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Survivre à l'indifférence
Lévy Ghyslain
CAMPAGNE PREM
21,00 €
Épuisé
EAN :9782372060493
Comprendre les maux de nos sociétés contemporaines Comment comprendre notre consentement passif envers la cruauté banalisée d'une réalité quotidienne dont nous entendons les échos terrifiants ? L'époque n'est plus celle de cet amour de la vérité que Freud donnait comme la fin de chaque engagement dans une psychanalyse. L'époque est celle de la vraie pauvreté, de l'homme pouvant être sacrifié à merci, et dont l'autre face est l'indifférence. Dans cet essai d'anthropologie psychanalytique, Ghyslain Lévy saisit la société actuelle. Il montre combien l'invention de " l'homme augmenté ", produit d'un éros technologique, se fonde sur un déni de la réalité et de la mort qui induit l'isolement dans l'addiction ou la solitude " branchée ". A partir de sa riche expérience clinique, et en s'appuyant sur la littérature et le cinéma, l'auteur nous fait parcourir les lieux de l'indifférence, des maladies du virtuel à la perte du sentiment du chez soi. Survivre à l'indifférence, c'est vivre contre l'indifférence, faire résistance au règne de l'homme-jetable et à la marchandisation des corps.
Résumé : Aujourd'hui, l'autre semble avoir perdu son ombre, son ambiguïté. Impossible de se retirer dans l'insaisissable, dans l'énigmatique de la subjectivité. Quand la langue est réduite à être un outil de communication, le règne de la clarté crue, de l'individu technique, de la prédation de tous par tous est à l'horizon. En s'appuyant sur les grands veilleurs de la langue (Walter Benjamin, Paul Celan, Hélène Cixoux, Jacques Derrida, Franz Kafka, Sigmund Freud, Emmanuel Levinas), Ghyslain Lévy s'offre à nous faire partager ce don de l'ombre au coeur de l'expérience psychanalytique. Son attention à la poétique de la langue, à l'opacité du monde, nous fait comprendre la nécessité éthique de l'altérité. C'est ainsi que nous pouvons penser.
Le projet de L'Alge rie, traverse es s'est formule autour d'une question partage e : l'heure n'est-elle pas venue en Alge rie d'un ve ritable renouveau apporte par les oeuvres de culture ? La vitalite , la diversite , l'impertinence de ces dernie res en te moignent. Elles de bouchent sur une nouvelle page en train de s'e crire, non seulement en Alge rie mais aussi au coeur de la relation complexe entre l'Alge rie et la France. Les diffe rentes ge ne rations d'e crivaines et d'e crivains, d'artistes, de psychanalystes, de chercheuses et chercheurs en litte ratures, en anthropologie ou en histoire re unies a l'occasion d'un Colloque de Cerisy, le lieu me me ou se dit depuis si longtemps la foisonnante diversite des cultures, ont concouru a une rupture avec les versions convenues de l'Histoire, avec les me moires encore enferme es dans des clivages post- traumatiques et des fixations nostalgiques. Cet ouvrage rend compte de leurs travaux, avec l'enthousiasme et la passion des e changes entre celles et ceux qui savent combien le passe s'e crit toujours au futur, car il est riche de possibles a faire advenir. Traverser, c'est multiplier les voies du sens et de l'interpre tation, chercher des chemins de biais ; traverser, c'est traduire pour acce der a d'autres formes d'alte rite . L'esprit des traverse es anime ce livre, depuis le pouvoir cre ateur de la me taphore, afin de dire autrement l'Alge rie et sa re alite pre sente et a venir.
La légèreté comme résistance : le texte montre comment l'allégresse et l'humour, notamment à travers l'humour juif, permettent de détourner le désespoir et de triompher de la souffrance, même dans les contextes les plus tragiques._x000D_ _x000D_ Un jeu créatif et libérateur : l'écriture, la poésie et même le dessin sont présentés comme des gestes de liberté, proches du jeu, qui refusent les contraintes trop rigides et ouvrent à l'inattendu._x000D_ _x000D_ La mémoire vivante : le livre valorise le pouvoir évocateur des souvenirs, des images et des odeurs, qui ramènent à l'enfance ou à des origines intimes._x000D_ _x000D_ Une philosophie de la légèreté : l'allégresse y est conçue comme une " énigme heureuse ", une manière légère de traverser l'existence, entre lucidité et émerveillement, toujours en mouvement, sans s'enfermer dans des certitudes._x000D_ _x000D_ La dimension universelle et égalitaire : l'allégresse est décrite comme une force partagée par tous, riches ou pauvres, jeunes ou vieux, dans le quotidien, face à la maladie, à la mort ou simplement aux petits riens de la vie._x000D_ _x000D_ Un art de la rencontre et de la surprise : le flâneur, le regardeur, l'écrivain et le lecteur sont invités à se laisser surprendre par l'inattendu, par l'instantané photographique, par la beauté fugace ou par le surgissement de l'humour.
