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JEAN DE LERY OU L'INVENTION DU SAUVAGE. ESSAI SUR L'HISTOIRE D'UN VOYAGE FAICT EN LA TERRE DU BRESI
LESTRINGANT FRANK
CHAMPION
57,00 €
Épuisé
EAN :9782745312662
Il y a en Jean de Léry (134-1613) deux personnages contradictoires et indissociables, le " prédicant " austère et calviniste rigoureux d'une part ; de l'autre, le spectateur nostalgique et fasciné d'un Eden entrevu et aussitôt perdu. Le premier condamne, fulmine, déclare inexcusables les Indiens sans écriture aussi bien que ses coreligionnaires oublieux de l'Alliance. Le second, au contraire, regarde, écoute, espère, aime. Il est fasciné par la beauté native des Indiennes ou par la mélopée des danseurs chantant la naissance du monde. Il se souvient du temps trop court où l'Histoire paraissait suspendue dans sa course à l'abîme. L'Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil est le récit d'un témoin dédoublé, témoin intransigeant de la Parole d'une part, et en même temps, et contradictoirement, témoin amoureux d'un monde auquel il n'était pas préparé et au milieu duquel, l'espace d'à peine un an, il s'est trouvé de plain-pied. La réussite du livre tient à la tension entre ces deux points de vue. Jamais l'imprécateur et prophète ne l'emporte sur l'observateur, et l'ire de l'homme de Dieu passée, c'est le retour à la sérénité de la description complice et curieuse. Cette étude comporte quatre volets : " l'invention du récit de voyage ", traitant de la genèse du livre et d'un genre ; " l'invention du sauvage ", au carrefour de la théologie et de l'ethnographie ; " Résonances ", replaçant l'œuvre dans la littérature du XVIe siècle, où elle tient l'une des premières places ; " Léry après Léry ", qui évoque l'actualité de ce texte fondateur, à travers les commentaires désormais classiques de Claude Lévi-Strauss et de Michel de Certeau.
Fantasio, "bourgeois de Munich" vaguement bohème, est menacé de la prison pour dettes. Dans le même temps la princesse Elsbeth, fille du roi de Bavière, est fiancée au prince de Mantoue, un imbécile couronné. Pour échapper à ses créanciers et aussi par désoeuvrement, Fantasio, sur un coup de tête, décide de prendre la place du bouffon du roi qui vient de mourir. Plutôt qu'une comédie, Fantasio est une féerie, irréelle de légèreté et d'élégance, où se conjuguent les influences d'Hoffmann et de Shakespeare, de Marivaux et des Mille et Une Nuits. C'est en même temps une réflexion exemplaire sur le théâtre, qui renvoie dos à dos la tragédie classique, inadaptée aux temps bourgeois, et le drame romantique, déclamatoire et boursouflé, pour suggérer une troisième voie, celle d'un théâtre magique, ironique et tendre, à la croisée de la comédie de caractères et du conte merveilleux
Après le désastre de Waterloo, l?ennui s?installe avec la paix: « Alors s?assit sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse. » Mais l?enfant du siècle ne s?attarde pas longtemps à son époque et, de manière assez désinvolte, raccorde à la grande sa petite histoire: celle d?un homme qui se console de la trahison de sa maîtresse par une vie de fête et de débauche à laquelle l?arrache brutalement la mort de son père. Après quoi l?amour, traversé par la tentation du suicide et du meurtre, ne le conduira qu?à la solitude.La Confession que Musset fait paraître en 1836 est ainsi un roman qu?il faut lire bien au-delà de la liaison avec George Sand qui vient de dramatiquement se dénouer à Venise. A vingt-cinq ans, Musset n?offre pas ici une simple esquisse prometteuse, comme le croyait Sainte-Beuve, mais un testament littéraire qu?il ne dépassera pas, un livre où il devient le héraut d?une génération dont la leçon amère est que, face à l?absurdité de vivre, l?irrésolution est la seule attitude lucide.Edition de Frank Lestringant.
Résumé : Non, Madame ; je veux dire ceci : que l'amour est immortellement jeune. et que les façons de l'exprimer sont et demeureront éternellement vieilles. Les formes usées, les redites, ces lambeaux de romans qui vous sortent du coeur on ne sait pas pourquoi, tout cet entourage, tout cet attirail, c'est un cortège de vieux chambellans, de vieux diplomates. de vieux ministres, c'est le caquet de l'antichambre d'un roi ; tout cela passe, mais le roi ne meurt pas : l'amour est mort, vive l'amour !
Résumé : "Une voix - de "l'élégant badinage" cher à Boileau, de trop fameuse et scolaire mémoire, il n'y a peut-être que cela à retenir : cette présence immédiate et sonore qui fait de l'ouvre de Marot, par-delà les quelques traces écrites qui nous en sont parvenues, une création essentiellement orale. Oralité féconde dont témoignent dès l'origine les rimes évoquées, senées ou batelées qui structurent maintes pièces de l'Adolescence et dont on aurait tort de dénoncer l'archaïsme voyant ; oralité d'une voix qui affirme progressivement au fil des Epîtres le ton personnel d'une confidence élégiaque ou d'un appel, depuis l'héroïde de la belle Maguelonne à son ami Pierre de Provence jusqu'à la fable dialoguée du Lion et du Rat adressée à Lion Jamet ; oralité qui éclate enfin dans la polyphonie de Chansons à rimes annexées ou couronnées ? "Régente Gente", "colombelle belle" (Chanson III) - appelant l'accompagnement du luth et l'entrelacs choral. Plus tard encore dans la carrière du poète, les parallélismes que file la poésie lyrique des Psaumes réclament en chaque strophe le déploiement de la langue dans l'espace vocal du cantique. L'originalité de Marot par rapport à ses prédécesseurs ne procède ni d'une rupture ni d'une révolte libératrice, mais, de manière plus insensible et plus humble, de l'adaptation d'un langage cérémoniel et codé aux inflexions personnelles d'un chant ou d'une conversation." Frank Lestringant.