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Discours. Tome 1, Discours I, Autobiographie, Edition bilingue français-grec ancien
LIBANIOS
BELLES LETTRES
41,00 €
Épuisé
EAN :9782251001883
On a émis sur ma Fortune des opinions peu fondées : les uns disent que je suis le plus heureux des hommes grâce aux applaudissements que recueillent mes discours, et les autres que je suis le plus malheureux des êtres par suite des risques et des travaux que j'assume continuellement. Aucun de ces deux jugements n'étant conforme à la vérité, il me faut tenter de les rectifier par le récit des événements passés et présents de ma vie, afin que chacun sache que les dieux ont pour moi mêlé les dons de la Fortune, et que je ne suis ni le plus heureux ni le plus malheureux. Puisse Némésis ne point me punir de ses traits !". Ces quelques lignes trahissent à elles seules l'ambition du livre et celle de son auteur, le sophiste Libanios (314-393), mais il est vrai que l'autobiographie est rarement un genre modeste. Le texte se divise en deux parties: la première, factuelle relate le parcours du sophiste depuis son enfance jusqu'à ses succès dans les plus hautes sphères de la société d'Antioche, et la seconde, faîte d'impressions personnelles. Volubile, exubérante, vaniteuse et facilement susceptible, la voix de Libanios a traversé les temps et forme un témoignage aussi riche que touchant. Le tome I des Discours est tout entier dévolu à l'Autobiographie. L'introduction générale fait le point des connaissances relatives à l'auteur et croise les informations de l'Autobiographie avec les autres sources, notamment via les quelques 1500 lettres de Libanios qui nous sont parvenues. L'histoire de la tradition manuscrite est relatée en détail, tandis qu'une notice, assortie d'une chronologie, étudie avec précision la composition de l'oeuvre. Des notes, développées en fin d'ouvrage par des notes complémentaires, accompagnent la lecture. L'ouvrage est en outre enrichi d'un Index des noms propres.
Ce volume regroupe trois discours composés par Libanios dans la seconde moitié des années 380. On peut les qualifier de "scolaires" dans la mesure où ils éclairent les conditions dans lesquelles Libanios exerce son métier de professeur de rhétorique au sein de l'école municipale d'Antioche. La question de la réputation de Libanios à Antioche et de ses relations avec ses concitoyens leur est aussi commune. Le discours XXXIV, En réponse aux diffamations du pédagogue, présente une défense du sophiste attaqué par un pédagogue sur ses méthodes de travail et sa gestion du temps scolaire. Le discours XXXV, A ceux qui ne prennent pas la parole, s'adresse à d'anciens élèves devenus membres du conseil municipal d'Antioche et qui ne prennent pas la parole lors des débats, ce qui met à mal la réputation de Libanios. Ce texte a pour objectif de ramener ces jeunes gens à leur devoir civique et à rappeler, du même coup, qu'ils ont reçu une excellente formation rhétorique. Le discours XXXVI, Sur les maléfices, est composé en réaction à un rituel de magie noire pratiqué contre Libanios et dont il retrouve l'instrument, un caméléon mort, dans sa salle de classe. Ce texte révèle les difficultés auxquelles Libanios pouvait être confronté dans ses relations aux autres, notamment ses collègues professeurs.
La déclamation se définit comme un discours fictif que l'apprenti orateur ou même l'orateur confirmé compose soit pour se perfectionner, soit pour faire montre de son talent lors de démonstrations oratoires. Quand les sophistes ont contribué à répandre, dans la seconde moitié du cinquième siècle avant J. C. , cette nouvelle discipline qu'était la rhétorique, ils ont d'emblée accordé une grande importance à la pratique du discours fictif. Nous désignons le discours à sujet fictif par le mot "déclamation" , bien que les Grecs n'aient jamais utilisé une autre appellation que celle d'exercice. Le terme declamatio apparaît à l'époque de Cicéron, et il met bien en lumière l'importance de l'oralité. Libanios ne s'écarte pas des usages qui ont prévalu au second siècle de notre ère, quand Hérode Atticus, Isée l'Assyrien, Marc de Byzance, Aristoclès de Pergame, Polémon de Laodicée, Aelius Aristide ou Lucien pratiquaient à l'envi la déclamation et recueillaient l'admiration enthousiaste de leurs auditeurs ou lecteurs. Les écoles byzantines maintiendront la tradition de la déclamation grecque jusqu'à l'effondrement de l'empire. De toutes les oeuvres de Libanios, l'Apologie de Socrate se distingue par sa longueur. De ce point de vue, elle vient en troisième position derrière L'Eloge funèbre de Julien et l'Autobiographie ; c'est de loin la plus longue des déclamations. "On veut interdire à Socrate de poursuivre ses entretiens dans la prison et un orateur s'y oppose" . Tel est le sujet que Libanios se propose de traiter dans la seconde déclamation de ce volume, Socrate condamné au silence. Comparée à l'Apologie, la tonalité générale est plus grave ; l'oeuvre apparaît en tout point fidèle à la légende socratique et empreinte d'un sentiment de piété et de noblesse qui ne pouvait laisser l'auditeur insensible.
Résumé : Discours II : Réponse à ceux qui l'avaient appelé arrogant. Ecrit en 380 ou 381 après J-C, c'est un manifeste du parti païen prononcé au cours l'une séance publique, dans la salle de son école au bouleuterion et devant un auditoire assez large. L'intérêt de ce texte est de nous donner l'expression officielle de la pensée politique de Libanios à la fin d'une période de sa vie, Discours III : A ses élèves sur le discours Composé dans sa vieillesse après l'émeute de 387, il tient d'un genre oratoire connu, la réprimande Libanios a décidé un jour de supprimer le discours de clôture des cours de l'année, les étudiants se sont plaints et ils le réclament comme un dû. Discours IV : Pour montrer qu'il ne radote pas, ce discours est dirigé contre un consulaire de Syrie nommé Eutropios. Discours V : Artémis hymne en prose à la déesse. Discours VI, VII, VIII : Trois dissertations morales ; de l'instabilité, la richesse mal acquise est un malheur plus grand que la pauvreté, de la pauvreté. Discours X : Sur le Plèthre dirigé contre Proclos, jeune comes Orientis en 383 et 384, coupable aux yeux du sophiste d'avoir voulu agrandir le Pléthrion d'Antioche, un des lieux essentiels des jeux Olympiques.
Résumé : L'abondante correspondance de Libanios, célèbre rhéteur antiochéen du IVe siècle, n'a jamais été traduite en français. En proposant un choix de lettres, dont certaines adressées aux grandes figures du siècle, on souhaite rappeler la place que cet auteur tenait dans la vie culturelle et illustrer son rôle de témoin des affaires de son temps. Il vécut près de quatre-vingts ans dans ce siècle si varié et ses écrits comme sa culture sont des échos précieux de tous les aspects de la vie contemporaine.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.