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Lectures des Faux-monnayeurs
Lestringant Frank
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753520646
Les Faux-monnayeurs est un roman écrit par André Gide, publié en 1925 dans la Nouvelle Revue française (NRF). Construit avec minutie, ce roman multiplie les personnages, points de vue narratifs et intrigues secondaires diverses autour d'une histoire centrale. Par la liberté de l'écriture et la multiplicité des angles de vue, Gide se détache de la tradition littéraire du roman linéaire. A travers le personnage d'Edouard, il montre les limites de la prétention du roman à reproduire le monde réel et ouvre ainsi la voie à la recherche plus large d'une écriture créatrice. Ce roman aujourd'hui est considéré comme l'un des plus significatifs du XXe siècle, précurseur de mouvements littéraires comme le Nouveau Roman. Ces Lectures permettront aux étudiants préparant l'Agrégation de Lettres modernes de disposer d'un outil de travail complet et indispensable leur permettant de préparer dans les meilleurs contions la question au programme.
Grand historien de l'époque des guerres de religion, bibliophile acharné, négociateur de l'Edit de Nantes, vedette de la République des lettres... Les figures de Jacques-Auguste de Thou (1553-1617) sont aussi variées que les activités politiques et intellectuelles de ce savant poète et haut magistrat. Mais si son oeuvre maîtresse - la volumineuse Histoire de son temps - est utilisée par tous, de Thou lui-même s'est estompé. Sa langue de prédilection, le latin, a d'abord favorisé la propagation de sa gloire au-delà des bornes de la France, avant de diminuer sa réputation et son autorité. Une équipe internationale de spécialistes se penche ici sur les modalités idéologiques et socioculturelles de ce qu'on peut désormais appeler la " jurislittérarité ". Du voyage d'Italie au réseau poitevin, de l'historicité au néostoïcisme, de la poésie latine à l'histoire de soi, les études rassemblées dans ce volume ouvrent de nouvelles perspectives tant sur la vie que sur la plume de cet intellectuel de haut vol.
Moine franciscain devenu, après deux voyages en Terre Sainte et au Brésil, cosmographe (ou géographe) du roi, André Thevet (1516-1592) est l'un des auteurs les plus prolifiques et les plus controversés de la Renaissance. Ce livre, qui s'attache à arpenter une œuvre placée sous le signe de la variété, s'ordonne selon les quatre vents de la mappemonde. Une première partie replace Thevet en son siècle, à l'ombre des derniers Valois et sous la protection des grands, le chancelier Michel de L'Hospital et l'influente famille des Guises. Le deuxième volet concerne l'Orient méditerranéen, espace géographique traditionnel, trésor commun au cosmographe et aux poètes, de Du Bellay à Robert Garnier. La troisième partie explore le monde ouvert des grandes navigations. Dès lors que les parcours à la surface du globe sont libres de toute entrave, l'autopsie - ou vue par soi-même - détrône les autorités traditionnelles. La dernière partie dégage des " leçons de plein vent " : celles du poisson volant, de la flèche du Patagon et de la géographie des îles éparpillées sur la mer. Le monde de Thevet aboutit à un Insulaire, c'est-à-dire à un atlas d'îles. Il est de sa nature de rester inachevé, condamné à un impossible inventaire. De cet inachèvement ne résulte nulle mélancolie, mais la joie enfantine d'une découverte toujours recommencée. Abondamment illustré et rassemblant de nombreux inédits, cet ouvrage inclut un parcours biographique par les documents d'archives et une chronologie de la réception de Thevet du XVIe au XIXe siècle.
Il y a en Jean de Léry (134-1613) deux personnages contradictoires et indissociables, le " prédicant " austère et calviniste rigoureux d'une part ; de l'autre, le spectateur nostalgique et fasciné d'un Eden entrevu et aussitôt perdu. Le premier condamne, fulmine, déclare inexcusables les Indiens sans écriture aussi bien que ses coreligionnaires oublieux de l'Alliance. Le second, au contraire, regarde, écoute, espère, aime. Il est fasciné par la beauté native des Indiennes ou par la mélopée des danseurs chantant la naissance du monde. Il se souvient du temps trop court où l'Histoire paraissait suspendue dans sa course à l'abîme. L'Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil est le récit d'un témoin dédoublé, témoin intransigeant de la Parole d'une part, et en même temps, et contradictoirement, témoin amoureux d'un monde auquel il n'était pas préparé et au milieu duquel, l'espace d'à peine un an, il s'est trouvé de plain-pied. La réussite du livre tient à la tension entre ces deux points de vue. Jamais l'imprécateur et prophète ne l'emporte sur l'observateur, et l'ire de l'homme de Dieu passée, c'est le retour à la sérénité de la description complice et curieuse. Cette étude comporte quatre volets : " l'invention du récit de voyage ", traitant de la genèse du livre et d'un genre ; " l'invention du sauvage ", au carrefour de la théologie et de l'ethnographie ; " Résonances ", replaçant l'œuvre dans la littérature du XVIe siècle, où elle tient l'une des premières places ; " Léry après Léry ", qui évoque l'actualité de ce texte fondateur, à travers les commentaires désormais classiques de Claude Lévi-Strauss et de Michel de Certeau.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.