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Les roues de l'infortune
Baudais Pierrick ; Macquaire François
DE JUILLET
14,90 €
Épuisé
EAN :9782365100199
Juillet 2012, la direction de PSA annonce un vaste plan de suppressions de postes en France : 8 000 dont 1 400 concernent l'usine de Chartres-de- Bretagne. Près d'un an et demi plus tard, de nombreux salariés ne savent toujours pas s'ils seront employés par le constructeur automobile dans les prochains mois. Comment vivent-ils ces semaines d'incertitude ? Comment leurs familles s'adaptent à la situation ? Après 10, 20 ou 30 ans d'ancienneté, comment se prépare-t-on à quitter son emploi ? Dans ce livre, tout au long de l'année 2013, plusieurs salariés ont accepté de relater leurs craintes, leurs envies, leur métier et leur vie de tous les jours. D'autres relatent ce qu'ils sont devenus depuis qu'ils ont quitté l'usine, en 2009-2010, années durant lesquelles 1 800 postes avaient déjà été supprimés. Et après eux, quel sort attend les 4 000 salariés qui continueront d'assembler des voitures à La Janais ? L'usine risque-t-elle de fermer comme celle d'Aulnay ou peut-elle espérer de nouveaux modèles à construire ? Les auteurs apportent des éléments de réponse. Pierrick Baudais est journaliste à Ouest-France. Il a suivi durant plusieurs années l'actualité économique du bassin de Rennes. François Macquaire est juriste du travail à la CFTC.
Résumé : A la fin du XIe siècle, Raimond de Saint-Gilles règne entre Garonne et Rhône sur un riche territoire aussi vaste qu'un royaume. Il l'abandonne à son fils pour partir, à l'appel du pape, délivrer le Saint Sépulcre et gagner son salut. Agé, accompagné de sa jeune épouse enceinte, le comte de Toulouse prend la tête d'une armée suivie d'une troupe immense, sorte de ville en marche. Trois ans de souffrance à travers l'Europe et l'Orient pour atteindre Jérusalem. Voici Constantinople où les fontaines coulent parfumées, les déserts où les vautours guettent les armées en déroute, le siège d'Antioche, les apparitions divines, les massacres, les harems, les reliques miraculeuses, les festins de chair humaine... Les seigneurs francs rivalisent et se haïssent. Ils découvrent un Orient plus compliqué que prévu : les ruses des Byzantins, les luttes entre Turcs et Arabes, Sunnites et Chiites... Ni brute ni saint, Raimond est un homme ombrageux, intransigeant, emporté dans une aventure héroïque et cruelle : don de soi et sauvagerie, quête de la vie éternelle et conquête de territoires. Raimond d'Orient établit son comté et fonde une dynastie à Tripoli, au Liban, si loin de la Garonne... Dominique Baudis nous entraîne dans un roman en cinémascope. Il y a de la couleur, des personnages hors du commun, la chaleur du désert, le tumulte des sentiments.
A l'aube du XIIIe siècle, le pape appelle à la croisade pour écraser les Cathares, dont l'hérésie s'est propagée dans tout le Languedoc. Le comte Raimond VI de Toulouse refuse de les persécuter. On l'excommunie. Ses provinces sont envahies par une immense armée venue du Nord. Des dizaines de milliers de victimes périssent dans les massacres et sur les bûchers. Peu à peu, la croisade devient une entreprise de conquête et d'usurpation. Un duel à mort s'engage alors entre deux hommes que tout oppose : Simon de Montfort, au service de l'Eglise, combattant redoutable mais ivre de pouvoir, et Raimond de Toulouse, pacifique, tolérant, plongé malgré lui dans une guerre impitoyable. Car il s'agit non seulement d'empêcher l'extermination des Cathares, mais aussi de sauver la civilisation méridionale. Au soir de sa vie, Raimond raconte la résistance héroïque de son peuple... Avec une puissance d'évocation surprenante, ces pages nous entraînent au coeur de la bataille, exaltant les libertés religieuses, communales et morales, qui restent l'enjeu étonnamment actuel de cette lutte entre intégrisme et laïcité. Dominique Baudis est maire de Toulouse. Il est l'auteur de plusieurs livres, parmi lesquels Raimond d'Orient (Grasset, 1999). Splendide roman historique, Raimond le Cathare a été un grand succès de librairie et a révélé un véritable talent d'écrivain.
