libanios exerce son métier de professeur de rhétorique au sein de l'école municipale d'Antioche. La question de la réputation de Libanios à Antioche et de ses relations avec ses concitoyens leur est aussi commune. Le discours XXXIV, En réponse aux diffamations du pédagogue, présente une défense du sophiste attaqué par un pédagogue sur ses méthodes de travail et sa gestion du temps scolaire. Le discours XXXV, A ceux qui ne prennent pas la parole, s'adresse à d'anciens élèves devenus membres du conseil municipal d'Antioche et qui ne prennent pas la parole lors des débats, ce qui met à mal la réputation de Libanios. Ce texte a pour objectif de ramener ces jeunes gens à leur devoir civique et à rappeler, du même coup, qu'ils ont reçu une excellente formation rhétorique. Le discours XXXVI, Sur les maléfices, est composé en réaction à un rituel de magie noire pratiqué contre Libanios et dont il retrouve l'instrument, un caméléon mort, dans sa salle de classe. Ce texte révèle les difficultés auxquelles Libanios pouvait être confronté dans ses relations aux autres, notamment ses collègues professeurs.
Résumé : "On a émis sur ma Fortune des opinions peu fondées : les uns disent que je suis le plus heureux des hommes grâce aux applaudissements que recueillent mes discours, et les autres que je suis le plus malheureux des êtres par suite des risques et des travaux que j'assume continuellement. Aucun de ces deux jugements n'étant conforme à la vérité, il me faut tenter de les rectifier par le récit des événements passés et présents de ma vie, afin que chacun sache que les dieux ont pour moi mêlé les dons de la Fortune, et que je ne suis ni le plus heureux ni le plus malheureux. Puisse Némésis ne point me punir de ses traits !". Ces quelques lignes trahissent à elles seules l'ambition du livre et celle de son auteur, le sophiste Libanios (314-393), mais il est vrai que l'autobiographie est rarement un genre modeste. Le texte se divise en deux parties: la première, factuelle relate le parcours du sophiste depuis son enfance jusqu'à ses succès dans les plus hautes sphères de la société d'Antioche, et la seconde, faîte d'impressions personnelles. Volubile, exubérante, vaniteuse et facilement susceptible, la voix de Libanios a traversé les temps et forme un témoignage aussi riche que touchant. Le tome I des Discours est tout entier dévolu à l'Autobiographie. L'introduction générale fait le point des connaissances relatives à l'auteur et croise les informations de l'Autobiographie avec les autres sources, notamment via les quelques 1500 lettres de Libanios qui nous sont parvenues. L'histoire de la tradition manuscrite est relatée en détail, tandis qu'une notice, assortie d'une chronologie, étudie avec précision la composition de l'oeuvre. Des notes, développées en fin d'ouvrage par des notes complémentaires, accompagnent la lecture. L'ouvrage est en outre enrichi d'un Index des noms propres.
Résumé : Discours II : Réponse à ceux qui l'avaient appelé arrogant. Ecrit en 380 ou 381 après J-C, c'est un manifeste du parti païen prononcé au cours l'une séance publique, dans la salle de son école au bouleuterion et devant un auditoire assez large. L'intérêt de ce texte est de nous donner l'expression officielle de la pensée politique de Libanios à la fin d'une période de sa vie, Discours III : A ses élèves sur le discours Composé dans sa vieillesse après l'émeute de 387, il tient d'un genre oratoire connu, la réprimande Libanios a décidé un jour de supprimer le discours de clôture des cours de l'année, les étudiants se sont plaints et ils le réclament comme un dû. Discours IV : Pour montrer qu'il ne radote pas, ce discours est dirigé contre un consulaire de Syrie nommé Eutropios. Discours V : Artémis hymne en prose à la déesse. Discours VI, VII, VIII : Trois dissertations morales ; de l'instabilité, la richesse mal acquise est un malheur plus grand que la pauvreté, de la pauvreté. Discours X : Sur le Plèthre dirigé contre Proclos, jeune comes Orientis en 383 et 384, coupable aux yeux du sophiste d'avoir voulu agrandir le Pléthrion d'Antioche, un des lieux essentiels des jeux Olympiques.
La déclamation se définit comme un discours fictif que l'apprenti orateur ou même l'orateur confirmé compose soit pour se perfectionner, soit pour faire montre de son talent lors de démonstrations oratoires. Quand les sophistes ont contribué à répandre, dans la seconde moitié du cinquième siècle avant J. C. , cette nouvelle discipline qu'était la rhétorique, ils ont d'emblée accordé une grande importance à la pratique du discours fictif. Nous désignons le discours à sujet fictif par le mot "déclamation" , bien que les Grecs n'aient jamais utilisé une autre appellation que celle d'exercice. Le terme declamatio apparaît à l'époque de Cicéron, et il met bien en lumière l'importance de l'oralité. Libanios ne s'écarte pas des usages qui ont prévalu au second siècle de notre ère, quand Hérode Atticus, Isée l'Assyrien, Marc de Byzance, Aristoclès de Pergame, Polémon de Laodicée, Aelius Aristide ou Lucien pratiquaient à l'envi la déclamation et recueillaient l'admiration enthousiaste de leurs auditeurs ou lecteurs. Les écoles byzantines maintiendront la tradition de la déclamation grecque jusqu'à l'effondrement de l'empire. De toutes les oeuvres de Libanios, l'Apologie de Socrate se distingue par sa longueur. De ce point de vue, elle vient en troisième position derrière L'Eloge funèbre de Julien et l'Autobiographie ; c'est de loin la plus longue des déclamations. "On veut interdire à Socrate de poursuivre ses entretiens dans la prison et un orateur s'y oppose" . Tel est le sujet que Libanios se propose de traiter dans la seconde déclamation de ce volume, Socrate condamné au silence. Comparée à l'Apologie, la tonalité générale est plus grave ; l'oeuvre apparaît en tout point fidèle à la légende socratique et empreinte d'un sentiment de piété et de noblesse qui ne pouvait laisser l'auditeur insensible.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.