Après Freud adolescent, Florian Houssier poursuit sa présentation du jeune Freud. Avant d'entrer à la faculté de médecine de Vienne, le nouveau bachelier se plonge dans l'étude du français et de la philosophie. Sa vie sentimentale et sexuelle est réduite à sa plus simple expression. Plus tard, la relation à distance avec sa fiancée, Martha Bernays, s'accompagne d'un fantasme de possession. Toutefois, son amour du monde des livres et du langage écrit éveille son intérêt pour la recherche d'une vérité humaine. Poids du legs parental, de la nécessaire réparation d'une famille dans la gêne, et difficultés récurrentes à trouver de l'argent, fin de sa longue relation avec Eduard Silberstein, son principal ami d'adolescence, fascination pour les duos mère-fille, quête d'identifications masculines et surinvestissement de la vie psychique font partie des traits mis en évidence par l'auteur. Il souligne combien cette période est celle de basculements essentiels dans la vie de Sigmund Freud. En psychanalyste formé à l'étude de l'âme humaine et en biographe s'appuyant sur des archives sûres, Florian Houssier nous fait comprendre comment ces années ont conduit l'étudiant Sigmund Freud à devenir l'inventeur d'une nouvelle science de l'homme.
Freud Sigmund - Rank Otto - Avrane Patrick - Achac
Cette correspondance entre Sigmund Freud et Otto Rank est un témoignage essentiel de la période la plus riche de l'histoire de la psychanalyse. Plus de 220 lettres échangées entre 1907 et 1926 rendent compte du lien entre Freud et Otto Rank, le plus précoce de ses disciples, souvent considéré comme son fils adoptif. Nous y lisons l'évolution de leur relation. Rank, tout d'abord élève d'un maître vénéré, s'affirme, puis prend son indépendance, jusqu'à la rupture avec Freud après la publication du Traumatisme de la naissance. Cet échange nous fait également partager la vie de la psychanalyse, des psychanalystes et des Viennois au cours de ces années pleines de bouleversements. Intrication de la vie personnelle, des amours et de la pratique analytique, désaccords cliniques et théoriques, rivalité et fraternité des disciples de Freud, se déploient sur le fond tourmenté de la société autrichienne : la Grande Guerre, la disparition de l'Empire, la grave dépression économique. Nous y retrouvons Freud, toujours attentif à ses élèves, à ses proches et à la cause psychanalytique : père de la psychanalyse, encore plus avec Otto Rank qu'avec tout autre de ses disciples. Avec ce recueil, le lecteur pénètre au plus intime de l'invention et du développement de la psychanalyse, une affaire d'hommes et de femmes aux destins exceptionnels.
Le transfert est l'un des concepts-clés et le ressort le plus important de la psychanalyse. C'est par lui que l'inconscient s'implique dans la cure. Sa mise au jour et son élaboration théorique reviennent incontestablement à Freud. Sans transfert, allié irréductible et rebelle, l'analyse est impossible. Freud ne cesse de le rappeler et de le redécouvrir, mais, précise-t-il, "il bouleverse tous les calculs" et "doit être deviné". Dans cet ouvrage, Catherine Muller analyse la confrontation de Freud à l'inconscient dans le surgissement du transfert au fil de sa clinique. Ce concept s'y révèle avec clarté, et dévoile les paradoxes avec lesquels s'est construite la rationalité freudienne. Cette étude, originale et inédite, met en lumière la nécessité d'une présence d'énigme qui tient à l'inconscient lui-même.
Résumé : L'incertitude de la paternité face à la certitude de l'enfantement par la mère est le roc sur lequel semble fondée la loi symbolique. Mais aujourd'hui, le dogme de la mère absolument certaine et du père toujours incertain a volé en éclats. Le père génétique peut être sûr, quand la mère qui met au monde n'est plus nécessairement celle qui a conçu, ce que Lacan, ni a fortiori Freud, n'avaient pu prévoir. Les psychanalystes n'ont pas à trancher sur les formes que prennent les parentalités, pas plus qu'ils n'ont à garantir la qualité d'une filiation, mais ils ne peuvent ignorer ces renversements fondamentaux. Issu d'un colloque interdisciplinaire réunissant psychanalystes, médecins, historiens, anthropologues et philosophes, ce livre ouvre ces questions trop souvent fermées par des prises de position idéologiques.