Résumé : " Je suis impatiente de te voir mort " : telles sont les dernières paroles qu'entendra le roi Amaury 1er sur son lit d'agonie, chuchotées a son oreille par la " Putain du royaume ", Agnès, sa première épouse répudiée. Nous sommes le 11 juillet 1174 et le royaume de Jérusalem, fondé par les croisés en Terre sainte, entre dans une décennie de décadence qui prélude à sa chute. Il se décompose à l'image de Baudouin, fils d'Amaury et d'Agnès, enfant-roi lépreux qui accède au trône à quatorze ans. La reine mère collectionne les amants et les propulse aux plus hautes fonctions, tissant le fil de la conjuration qui emprisonne peu à peu son fils. Pendant qu'à Jérusalem se déchirent clans et factions, Saladin rassemble autour de lui le monde musulman pour la Guerre sainte... Man?uvres d'alcôve et coups de théâtre, passions d'amour et de haine, tueurs de la secte des Assassins et conjurés du Saint Sépulcre, charges militaires au grand soleil du désert et gémissements dans les culs-de-basse-fosse où rampent les lépreux : au-delà des épisodes les plus romanesques, cette magnifique fresque éclaire les querelles qui déchirent aujourd'hui encore les trois religions du Livre.
Baudain Pierre ; Pommier Catherine ; Pommier Nicol
Les concours d'entrée d'assistant de service social, d'éducateur de jeunes enfants, d'éducateur spécialisé et de moniteur-éducateur sélectionnent les candidats sur une épreuve écrite et une épreuve orale sensiblement différentes d'une école à l'autre. Cet ouvrage vous permettra de vous préparer à l'ensemble de celles-ci. Les trois auteurs, formateurs en prépa aux concours sociaux, proposent un programme complet qui permet de mieux comprendre les attentes des jurys, réviser les contenus indispensables et acquérir la méthodologie des épreuves : 1 ère partie : connaitre les métiers des ASS, ES, EJE, ME ; 2ème partie : outils pour réussir ; 3ème partie : se préparer aux épreuves ; 4ème partie : annales et entraînements.
Le 22 janvier 1933, Méheut est invité à la Ciotat pour lelancement du paquebot Président-Doumer. Il adresse alors à sa collaboratriceYvonne Jean- Haffen cinq croquis à la gouache qui constituent une petitechronique en images de l'événement (Dinan, musée de la Grande Vigne). En 2020, une autre oeuvre en lien, plus grande et plus aboutie, est acquise par le muséeMathurin Méheut. Cette gouache, remarquable par ses qualités decomposition et son chromatisme, sera présentée pour la première fois au publicdans le nouveau musée. A cette occasion, l'exposition d'inauguration seraconsacrée aux paquebots, en hommage à ces machines géantes que Méheut areprésentées, décorées, et sur lesquelles il a aussi voyagé. Entre 1923 et 1950, Méheut réalise des travaux de décors et d'illustrations pour une vingtaine depaquebots des deux grandes compagnies maritimes françaises : les MessageriesMaritimes (lignes du Moyen et de l'Extrême-Orient, des océans Indien etPacifique) et la Compagnie générale transatlantique. Outre laréalisation de décors, Méheut collabore de diverses manières avec les compagniesmaritimes. En 1927, il participe à l'Album édité par les Messageries Maritimes àl'occasion du 75e anniversaire de la compagnie et réalise plusieurs études surle thème de la licorne, son emblème. En 1928, il crée le carton pour la mosaïqueau sol du hall de l'hôtel des Messageries Maritimes à Paris, réalisée par Gentil& Bourdet. Enfin, Méheut travaille à des illustrations destinées auxcartes-menus ainsi qu'aux plaquettes et brochures publicitaires des deuxcompagnies. La composition du Président-Doumer est très originale auregard de son sujet principal, le paquebot. Dans un format panoramique, Méheutdéploie l'imposante masse rouge minium au second plan. Cette coque encore viergede tout équipement apparaît, statique, comme coincée entre les rochers de laCiotat et le quai où des pêcheurs s'activent dans la plus totaleindifférence. Dans cette représentation, Méheut laisse de côté cequi est mis en avant dans l'iconographie habituelle du paquebot : la majesté, legigantisme, le modernisme, la puissance conquérante et l'imaginaire du voyage, le tout servi par des compositions dynamiques. Dans ses croquisréalisés en tant que passager à bord de l'Ile-de-France, Méheut préfères'arrêter sur des scènes anecdotiques plutôt que sur les très chics voyageurs, ou sur le détail d'un hublot plutôt que sur le cadre somptueux des premièresclasses. La singularité de son regard sur la vie à bord se mesure àl'aune des images, très mises en scène, données par la photographie et lesdessins promotionnels de l'époque. Ce ne sont pas tant le luxe, l'élégance etl'art de vivre qui intéressent Méheut que des petits instants de vie saisis à lavolée.
Première monographie consacrée à ce grand photojournaliste, Journal d'un photographe nous fait traverser les secousses du monde, du Nicaragua au conflit israélo-palestinien, de la Tchétchénie à la Pologne, de la Chine à la Slovaquie. Ses photos emblématiques de l'histoire récente s'accompagnent de son travail personnel, sensible et intimiste, regard émouvant sur son histoire familiale. Cet ouvrage, riche d'un corpus de plus de 200 photographies , comprendra des textes issus du blog éponyme du photographe. "Jeune, j'allais au bout des pistes de l'aéroport d'Orly regarder les avions atterrir. Ils me faisaient rêver de toutes ces terres lointaines qui remplissaient mes livres de géographie et qui me paraissaient inatteignables. Mon premier vol m'amena en Scandinavie, début d'aventures à venir. Mais ce fut le vendredi 30 août 1968, à 23h53 à la gare de Lyon, qui restera comme le jour de la vraie rupture. C'est dans un train à destination d'Istanbul que je quittais la France, bien décidé à ne jamais revenir. Après avoir photographié pendant de très nombreuses années le tumulte du monde, j'éprouvais un besoin d'un retour sur l'intime, en me rapprochant de mes parents vieillissants. C'est à ce moment que ma mère perdit la mémoire. Mémoire, disparition, identité sont les thèmes qui tissent ce travail photographique sur les traces de mes origines. L'image est un moyen de maintenir la vie en fixant pour toujours des évènements, petits ou grands, proches ou lointains dont nous sommes témoins et parfois acteurs. Que reste-t-il de notre mémoire, si ce n'est une photographie ? "
Je suis courage " est né sous l'impulsion de Joseph Aimard, étudiant et bénévole au Secours catholique. Ce travail photographique s'inscrit dans un mouvement par-delà les frontières, un mouvement d'errance dans un Paris de contrastes : on y croise des visages, dans des lieux tantôt reconnaissables et touristiques, tantôt mystérieux et intimes. Ce travail a été réalisé à l'aide d'appareils argentiques jetables utilisés par huit photographes migrants qui racontent leurs quotidiens, leurs solitudes, leurs combats et leurs espoirs. A ces images ont été associés des mots, choisis par les photographes pour illustrer ce qui les frappe, les amuse, les habite et les incite à appuyer sur le déclencheur. Ce qui unit la pluralité de ces narrations est bel et bien un jeu de contradictions : la détresse du mal-logement, de l'exclusion et de la précarité se pose face au calme et au silence du refuge. Etrangers en France selon la loi, ils s'approprient pourtant le territoire qu'ils photographient et en deviennent de la sorte une partie intégrante. Submergés par d'interminables et impersonnelles démarches administratives, ils retrouvent une voix et une singularité dans la création artistique. Freinés par le besoin et la pauvreté, par l'irrégularité de leur situation juridique, par l'incertitude qui caractérisent leur futur, ils se projettent vers l'avant, malgré l'assurance des difficultés à venir. Ce livre âpre et emprunt de tendresse, par le biais d'un regard franc et nouveau, met en lumière ce que la distance, linguistique, culturelle, sociale, empêche souvent de saisir dans la réalité de l'exil. Il témoigne du déracinement raconté par ceux qui le vive. Le collectif " Cèdre Photographe " est né en Janvier 2022 d'un projet de témoignage visant à mettre l'outil photographique au service de personnes exilées. Cette initiative, proposée par Joseph Aimard, a été mise en place avec le concours du Centre d'Entraide pour les Demandeurs d'asile et les Réfugiés, une antenne du Secours Catholique dans le 19ème arrondissement de Paris. Le collectif compte aujourd'hui huit membres : Harouna S., Khalid M., Mamadou Lamine D., Ousmane B., Riadh D., Richard C., Seydou D. et Tidjane D.
Volante Richard ; Guitton Georges ; Koci Phillip ;
Traces est le deuxième volet de la résidence sur le site de la future écocité ViaSilva, à Rennes. Les points de vue qui s'en dégagent révèlent la volonté de garder une trace visible d'un monde en plein bouleversement. Pour cette résidence de neuf mois, Richard Volante a choisi de créer un collectif éphémère avec des personnes travaillant à Cesson-Sévigné (35). Il a accompagné ces "? photographes du dimanche ? " dans un projet artistique personnel, tout en produisant son propre travail photographique. Cette démarche de se tourner vers le potentiel créateur de l'autre, amateur, rare pour un professionnel, est caractéristique de l'empathie qui irrigue l'oeuvre de Richard Volante. Georges Guitton, journaliste et écrivain, apporte par ses mots sa vision historique des traces dans le paysage, inscrites encore aujourd'hui dans l'ADN du territoire.